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 [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais...

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Foley
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Foley

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MessageSujet: [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais...   [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais... EmptyLun 26 Fév 2007 - 11:54

Je vais parler de la facon dont va débuter la FanSérie.
Elle est en effet composé de plusieurs "pilotes" si je puis me permettre l'expression.
Pilote 1 ----> Sans Retour (Ou Presque) : La porte des étoiles est réactivée en 1945 aprés la disparition de Littlefield. Une mission de sauvetage est envoyée a sa recherche...
Episodes Annexes (cependant la lecture d' Enfant Joueur est indispensable a la compréhension de certains éléments a suivre.)
------> Enfant Joueur : Mitchell et Foley partent en mission afin de retrouve une technologie volée, sur la demande express de Thor...
------> La Colonie Oubliée : Ecriture en cour, scénario gardé secret...
Chapitre 0 -------> La clé : Pilote introduisant le vrai début de la série.

The Lost Expedition.


Chapitre 1 : See You On The Other Side
Chapitre 2 : Rencontre
Chapitre 3 : Sauvetage
Chapitre 4 : Déja Vu
Chapitre 5 : Traqué
Chapitre 6 : Deuxieme vague...
Chapitre 7 : " Je ne sais pas comment, mais on va y arriver. "
Chapitre 8 : " On repousse cette horde et on se fait un nid douillet, ok? "
Chapitre 8, partie 2
Le chapitre 8 marquera la fin de la premiere partie de la série.

Voila, les épisodes seront publiés progressivement, merci de votre patience et bonne lecture!!!! :209:

_________________________________
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"Je ne sais pas comment, mais on va rentrer a la maison..."


- Alors vous étiez presque mort il y a deux minutes, et là vous êtes la devant moi avec juste trois égratignure sur la jambe gauche. Cette même jambe qui, je le rappel était broyée, et une égratignure sur le crâne duquel votre cerveau s'échappait presque. C'est une blague ?
Se mis à hurler le capitaine Foley, presque fou.

- Je n'en sais pas plus que vous capitaine... Répondit Petit aussi déboussolé que le leader de l'équipe.
- Ok. Y'a un truc pas clair dans cette histoire. Grogan, vous êtes bien d'accord avec moi, je ne rêvais pas?
- Non mon capitaine. Petit est bien en train de gambader alors qu’ils étaient presque mourrant.
- Bien. Rover ?
Rooooooooover ? Allô ?

La jeune scientifique était plongée dans ses pensées.
Elle se leva doucement, l'air grave.

- Je ne suis pas vraiment sur capitaine, mais... Mais je crois que c'est moi qui ai soigné Erwyn.
- Paaardon ?
- Oui. Hotu Matua m'a parlé de telles capacités... Je suis une des élues... Je l’avais déjà fais pour ma mère.
- Bon, il va falloir arrêter de me parler en chinois. C'est quoi cette histoire encore ?
- Un ancien du nom de Razhel s'est mis en tête il y a de ca 20.000 ans de construire un portail sur toutes les planètes de la galaxie de Fria ainsi que de la Voie Lactée. Sur chacune des planètes où se trouve un portail, Razhel a élu un être censé veiller sur le portail. Je suis l'élue de la Terre.
- Oui, ca, je sais. Mais le rapport avec le fait que Petit soit guéri est ?
- Hotu Matua m'a parlé d'une capacité à maîtriser des zones de mon cerveau, des zones dormantes.
- Ok. Admettons. Dit le capitaine, faisant des grands gestes de la tête et des mains. Mais pourquoi n'étiez vous pas au courant que vous étiez une élue ?
- Je pense que c'est une tradition qui se transmettait de génération en génération. Mais je pense aussi que plus le temps a passé sur Terre, plus les croyances ont évoluées aussi, et cela s'est perdu. Ma mère a sans doute tenté de me le transmettre, mais elle est partie trop tôt.

Foley restait sans voix. Il avais devant lui un être doté de pouvoir de guérison et il ne se posait pas la question du comment, mais du pourquoi elle ne luis avais rien dis ou qu’elle ne le sache même pas.

- Bref, nous en discuterons une autre fois. Il est temps de nous mettre en route pour Adreide. Sommes nous sûr que vous avez récupéré les bonnes coordonnées ?
- On ne peut plus, cap. Il y avait une sécurité dans la carte. Même deux je dirais. La 1ère était assez simple à contourner, mais la seconde, en revanche...
- Expliquez-vous.
- Bien, en fait, la carte a été pré-programmée pour que certaines de ses fonctions soient seulement employés par un, ou une élue. Avec l’aide d’Angela on a pu la passer.
- C'est ca l'éclair dont vous parliez ?
- Exactement. La carte s'est presque sabordée, et aurait sans doute cessé de fonctionner si je ne l'avais pas touchée.
- Bon. Je suis un peu perdu, mais ok. Allons y. Grogan, vous préparerez ces gens. Rover, voyez si vous pouvez soigner qui que ce soit pendant que l’on les rassembles.

Quelques minutes plus tard Petit était en face du DHD train de composer l’adresse d’Adréide, Rover s'occupait des réfugiés. Foley profita de ce court répit pour s'asseoir et avec un air complètement dépité, contempler une de ses chaussures dont la semelle venait de rendre l'âme.
Torn arriva prés de lui, et ne put que compatir. Rover avait finit son tour et revint faire son rapport.
- Ces gens vont bien, quelques uns sont déshydratés, mais ils devraient tenir.
- Doc, vous savez aussi soigner les chaussures, pas vrai ?
- Euh, non, désolé capitaine.
- Bon, il va falloir sortir les grands moyens. Je vais encore avoir mal aux pieds pendant deux semaines après ca.

Il enleva son sac, et fouilla dedans, sous les yeux perplexes de Rover. Il sorti soudain avec un air satisfait une paire de Converse All Star. Un sourire illumina son visage. Il les montra fièrement à Rover, tel un trophée.
- Admirez, ce sont les même que Will Smith dans le film I, Robot. La Classe non ?
- Vous allez sérieusement mettre ca ?
- Oui, j'en avais aussi en 1942. Je me souviens que mon instructeur me les a confisqué parce que je les mettais pour faire du sport, pendant ma formation.
Rover éclata de rire.
- Pas très réglementaire en tout cas.
- Je sais. Je n'ai jamais été très a cheval sur les règles.

Un sourire était gravé sur son visage le temps qu'il était occupé à les mettre, tel un enfant déballant ses cadeaux de Noël.
Une fois ses nouvelles chaussures vissées au pied, son sérieux habituel repris le dessus. Il donna ses dernières instructions à ses hommes.
Le vortex vers Adreïde, si toute fois c'était la bonne destination, était stable. Foley s'engouffra dans la flaque bleue, suivit de très près par ses Grogan, Torn, Damon et Hommel, et finalement Petit et Rover accompagnant les réfugiés.



De l'autre coté, Foley stoppa net sa course lorsque le canon d'une arme semblable à celui d'un petit pistolet apparut juste devant son nez.
Il faisait très sombre, il ne pouvait pas vraiment voir l'architecture de la pièce. C'était toutefois une salle très grande, et la porte ovale en était le centre. En face de la porte était situé un escalier, qui menait lui même a une sorte de balcon.
Le reste du groupe arriva, et tous levèrent les mains. Quelques soldats, tous vêtus de noirs étaient la, armes épaulées, cachés derrière des rochers, probablement issus d'éboulement du plafond de la citée. Ils étaient sales, leurs uniformes étaient troués, et leurs visages portaient les marques de la fatigue.
Le capitaine, canon contre la tempe, ne parvenait pas à voir distinctement qui le tenait en joue.

- Je pense que nous ne sommes pas les premiers à arriver ici...
Souffla le capitaine en direction de Rover, sans se départir de son sang froid.
- Vous ai-je autorisé à parler ?
Lui dit alors la personne qui le mettait en joue. D’ailleurs c’était une voix féminine, calme, sensuelle et très douce. Quelle plus belle expérience que de se faire braquer par une belle inconnue ?

Foley tourna la tête. Le peu de clarté donné par l’horizon bleutée et la luminosité qui parvenais de derrière les escaliers lui permit de voir la jeune femme à coté de lui. Elle était toute vêtue de noir, lourdement équipée elle avait un imposant casque de métal sur la tête et recouvert d'un morceau de tissu également noir. Sur son casque était disposés des morceaux de branchage, drôle d’accoutrement sachant qu’elle serait facilement visible avec le noir dans la verdure. Mais la façon dont elle portait son casque, légèrement de travers, plaisait beaucoup au capitaine.
Il baissa soudainement les bras, ce qui fit sursauter tous les soldats en face ; ils épaulèrent de plus belle leurs armes.
La jeune femme semblait étonné par une telle audace mais l’admirait également.


- Qui êtes-vous ?
- Je vous retourne la question.
- Je ne vous connais pas, mais j'aime beaucoup votre insolence.
- J'en suis ravis.
La jeune femme enclencha le percuteur de son pistolet.

- Qui êtes-vous ?
- Je me doute que vous retourner la question une fois encore ne va pas vous plaire.
La jeune femme ne répondit pas.
- Je suis le Capitaine Foley, armée des États Unis d'Amérique, planète Terre.
- Que faites-vous ici ?
- Nous somme à la recherche d'Adreïde.
- Qui vous envoi ?
- Personne. Disons qu'on aimerait rentrer chez nous.
- Qui vous envoi ??
- Vous êtes sourde ? J'ai dit personne !


La jeune femme pris son élan pour donner un coup de crosse au capitaine. Avant même qu'elle n'atteigne son visage, il saisit son bras, neutralisa la jeune femme en lui prenant son arme, la retourna de façon a la maintenir dos a lui. Il la retenait avec son bras, serrant sa gorge. Il lui colla sa propre arme sur la tempe, avec son autre main. La manœuvre l’avait totalement déstabilisé, elle ne pouvait absolument pas se débattre, la pression qu'il exerçait sur sa gorge la paralysait complètement. Tous les hommes qui se tenaient en face d'eux étaient maintenant tous armes dirigées sur Foley.

- Délicieuse. Dit le capitaine. Maintenant, si vous gorilles tiennent à votre vie, c'est à moi de poser les questions.

La jeune femme ne répondit pas tout de suite. Elle regardait ses hommes, et d'un regard leur fit comprendre qu'il était inutile de menacer Foley et ses compagnons. Le capitaine lâcha la jeune leader, qui se retourna, son propre pistolet toujours braqué sur elle, a quelques centimètres de son front. Il la regarda, haussa un sourcil, comme pour lui demander de répondre a ses questions.


- Je me nomme Elmara. Je suis leader de notre expédition.
- Expédition ?
- Vous devez le savoir. Vous êtes avec Arganos !
- C'est une blague ? Vous voulez sans doute parler de celui qui nous poursuit et qui envoie ses saloperies à nos trousses sans arrêt. D'ailleurs, je commence a en avoir un peu marre. Et je vous garanti que ni vous, ni personne d'autre ne se mettra sur notre chemin.

Elmara eut le souffle coupé par une telle déclaration. Foley paraissait énervé et la jeune leader le ressentait.

- Alors, si maintenant vous avez envie de me dire ce qui se passe ici, peut être pourrais-je me calmer.
- Très bien, visiblement, nous avons un ennemi commun. Nous représentons Arnea, c'est, ou plutôt c'était notre planète natale. Elle a été envahie il y a quelques jours de cela par Arganos et son 6ème chevalier. Nous avons trouvé refuge ici. Les survivants que vous trouverez ici sont les personnes les plus qualifiées que vous auriez trouvé sur notre monde. Scientifiques, diplomates, stratèges et bien évidement les militaires. Nous n'avions plus de lieux où nous réfugier et découvrir cette citée fut un vrai miracle.


Elmara se résigna à lutter, lui avoir dis qui ils étaient c’était comme confier toute leur peine. Elle regarda ses hommes, qui aussitôt baissèrent leurs armes. La fatigue se lisait sur son visage d'ange. Elle semblait accablée par les événements. Très jeune, on lui avait assigné d'énormes responsabilités. Et maintenant, était chargé de garder en vie ses hommes et les réfugiés d'Arnea.


Dernière édition par le Dim 22 Avr 2007 - 18:49, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais...   [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais... EmptyLun 26 Fév 2007 - 11:54

- J'en suis désolé. Nous ne pouvions savoir qui vous étiez. Nous avons donc un ennemi commun. Combien êtes-vous ? Unir nos forces nous assurera une meilleure chance de survie.
- Nous sommes une cinquantaine. Nous sommes arrivés par la porte il y a 5 jours. Nous avons fuis pendant une semaine avant et nous sommes donc épuisés. La seule chose que nous ayons en quantité c’est de la nourriture et de l'eau.
- Sachez que, malgré cet accueil mouvementé, nous ne vous en voulons pas et ne sommes pas là pour vous causer des problèmes.
- Désolé, mais nous sommes vigilant, jusqu’à présent cela a assuré notre survie. Pourquoi êtes-vous ici ?
- Notre planète se situe dans une autre galaxie. Nous avons eu connaissance de l’existence d'un portail, c’est notre seul espoir de retourner vers notre monde.
- Le portail...
- Vous... vous savez où il se trouve ?
- Nous aussi nous en savons entendu parler. Mais ce n’est pas notre priorité et ne l’avons pas trouvé. Vous allez voir, cette citée est immense. A vrai dire, nous avons seulement cherché à la remettre en fonctionnement. Le portail ne nous intéresse pas.

Petit ne pouvait plus se taire. Il s'avança d'un pas.

- Comment connaissez-vous ce portail ? Jusqu’à présent nous n’avons pas rencontré de peuple qui n’en ait jamais entendu parler.
- C'est notre chef qui nous en avait parlé. Paix a son âme, il s'est sacrifié pour notre salut.
- C'est lui qui vous a amené ici ?
- En effet, il nous a montré le chemin, grâce a ceci !

La jeune femme ouvrit une pochette de son équipement, et sortit un objet dont la vision stupéfia Petit.

- Il nous a donné cette carte.

Le petit objet était en effet identique celui que possédait le scientifique Français.
Rover était elle aussi abasourdie. Elle continua.

- Et qu’est-il advenu de lui. Pourquoi il n’est pas là ?
- Il nous as dis qu’il nous rejoindrais en temps voulu.
- Je voudrais savoir quel est le nom de votre leader ?
- Nous l'appelons Autravia, mais certains le nommes comme le chef de nos légendes, Make Make.
- Mon dieu...
- L'univers est vachement petit quand même. Dit Foley.
- Et si on vous disait que nous avons une carte similaire. Elle nous a été donnée par votre chef, on l’appel Hotu Matua sur notre planète. Qu’en dites vous ?
- Que vous mentez.

Petit brandit fièrement la carte. La jeune femme s'approcha de lui.

- C'est fascinant... Les légendes sur Hotu Matua, dieu venant d’un monde lointain, la Tau'ri. Il est donc originaire de votre monde ! Veuillez me pardonner.
- Euh, ca ira...
- Soyez les bienvenus ici.
- Je ne comprends pas...
- Vous êtes donc des envoyés d'Hotu Matua. Vous allez sauver notre galaxie.
- Vous devez vous méprendre. Nous...
- Peu importe ce que vous êtes. Hotu Matua vous a assez fait confiance pour vous donner sa carte. Vous êtes donc nos alliés.


Marchant dans la citée, Petit était fasciné. Rover, a coté de lui, était aussi comme une enfant.

- Vous en pensez quoi Erwyn ?
- Lorsque j’étudiais le portail sur terre j'avais pensé à quelque chose. Pour moi, les portails étaient les premiers modes de déplacement des Anciens. Mais en voyant la simplicité des portes qui sont disséminés dans Fria je suis revenu sur mon hypothèse. J’en suis revenu à penser que les Porte des Etoiles sont bien le mode de déplacement le plus ancien. Les portes que l’on trouve ici ne peuvent contacter d’autres galaxies, il faut pour ce faire passer par les portails. Le réseau de porte est donc ici plus ancien que dans notre galaxie. Les Anciens ont par la suite revus le mode de fonctionnement de leurs création et ont installés les portes à neufs chevrons capable de contacter des portes situées dans d’autres galaxies.
J’en déduis donc que ce lieu est plus ancien qu'Atlantis, et même sûrement que l’installation des Anciens sur terre. Je ne saurai pas vous dire de combien, mais nous sommes dans un des tous premiers bastions de cette race...
- Passionnant, mais je vous demandais seulement comment vous trouviez le coins !
- On dirait qu'il y a eu une bagarre ici.
Dit Foley, admirant les décombres jonchant le sol. Il était toutefois surpris par le peu de débris et la remarquable solidité de cette construction Ancienne.
- Comme Hotu Matua nous l'a expliqué, Arganos a envoyé ses troupes ici pour trouver l'enzyme qui lui permettrait de survivre. Tous les Anciens présents ici on été tués, ou se sont enfuis par la porte. L’attaque a eut lieu il y a pas si longtemps en comparaison de la longévité des Anciens.



Petit demanda à Elmara quels étaient les systèmes qu’ils avaient pu remettre en marche.
Elle lui montra ce qui les entourait, pas de gestion des systèmes informatiques, ni de détecteurs quelconques, pas même de lumière. La technologie des Anciens leur étant complètement inconnue.
Petit se proposa donc de les aider, la connaissance qu’il possède en cadeau pour leur accueil et gage de bonne volonté.


En repassant dans un couloir obscur, une petite chose frôla soudainement entre les jambes de Grogan, qui totalement surpris sursauta de tout son être.
- Capitaine ! Y'a des trucs vivant ici !
Foley ne répondit pas mais restait sur ses gardes.
Le petit groupe commençait à entendre des bruits de mouvement, un peu partout autour d'eux. Grogan et Torn se rapprochèrent des Pascouans pour les protéger en cas de besoin.

- Ah, il faut qu'ils vous fassent la blague aussi... Dit Elmara, en souriant.

Foley se tourna vers elle, lui lançant un regard interrogateur.

Au fond d'un couloir, une source de lumière était active, très faiblement. Mais assez forte pour pouvoir dévoiler la silhouette de la créature qui s'approchait doucement d'eux... La créature marchait, lentement, les bras en l'air, écartés comme pour tenter d'effrayer. Sa démarche était balançante, telle un zombie, et elle poussait un petit cri, un ronronnement digne des plus pitoyables des films d'horreur. A vrai dire, personne n'en n’avait peur. Plus elle se rapprochait, plus la silhouette rétrécissait.
Finalement, la créature sortit du couloir et se montra. Foley sourit, car la chose était une sorte de petit ours en peluche qui ne mesurait pas plus de trente centimètre de haut. La créature, une petite boule poilue de couleur noire avec le tour des yeux ainsi que son ventre recouverts de poils blancs. Elle baissa les bras et éclata d’une sorte de rire. Ses petites oreilles s'agitaient sur sa minuscule tête, pendant qu'elle se roulait sur le dos, bidonnée.
Foley s'en approcha, tenant d'établir le contact. Il sortit une barre de chocolat et la tendit à la petite boule de poil.

- Allez, tiens, c'est pour toi !
La petite chose pris délicatement le biscuit et le mis dans sa bouche, un peu méfiante. Elle poussa un petit cri de satisfaction et attrapa ensuite le reste de la barre.
Foley se retourna vers les autres.

- C'est super marrant ces trucs. N'ayez pas peur elles m’ont l'air inoffensive !
Après avoir fini son déjeuné la petit chose grimpa dans les bras du Capitaine et se blottit dans son gilet tactique.

- Oh, ok, toi, c'est Guizmo. Ca te va comme prénom ?
La petite chose ne semblait pas comprendre, mais souriait. Elle poussa alors un cri, de longueur prolongé. Une sorte de chant, très agréable à écouter. Tout le monde leva la tête, et un nombre incalculable de petite créatures se montra timidement. Quelque une d'entre elles commencèrent à sauter partout, s'accrochant aux lianes qui avaient poussé un peu partout, redonnant ainsi presque vie au lieu. Guizmo, toujours dans les bras de Foley leva les bras, qui formaient le V de la victoire.
Elmara semblait étonnée.

- Vous devez dégager quelque chose de particulier capitaine, nous n'avons pas réussi à l'approcher celui-ci. C'est visiblement leur « chef ». Il est un peu plus grand et d’une couleur différente des autres. C'est le seul qui est en noir. Les autres ont tous l'air marron.
Rover était comme une enfant, autant de petites peluches la traumatisaient.

Reprenant son sérieux, il déposa Guizmo au sol.

- Venez Rover, on doit trouver ce portail. Elmara, savez vous où il pourrait se trouver ?
- Non, je ne sais pas, on peut aller explorer les parties non encore visités.
- En plus on n’est pas sur qu'il fonctionnera ! Ajouta Rover.
- Vous n’allez pas être pessimiste ! On ne va pas tenter de l'activer mais réussir.
- Hotu Matua a dit que seul l'élu des élus pouvait le faire !
- Et alors c’est peut être vous ! Allez, venez !

Guizmo suivait toujours Foley. Il en avait visiblement fait son maître. Rover était amusée, Foley semblait quelque peu gêné, mais n'en était pas moins affectueux avec lui, un peu comme un enfant avec son animal de compagnie.
Progressant dans les couloirs interminables du la citée, Guizmo se mit à changer de comportement. Il tirait le pantalon de Foley, sautillant montrant une direction et poussant des petits cris.

- A votre avis, il veut me dire quoi ?
- Je pense qu'il veut nous montrer quelque chose.
Avec un air perplexe, le Capitaine fit comprendre à Guizmo qu'il allait le suivre.

La petite chose commença alors à courir, sautillant partout, rebondissant sur les murs, s'accrochant aux irrégularités du plafond. Les deux Terriens avaient du mal à le suivre. Guizmo avait malgré tout la patience de les attendre à chaque intersection.
Suite au dédale interminable des couloirs, ils entrèrent dans une salle gigantesque. Au dessus de leur tête s’étendait une grande verrière, composée de centaines de panneaux de verre. Sur les cotés de la salle se trouvaient de grands escaliers, menant a la surface. Il n'y avait presque rien dans la salle. Presque rien, sauf un objet qui rappelait très fortement quelque chose aux deux terriens. La commande du portail était située au milieu de ce grand édifice, entourée de plusieurs piliers, purement décoratifs sans doute. Les murs de la salle, ornés d'immenses gravures racontaient l'histoire du groupe d'Altérant qui s'était installé sur cette planète il y a des dizaines de milliers d'années. Le sol se recouvrait de grandes plaques de marbre, elles étaient toutefois très fatigué et même cassé par endroit. Le plafond étant effondrés juste au dessus ou un pilierà terre.
Guizmo se dépensait comme s’il venait de gagner un grand prix. Il tourbillonnait, virevoltait, s'accrochait à tout ce qu’il croisait, il montait sur les piliers qu’ils employait ensuite pour sauter, glisser… Il semblait très fier d'avoir mené Foley a ce que qu'il cherchait.

- C'est magnifique Doc.
- C'est le moins que l'on puisse dire.
- Il faut aller chercher Petit, je veux que vous me mettiez ce truc en marche dans les plus brefs délais.
- Cap, je ne suis pas sur de le faire marcher, Hotu Matua s'est déjà penché dessus...
- Je sais, mais s'il vous plaît, ne me faites pas perdre le seul espoir qui me reste de rétablir le contact avec la maison...

Rover le coupa quelques instants.
- Je vais faire ce que je peux, je souhaite également rentrer.
- Merci.


Non loin de là, Holmes était assis en tailleur un peu à l'écart de autres ex-prisonniers. Le jeune afro américain dos aux autres jouait avec un petit appareil. Visiblement méfiant, il se retournait souvent pour vérifier que personne ne le voyait.
Un autre homme, brun de type hispanique s'approcha de lui, une gourde a la main. Il tapota sur l'épaule du militaire, ce qui le fit sursauter.
- Pardon, je ne voulais pas vous faire peur.
- Tu veux quoi ?
- Euh, juste te proposer de l'eau. Tu m'as dit que tu avais très soif.
- J'en veux pas, je suis occupé.
- Ah très bien et tu fais quoi ?
- Ca ne te regarde pas.
- Allez, dis le moi !
Les yeux de Holmes se noircirent. Percevant de la haine dans le comportement de son interlocuteur, le jeune homme recula de quelques pas.
- Bon, d'accord, je te laisse !
Holmes sourit, regardant l'homme fuir.
Quelques secondes plus tard, il se releva et repris son attitude normale, il redevint le Holmes jovial et sympathique que tous connaissaient.


Dernière édition par le Dim 22 Avr 2007 - 18:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais...   [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais... EmptyLun 26 Fév 2007 - 11:55

Petit et Rover étaient penchés sur le portail depuis maintenant trois heures et Rover se tenait la tête entre les mains, visiblement déboussolée.
Petit était quand à lui très énervé, il n’arrêtait pas de traiter le portail de tous les noms d'oiseaux.
Toujours accompagné de Guizmo, Foley arriva, des rations de survie et de l'eau dans les bras.
- Hey, on se calme !
- Capitaine, c'est vraiment pas le moment !!!
- Ok, je vais aller donner vos rations à Grogan, il avait très faim.
- Non non! Donnez-moi ça, il ne faut pas travailler le ventre vide !
Le capitaine ricanait.
- Expliquez-moi ce qui ne va pas.
- Je ne comprends rien. J'ai diverses fluctuations d'énergie, qui attestent bien que le portail fonctionne. Pourtant, quand on essaye de le mettre en marche, il ne se passe rien !
Rover était fiévreuse. Une terrible migraine la gênait dans son travail. Foley le voyait.
- Dites moi doc, depuis le début, a chaque fois que vous êtes en contact de près ou de loin de ce portail, vous tombez malade, j'ai même l'impression que vous allez me claquer entre les doigts a chaque fois...
- Je ne comprends rien cap... Je sent que s’y suis lié, mais vous dire pourquoi, j'en serai incapable...
- Si je peux faire quelque chose... une aspirine peut être.
- Je ne pense pas que ça aidera... Aller, il faut que je fasse fonctionner ce truc. J'ai du boulot. Je vous laisse.
- Je reviens tout à l'heure, je vais parlementer des vivres et de l'eau avec les Arnéens.


Les deux leaders, Arnéen et Terrien, étaient assis l'un à coté de l'autre dans la grande salle de contrôle qui surplombait la salle de la porte. La jeune femme faisait ce qu'elle pouvait pour tenter de soigner la blessure au bras de Foley, qui commençait à s'infecter. Il ne se laissa tout d'abord pas faire, mais la présence de son homologue Arnéenne l'apaisait. Elle lui prodigua délicatement quelques gestes pour désinfecter la plaie.
- Parlez-moi de votre planète Capitaine. J'aimerai beaucoup en savoir plus sur vous.
- Hé bien, nous sommes d'une planète bleue, située dans la Voie Lactée. C'est un peu étrange pour vous, nous vivons sur une planète où se côtoient de nombreuses nations. J’avoue que c’est un peu le bordel, étant donné que les différents leaders des différents pays se chamaillent sans arrêt. Guerre de religions, guerre pour du pétrole, ce genre de chose.
- En tout cas vous représentez très bien votre monde.
- Euh, oui disons que... Je ne suis pas vraiment un représentant de la totalité de la planète et qui plus est je ne présente pas son actualité.
- Racontez-moi !

Elmara fut coupée, la porte de la citée était activée de l'extérieur.
Elle et Foley accoururent dans la salle de contrôle.
A leur arrivé, le kawoosh caractéristique envahi la pièce. Immédiatement après quelques guerriers envoyés par Arganos traversèrent, se jetant sans pitié sur les premiers hommes qui se présentaient. Un déluge de feu s'abattit alors sur les attaquants. Une dizaine de bêtes avaient fait irruption, mais elles ne parvenaient pas à prendre l’avantage face a une puissance de feu concentrée. Le vortex de la porte se referma. Arme fumante, Foley s'empressa de se relever. Elmara accourut alors au milieu de la salle, cherchant des blessés. Un des soldats avait trouvé la mort, un autre avait le bras droit méchamment entaillé. La jeune femme se pencha sur le cadavre du défunt. Elle lui enleva son casque, lui baisa le front, larme a l'œil. Elle ferma délicatement ses yeux, restés ouverts malgré la mort.

- Je crois qu'ils savent où nous sommes.
- Qui poursuivent-ils ? Vous ? Nous ?
- Nous. Ils veulent Rover.
- Pourquoi elle en particulier ?
- Rover est une Elue. Selon Hotu Matua, il y a très longtemps, des êtres ont été choisis par un Altéran nommé Rhazel pour garder les portails que lui est ses potes avaient disséminés dans la galaxie. Rover était censé garder celui de la Terre. Rover a une capacité qui lui permet d’utiliser les portails, elle est le seul moyen pour Arganos d'atteindre la Terre, et de conquérir de nouveaux territoires avec en prime suffisamment d’humains pour se concocter un repas de fête.
- Je comprend à peu près... Nous pensions les avoir semés. S’ils nous ont retrouvés, c’est à cause de vous !
- J’en suis conscient et désolé, mais en arrivant ici nous ne savions pas que vous seriez là. Ce qui me turlupine par contre, c'est que je ne sais absolument pas comment ils font pour nous retrouver à chaque fois. Ils nous ont déjà fait le coup... Cela m'intrigue.

L'expression du visage d'Elmara changea.
- Vous devez partir.
- Pardon ?
- Vous m'avez bien comprise. Partez. Nous ne pouvons nous permettre de vous garder ici, et par la même de risquer nos vie.
- Nous devons utiliser le portail pour retourner sur Terre !
- Il ne fonctionne pas, vous le savez aussi bien que moi.
- Laissez Rover et Petit faire leur boulot, ok ?
-Vous devez partir !
- Hors de question. Nous allons utiliser le portail et vous laisser tranquille. Il nous faut juste un peu de temps.
- Soldats !

Quelques soldats braquèrent leurs armes sur Foley. Il regarda Elmara, incompréhensif.
- Nous bannir ne servira à rien. Ils pensent que nous sommes ici, ils continueront à attaquer.
- Puisqu'ils ont trouvé le moyen de vous suivre, ils continueront.
- Ils ne vous laisseront pas tranquille pour autant.
- Peut être. Soldats, allez chercher les autres.
- Attendez une minute... Murmura Foley. Je pense que... Connaissez-vous un peu les pouvoirs d’Arganos le primant ?
- Oui, les rumeurs ont circulés. Pourquoi ?
- Ils ont une sorte de pouvoir de persuasion, n'est-ce pas ?
- Oui. Un pouvoir qui lui a permit d'utiliser plusieurs des nôtres. Il nous a infiltrés, en quelque sorte.
- Taupe, espion.
- Pardon ?
- Veuillez m'excuser.

Foley partit alors brusquement, toujours menacé par les soldats. Il n'y prêta guère attention, et Elmara fit signe à ses hommes de ne rien faire. Il marchait très vite dans les couloirs de la cité, pour rejoindre une grande salle où les réfugiés de l'île de Pâques étaient rassemblés, loin de la porte, en sécurité.
Arrivé dans cette salle, il regarda attentivement un a un les ex-prisonniers. L'un d'eux, Roberto, un homme d'âge moyen, grand brun grisonnant se dirigea vers le Capitaine, l'air inquiet.
- Que se passe t-il capitaine ? Dit-il, dans un anglais parfait.
- Nous avons une taupe parmi nous.
- Comment ca ?
- Nous sommes suivit par ces saloperies depuis qu'on vous a libéré. Quelqu'un leur donne notre position. Avez-vous remarqué quelqu'un au comportement étrange ?
- Euh, pas vraiment... Tout le monde est étrange, il faut dire que se retrouver coincé dans une autre galaxie traqué par des créatures sanguinaires !
- Ont t-ils faits subir des expériences à l'un d'entre vous ?
- Non, ils nous ont juste parqués dans un camp, en attendant de nous emmener à travers la porte.
- Roberto, j'ai besoin d'en être sur !
- Attendez... Il y a bien quelqu'un qui a un comportement étrange.
- Qui ?
- Un des vôtres, celui qui vous appelez Holmes.

Foley resta silencieux.
- Continuez.
- Au début, quand nous avons étés enlevé, lui et les autres se sont tout de suite occupé de nous. Ces bêtes nous ont capturés juste après notre téléportation. C'est l'un des seuls qui ait tenu tête à ces choses. Ils nous ont ensuite concentré là ou vous nous avez trouvé, et notre nombre a diminué, au fur et à mesure. Un jour, Holmes a disparu, et je ne l'ai pas revu pendant deux longues semaines. Quand il est revenu, il n'était plus le même. Ils ont dû le torturer. Il n'a jamais rien voulu dire à personne sur ce qu'ils lui avaient fait.
- Bien. Je vais faire mon enquête. Surveillez le discrètement, et faites moi signe si il fait quelque chose d'étrange.
- A vos ordres ! Dit Roberto, en salua Foley à la militaire.
- Discrètement, j'ai dit.
- Excusez-moi.

Pendant les deux heures qui suivirent, Foley s'attela à poser Discrètement des questions à chacun des rescapés. Peu avaient détecté son comportement suspect mais cependant ils étaient d’accord avec le fait qu’Holmes est suspect.
Le jeune sergent étaient seul de son coté. Il remarquait un peu d'agitation parmi les rescapés, et se sentit clairement visé.
Il marchait dans les couloirs de la cité, tête baissé, regard vide.
Il se retrouva soudain nez à nez avec Foley, au détour d'un couloir.

- Ca va Holmes ?
- Mon capitaine ! Je vous cherchais ! A propos de ce suspect dont tout le monde parle...
- Moi aussi je vous cherchais. Répondit stoïquement Foley.
- Vous ne pensez pas que c'est moi quand même ?
- Je n'ai rien dit. J'ai posé des questions à tous les autres. Mais vous m'avez fuit. Maintenant, vous allez me répondre.

Holmes bouscula alors le capitaine et se mit à courir à toute vitesse. Petit était aussi présent, accompagné de Grogan. Ils tentèrent tous deux de l'arrêter, mais en vain. Elmara se tenait à l'autre bout du couloir. Le sergent arborait une expression de haine sur son visage. Lui et la leader Arnéenne se faisaient face, lui courant, hurlant, elle calme, respirait doucement. Elle dégrafa la sangle qui maintenant son pistolet dans son holster, mais ne le sortit pas pour autant. Foley se releva, et demanda à la jeune femme de ne pas tirer. Elle semblait ne pas l'entendre. Elle regardait Holmes droit dans les yeux. Il se rapprochait toujours plus d'elle, il n'était plus qu'à une dizaine de mètres. La main de la jeune femme exerçait une pression toujours plus forte sur son arme à mesure que la distance entre eux se réduisait. Finalement, elle dégaina, pointa son arme vers son adversaire, tout en ignorant les sommations de Foley. Elle tira, logeant une balle dans l'épaule droite du traître, qui s'écroula. Le capitaine arriva immédiatement après, empli de colère.
- Je vous avais dit de ne pas lui tirer dessus !!! C’est l'un des nôtres !
- Il n'est plus l'un des vôtres. Il vous a trahi, et ne sera plus jamais le même !

Foley n'écouta pas se qu'Elmara avait répondu. Il souleva Holmes avec l'aide de Grogan et l'emmena dans la salle des réfugiés. Rover était là, assise contre un mur, une gourde dans la main. Elle vit arriver Foley et Grogan, portant Holmes, suivis de Petit et Elmara.

Sans avoir à se parler, le jeune archéologue savait que Foley allait lui demander de soigner Holmes.
- Allez y doc, refaites lui une santé.

Elmara, arme à la main, entouré de trois de ses hommes s'interposa entre la scientifique et le blessé.

- Vous ne le soignerez pas.
- Elmara, Je commence à en avoir ras la casquette de vous et vos gorilles. Laissez Rover le soigner, laissez nous trouver comment ce putain de portail fonctionne, et laissez nous partir !
- Vous pourrez partir, mais sans lui. Il doit mourir.
- Pardon ? Et de quel droit ?
- Il est notre ennemi.
- C'est mon ami avant tout ! Il a été corrompu par l'ennemi, ce qui est légèrement différent !
- Peu importe.
- Vous... Allez tous mourir... Dit une voix rauque mais tremblante de Holmes.

Le silence se fit dans la pièce. Elmara se retourna doucement vers lui. Elle n’était pas du tout impressionnée par l’attitude fière du traître malgré une ride de douleur qui lui barrait le visage.
- Tu mourras d'abord. Traître.
- Les armées d'Arganos vont bientôt arriver. Il va reprendre Adreide et s'emparer de l'élue.
Il s'interrompit, traversé par une crise de douleur. Rover tenta de s'approcher de lui, mais fut retenue par un des soldats d'Arnéa.

- Holmes ! Arrêtez vos conneries ! Quand vont-ils arriver ?!
- Il ne leur faudra pas plus de quelques jours pour arriver ici...
- La porte est bien gardée, ils ne pourront pas passer.
- Jeune naïve. Un croiseur de guerre et des vaisseaux sont déjà en route...
Il s'interrompit de nouveau. La peur pouvait à présent se lire sur son visage. Le vrai Holmes refaisant alors surface.

- Capitaine... Aidez-moi... Je vais mourir... Je ne veux pas... Je ne suis pas un traitre !
- Non Holmes, vous n'y êtes pour rien. Elmara, faites quelque chose ! Vous voyez bien qu'il est mourant.
La jeune femme avait perçu le changement de personnalité qui s'est produit en l’espace de quelques secondes chez le lieutenant. Elle était visiblement perturbée.
Holmes pleurait. Un mélange de douleur, de culpabilité et de haine l'envahissait.
Foley était lui seulement envahit par la colère. Celle-ci était pour Elmara, qui ne faisait rien.

- Elmara, bon dieu, laissez Rover agir !
Elle fit alors signe au soldat qui retenait Rover de lâcher prise. La jeune femme se précipita vers Holmes, s'agenouilla à coté de lui et croisa ses mains au dessus de sa blessure. Une faible lumière éclaira alors le blessé, qui était désormais inconscient.
Au bout de quelques secondes, elle s'arrêta.

- Voila, j'ai fait ce que j'ai pu... Mais j'ai l'impression d'avoir rencontré une résistance à mon traitement... Je ne l'avais pas rencontré en m'occupant de Petit...

Elmara était silencieuse.
Foley s'approcha d’Holmes. Il ouvrit son blouson et inspecta ses poches, de la poche intérieure, il sortit un petit appareil. C’était une petite console rectangulaire, plate munie d’une dizaines de touches avec, en son coin gauche un petit cristal rouge, qui clignotait.

- Je crois que c'est avec ceci qu'il dévoilait notre position depuis le début.
- Nous n'avons donc environ une semaine tout au plus avant qu'Arganos ne débarque avec ses chevaliers, il va nous falloir un moyen de nous défendre.
- J'en ai bien peur, oui...


Dernière édition par le Dim 22 Avr 2007 - 18:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais...   [The Lost Expedition] Je ne sais pas comment, mais... EmptyLun 26 Fév 2007 - 11:55

2 jours plus tard.


Une lumière éblouissante envahit la salle du portail. Foley arriva en courant, et vit Rover et Petit, se frottant les yeux.
- Que s'est-il passé ici ?
- Je pense que nous avons réussi...
- Vous avez réactivé ce truc ?
- Oui... Son fonctionnement est différent de celui de l'île de Pâques mais j’ai pu contourner certains des protocoles de commande. Mais je n’ai pas pu entrer les coordonnées de la terre.
- Bien, tant que vous pouvez nous ramener dans la voie lactée, après passer par la porte des étoiles ne sera pas trop difficile ! Je vais donc aller négocier notre départ avec Elmara...

Le jeune capitaine se rendit immédiatement dans la salle de briefing à quelques couloirs de là. Les gardes appelèrent leur chef pour lui signaler que le représentant terrien souhaitait la voir. Il fut donc conduit dans la chambre de la représentante Arnéenne.

- Elmara, écoutez j’ai une très bonne nouvelle. Rover et Petit ont réussi à réactiver le portail, nous allons donc avec ou sans votre consentement quitter cette planète. Je ne sais pas encore quand ni comment, mais on va rentrer chez nous. Ce que je vous propose est simple. Soit vous nous barrez le chemin et ca se passera mal, soit vous nous laissez partir, et on viendra vous redonner un coup de main par la suite, mais sachez que...
- Vous pouvez y aller !
- Pardon ?
- Oui. Allez y. Rentrez chez vous.
- Euh... Que me vaut cette décision aussi soudaine que inattendue?
- Vous m'avez sauvé la vie à deux reprises durant ces deux derniers jours...


Un jour et demi plus tôt, la porte s'activant de l'extérieur.

Tous les hommes d'Elmara se tiennent prêt. Le Kawoosh envahit la salle et une fois le vortex stable une dizaine de primants traversent en même temps. Les Arnéens, aidés par Foley Grogan et Damon se tiennent dans la salle de contrôle qui surplombe la salle d'embarquement. Une puissance de feu assourdissante s'abat alors sur les difs, qui n'ont pas le temps de voir leurs morts arriver. C’est alors qu’une énorme bête volante sort du vortex. De grandes ailes écailleuses se déployèrent dans la salle, un peu repliées pour ne pas toucher les bords de la porte ovale. Le crâne de cette chose était de forme allongée, bec très pointu et tranchant, dos de la tête arrondi mais laissant virevolter dans les airs des sortes d'antennes qui couraient le long de son corps frêle. De toutes petites pattes devaient lui permettre de se poser, mais sûrement pas de parcourir de longue distances au sol. La créature était de la même couleur que la peau que des difs, ce qui donnait une impression d'unité. Cette « unitée » n’était tout de fois pas parfaite étant donnée que les sbires d'Arganos qui ne semblaient pas vraiment organisés.
Immédiatement après sa sortie du vortex la bête effectua une montée vers le haut de la salle, haute d'environ une trentaine de mètres. Une fois à quelques centimètres du plafond elle se stoppa, poussa un hurlement strident et piqua vers les défenseurs. Les Arnéens se trouvaient juste dans la trajectoire, mais purent se disperser et réussirent à éviter le corps à corps avec les difs. Elmara se tenait toujours au même endroit, faisant feux avec rage sur les difs et ne se souciant guère de la bête ailée qui fonçait sur elle. Foley leva la tête et aperçut la scène, il ne pu s'empêcher de penser qu'une telle bestiole fonçant à cette vitesse sur la jeune femme causeraient sans aucun doute beaucoups de mal. Il se mis à courir et sauta du balcon où il se trouvait pour finalement plaquer au sol la jeune leader Arnéenne, évitant de justesse la chose volante. Sans prêter attention à la réaction de la jeune femme, le capitaine allongé au sol fit feux sans interruption, il vida ainsi son chargeur. Les ailes criblées de balles, la chose tomba. Elle se releva difficilement, poussa un hurlement à briser la glace en direction de Foley et se mit alors à marcher vers lui. Ses toutes petites pattes lui imposaient une démarche presque comique. Foley semblait chercher où il avait bien pu fourrer son foutu avant dernier chargeur de P90. Lorsqu'il le trouva, il l'engagea dans son arme et ouvrit le feu à nouveau. Le déluge de balles s'abattit sur l'aigle écaillé, qui hurlait à la mort, tout en continuant d'avancer. Le « clic », provenant de l'arme du Capitaine, qui d'ordinaire était synonyme de problèmes retentit. La bête étant encore vivante, ni une ni deux Foley dégaina son arme de poing et logea une balle, une seule et unique balle entre les deux yeux globuleux de la bête.
La masse de la bête en train de chuter fit éclater les dalles recouvrant le sol de la salle. Un silence de mort enveloppa ensuite la pièce, les autres Arnéens ayant réduit au silence les difs. Le vortex se coupa alors. Le capitaine se releva, épousseta son pantalon, ce qui n'eut aucun effet sur la saleté qui était déjà bien incrustée dans ses vêtements.
Tous les Arnéens le fixaient. Elmara, toujours au sol, aussi.
Sans un mot, il se dirigea vers ses hommes Grogan et Damon, pour s'assurer de leur bien être. Sans vraiment se soucier des autres, l'air stoïque, il quitta la salle d'embarquement.


- Ah, ca. C'était pas grand chose.
- Ne faites pas le modeste. Ca ne vous va pas.
- Hum, par contre, rafraîchissez-moi la mémoire pour la deuxième fois...
- Cette énorme araignée, mon dieu, j'en frissonne encore.
- Hum, la chose minuscule dont vous avez du m'appeler pour vous débarrasser ?
- Elle était E-NOR-ME ! Quoi ? Ca vous fait rire
- Vous zigouillez des difs à tour de bras, et une minuscule araignée vous fait peur ? Enfin bon le plus intéressant pour nous, vous nous laissez partir.
- Oui.
- Comme ca, sans tuer l'une d'entre nous ?
- Ne dites pas de bêtises. Vous avez sauvé ma vie et celle de beaucoup de mes hommes. Nous n’avons pas toujours eu les mêmes points de vue mais cela ne veut pas dire que je ne vous en soit pas reconnaissante.
- Bien... Nos chemins se séparent donc.
- Pas question.
- Je ne comprends pas…
- Vous n'allez pas traverser la moitié de votre galaxie avec tout ces gens, dont la plupart sont blessés, incapables de parcourir de longues distances a pied. Sur votre planète, avez-vous des engins capables de voyager dans l'espace ?
- Oui, mais...
- Nous allons conclure un marché. Je vous donne quelques-uns de mes hommes en renfort, pour rejoindre votre planète. Vous pourrez ainsi revenir, avec vos vaisseaux. Pendant ce temps, les rescapés de votre peuple resteront ici, en sécurité.
- En sécurité ?
- Nous avons réussi à sceller la porte, suivant les indications de Petit. Elle ne fonctionnera plus.
- Ce fameux « Iris de pierre » qui empêche le vortex de se matérialiser...
- Oui, son aide pour le placer devant la porte nous a été de la plus grande aide.
- Vous avez réponse à tout...
- En échange, vous reviendrez nous aider avec votre vaisseau. Et vous nous aiderez à éliminer les derniers chevaliers d'Arganos.
- Écoutez, je suis d'accord avec vous, mais la décision ne tient pas de moi. Sachez tout de fois que je ferai mon possible pour vous aider.
- Je comprends. Je vous fais confiance. Je sais que vous allez revenir. Mais ne pensez pas que je prends en otage vos concitoyens.
- Oh, je ne suis pas allé imaginer ça. Je vous laisse, je vais préparer notre départ.


Dans la salle du portail.

Foley était devant ses hommes. Torn, Grogan, Damon et Hommel se tenaient là. Tous arboraient une mine épuisée et leurs uniformes noirs étaient dans un état d'usure à faire pâlir un sergent instructeur.
- Messieurs, voilà ce que nous allons faire. Grogan et Hommel, vous allez rester ici, pour vous occuper des Pascouans et assister les Arnéens. Je compte sur vous. Damon et Torn, vous êtes du voyage. Je compte sur vous pour veiller sur les fesses de Petit et Rover. Même si je le fait déjà ! Des questions ?

Damon leva la main comme un écolier et lui-même surpris par son attitude.
- Euh, on va où ?
- Ca je ne sais pas encore, en tout cas pas directement vers la terre.

Rover et Petit étaient toujours actifs autour du portail, réglant les derniers détails pour leur départ. Rover avait une casquette noire vissée sur la tête. Elle venait de la retrouver dans son sac, ce qui se voyait par le fait qu'elle était impeccablement propre, comparé au reste de son uniforme. Elle avait une pêche incroyable, malgré la fatigue due aux quelques jours sans sommeil, et a la migraine liée au portail, qu'elle supportait maintenant sans broncher.
Petit, lui, baillait sans arrêt, ce qui faisait beaucoup rire Rover. Ils étaient tous deux embarqués dans une conversation sur la signification des rêves. Le français était un aficionado de Freud. La jeune scientifique tentait de lui décrire un rêve qu'elle avait fait durant la courte nuit de sommeil qu'elle avait eu quelques heures auparavant, en vain.

Elmara arriva alors, accompagnée de 2 hommes, tous de noir vêtus. L'un des deux, bruns, environ un mètre quatre-vingt-dix, arborait un sourire amical envers Foley et ses hommes. L'autre, un peu plus petit, cheveux châtains foncés très cours semblait moins réceptif. L'attention de Foley se porta sur le bandage ensanglanté que portait ce dernier au bras gauche.

- Voici Madjaide et Guildeus, mes deux plus grands soldats.
- Hey, enchanté. Ca va les gars ?

Les deux hommes se regardèrent. Guildeus, le plus ouvert a la communication des deux, sourit.
- C'est un honneur de servir sous vos ordres le temps de cette mission Capitaine.
- Sous mes ordres ?
- Ils vous sont dévoués corps et âme, Shawn. Dit Elmara.

Impressionné, Foley ne savait quoi répondre.
- Bien... Madjaide, c'est ca ? Euh... Ca va votre bras ?

L'Arnéen ne répondit pas. Elmara, à coté de lui, le fusillait du regard.
- Je vais bien. Répondit l'homme, d'une voix très grave. Sachez que je préférerais rester auprès des miens.
- Je ne vous ai pas forcé mon brave...
- Il va vous accompagner. Il est l'un des meilleurs guerriers que je connaisse.
- Bien... On va se mettre en route. J'ai rendu une dernière visite à mes réfugiés, ils n'aiment pas qu'on parte sans eux, mais ils comprennent. Occupez vous bien d'eux...
- Ne vous en faite pas. Revenez vite.

Foley mit fin a la conversation avec un sourire et un clin d'œil adressés à la jeune femme.

Le petit groupe Arnéano/Terrien se plaça sur le socle.
Petit, relié par le biais de son ordinateur de main et l'interface qu'ils avaient une fois de plus créé avec la commande du portail, fit signe a Foley de la tête. Ils étaient prêts.
Grogan et Hommel saluèrent le groupe. Le capitaine déposa Guizmo, qui sauta aussitôt dans les bras d'Elmara, terrorisé à l'idée de laisser partir son maître vers l'inconnu.

Un halo de lumière les entoura, et ils disparurent bientôt.

De l'autre coté, dans le noir complet, quelques hommes dormaient, couverts par de maigres couvertures. L'un d'eux se retourna dans son sommeil, s'étirant et faisant craquer son dos. Il se releva, et bu quelques gorgées d'eau. Une lumière intense envahit l'immense salle. Cette salle était de taille et de disposition identique à celle de la salle du portail d'Adreïde.
Tout y était, les colonnes, des grands escaliers, la verrière...

Un cliquetis d'arme rompit le silence apaisant de la pièce. Le genre de cliquetis qui laisse présager un nombre important d'arme prêtes à faire feux...
Foley alluma sa lampe. Il se trouvait maintenant face à une vingtaine d'hommes armés. Un spot éclaira la salle. Les deux Arnéens ainsi que Foley et Damon.
- Encore ? Souffla le capitaine.
- Foley, vous pouvez m'expliquer ? Lui demanda Guildeus.

Un homme s'approcha alors du capitaine. Il avait de courts cheveux blancs, et portait un uniforme gris, qui évoquait quelque chose au leader Terrien.

- Mais qui diable êtes vous ?

Petit pris la parole.
- Nous venons d’une autre galaxie et cherchons à rentrer chez nous sur Terre!
- Petit, fermez la !

L'homme fit un geste de la main, et les quelques hommes autours de lui pointèrent leurs armes de plus belles.

- Des Tau'ri ? Intéressant... Répondit l'homme.

Foley, exaspéré, dévisagea Petit. Visiblement méchamment en colère.

- On ne vous a jamais dit de ne pas parler aux inconnus ?
- Qu'est ce j'ai dit de mal?
- Ce sont des membres de l'alliance Luxienne...


To Be Continued...
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