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 La renaissance de Gaïanigma - L'Androïde immaculé

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thetriggerman
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MessageSujet: La renaissance de Gaïanigma - L'Androïde immaculé   Sam 21 Jan 2017 - 11:44

EDITION du 08/02/2017 l'action prend place en Europe à la place de l'Asie, la suite est en cours d'écriture!


La renaissance de Gaïanigma
L’Androïde immaculé


Gaianigma 2088, ce monde parallèle au notre est en pleine convalescence après un hiver nucléaire.

Laissez-moi vous présenter les particularités de cette autre terre très similaire à la nôtre.

21 janvier 1924 Lenine est convalescent, mais il survit. Staline ne peut avoir la mainmise totale de l’URSS.

30 janvier 1933, Hitler devient chancelier.

1934 à 1938, Staline est empêché de réaliser ses grandes purges par la présence de Lenine. La santé de ce dernier reste fragile, Staline n’ose s’en prendre à Lenine et attend son heure calmement.

1939, la guerre est déclarée, le Blitzkrieg réduisit en poussière les défenses de la France et les forces de l’Axe mettent la main mise sur la totalité de la partie ouest de l’Europe, hormis l’Angleterre. L’URSS et l’Allemagne Nazie s’empare de la Pologne. Les généraux russes réquisitionnent de nombreuses usines, afin de produire en grande série des blindés russes

4 juin 1940, Wiston Churchill prononce son discours « We shall fight on the beach ».

22 juin 1941, la guerre entre l’Allemagne nazie et l’URSS est déclaré.

7 décembre 1941, Pearl Arbor est attaquée par les japonais. Les Etats-Unis d’Amérique déclarent la guerre au Japon ainsi qu’à l’Allemagne.

1942, Le front russe en un an est un véritable carnage plus de 15 millions de soldat décèdent au ratio de deux russes pour un allemand. La puissance éclair de l’Allemagne rencontre l’endurance de du marteau et la faucille. Ces dernières après avoir perdu du terrain sortent de leur usine leur arme ultime : des unités blindées composé des chars moyens et lourd de type T-34 et KV. Les chars Allemands de l’époque sont vite dépassés en nombre et en puissance de feu.

14 mai 1943, Les alliés débarquent en Normandie alors que le gros des forces de l’Axe est concentré sur le front russe.

21 décembre 1943, l’armée du troisième Reich a perdu tout son terrain et se retranche dans ses propres frontières initiales.

11 janvier 1944, Hitler meurt dans un complot organisé par ceux qui furent ses plus fidèles suivants.
Rudolf Hess adjoint du Führer signe l’armistice sans aucunes conditions aux alliés.
Franklin D. Roosevelt décide de maintenir une occupation face la puissance militaire de l’URSS. La France est un gouvernement sous tutelle. Le monde entier plonge dans les prémices de la guerre froide

15 octobre 1947 Lenine meurt, des funérailles nationales sont organisé en son nom.
La guerre de Corée de 1950 à 1953 souffle sur les braises de la guerre froide. La Corée du Nord soutenue par l’URSS et la Chine affronte la Corée du Sud supportée par les États-Unis.

28 octobre 1962, la crise des missiles cubains met les feux aux poudres. Des escarmouches en Europe commencent à se produire et les décideurs politiques sont pris à parti par les généraux militaires.

26 juin 1963 John Fitzgerald Kennedy prononce son discours « Ich bin ein Mensch » littéralement « je suis un être humain » en plein cœur de Berlin où la guerre fait rage dans certains quartiers. Sa bravoure, son charisme et sa détermination met un peu d’humanité dans cette autre terre sous tension. Un cessez le feu est proposé par le Bloc Soviétique quelques jours plus tard avec l’Amérique impérialiste. Plus tard dans la même année, Kennedy évite de justesse de mourir d’une balle d’un sniper. Il démissionne suite à quoi, pour cause de sa santé défaillante. Le vote américain se fait en faveur du Républicain Barry Morris Goldwater, il préfère finalement un Patriote défenseur des valeurs traditionnelles des États-Unis et ouvertement anti-communiste à la place de Lyndon B. Johnson plus tiède et plus à même de s’effacer face aux revendications du bloc de l’URSS.
C’est la course à l’armement, la guerre froide bat son plein. Les menaces d’attaques atomiques fusent des deux camps.
Des dizaines d’abris antiatomiques sont créés partout dans le monde.

1981, des silos d’arme nucléaire Etats-Uniens sont implantés sur le territoire Français.
L’URSS fait de même avec la Pologne.
Un composant chimique rare est découvert en 1974 en Sibérie et en Alaska. Le « Boreoxyde » appelé plus couramment comme le « malléable » permet des percés en matière informatique et d’intelligence artificielle sans précédent.

1985, le premier androïde de combat soviétique capable de survivre à une explosion atomique URSS est au point.

1987, un missile atomique d’origine de Corée du Nord frappe le désert du Nouveau Mexique en Amérique, on déplore quelques centaines de mort. L’ONU se charge de ce problème pour éviter une escalade de la violence.

1992, l’URSS nie en bloc pendant 5 ans de tractation la fourniture à la Corée du Nord de l’arme nucléaire en question.

1997, après dix ans, la question de la provenance de la charge nucléaire n’est toujours pas résolue à l’ONU. L’Amérique est victime d’une autre attaque nucléaire toujours en provenance de la Corée du Nord, l’URSS déplore la perte de contrôle sur certains entrepôts de stockage d’arme nucléaire.
L’an 2000, la Corée du Nord bombarde la quasi-totalité de Gaïanigma avec des missiles volés à l’URSS.
Le continent nord-américain est victime d’une véritable apocalypse. Les États-Unis ripostent dans un dernier baroude d’honneur et rayent de la carte la Corée du Nord, ainsi que la totalité de la fautive URSS.

2052, Alors, que la majorité de l’humanité ayant disparue suite à l’attaque de l’an 2000, elle se rassemble pour la plus part en collectif dans leur abris antiatomiques, une forme quasi-anarchique de vivre en communauté.
L’Allemagne après des années de guerre civile décide d’un consensus et adopte un nouveau régime politique, le Communisme Démocrate Libéral.

9 août 2088, les radiations sont retombées à un niveau humainement supportable sur la surface de Gaïanigma depuis bientôt neuf ans, les hommes et les femmes sont sorti de leur abris et reprennent des réflexes archaïques digne des premiers humains, les « totems » sont alors crée.
Voilà, qu’entre en scène Helena  définit comme une jeune cueilleuse-ferrailleuse du totem de l’ours et membre du collectif « Amour, Paix et Rage ». Helena  est une de ses jeunes femmes issues de la deuxième génération des survivants des abris antiatomiques du sud de la France.
Le quotidien de Helena  est une quête incessante de pièces détachées que l’on peut trouver dans d’autres abris antiatomiques de première génération généralement prévu sans serre hydroponique. Mais aussi la traque de petits buissons propres à Gaïanigma où les radiations n’impactent pas leur développement, ni la qualité des fruits produits.

Helena  fait équipe avec 3 autres personnes qui sont respectivement Tim, Anatole et Constantin, ces trois personnes sont eux-aussi issues de la deuxième génération des survivants.
Ces 4 jeunes personnes incarnent le changement dont Gaïanigma a besoin pour se redéfinir et ne pas répéter les erreurs du passé. De jeunes âmes naïves et pleines de bonté, des âmes prêtent à vivre à 110% dans ce monde esseulé et apparemment abandonné des différentes divinités existantes... Mais il y a toujours un mais… Le destin parfois prend des chemins détournés pour se réaliser et pour donner un coup de pouce à mère nature.
C’est moi, le chaman clairvoyant Isaac, sage-écrivain du totem du ffaucon qui va vous comptez cette histoire. Ouvrez bien vos oreilles, car Gaïanigma existe vraiment et un jour celle-ci pourrait bien fusionner avec notre réalité…




CHAPITRE 2

Nicolas Ampère était atteint de mégalomanie, une saine mégalomanie celle dont on a besoin lorsqu’on est un penseur et un scientifique dans un monde aussi terne. Nicolas n’avait plus parlé depuis bientôt 4 ans à un autre être humain et qui se révélait être son adjoint et son disciple John Richard mort depuis tout ce temps.

Nicolas était très fier de lui, il se prenait pour un demi-dieu, le genre de gens que l’on ne supporte ou tolère uniquement dans une société à cause de ses capacités hors norme à réfléchir et à briser les secrets de la vie elle-même. C’est d’ailleurs ce même Nicolas qui a pris un jour un vieux pistolet FiveSeven et a tiré sur son adjoint pour diminuer par deux les besoins limités de vivres restants dans l’abri antiatomique. Ampère se félicitait même de son choix, car il sait qu’il va pouvoir sauver
Gaïanigma et même peut être bien changé sa face définitivement.

Nicolas savait qu’il était fou, il s’en rendait compte, mais il savait en son for intérieur qu’il valait mieux que bien des individus sur cette autre terre. Il craignait et méprisait les charognards et il avait réglé la sécurité des tourelles de défense du Bunker en mode agressivité maximale. Les munitions étaient à un niveau bas, mais qu’importe sa création était bientôt prête !

Helena  est rousse, une rousse d’un pourpre foudroyant, elle n’était pas très mince, mais son totem l’ours lui sciait à merveille. Elle avait un sale caractère quand on la réveillait, mais quand elle est bien éveillée, elle adorait les embrassades et les câlins même si est capable de vous giflez si vous l’offensée. A 21 ans, c’était la plus âgée de son groupe de cueilleur-ferrailleurs, Tim était un jeune garçon plutôt fluet et doux, il avait déjà embrassé plusieurs fois Helena , mais elle était plus une grande sœur pour lui qu’une petite amie, si bien qu’ils mirent fin tous deux à leur relation à défaut de la perfectionner. Anatole était un peu métissé, ce qui est rare pour les humains en 2088 sur Gaïanigma issu des abris antiatomiques. Il n’était étrangement ni intéressé par Helena , ni Tim ou encore
Constantin. Il savait que les sages-écrivains du totem du Hibou attendaient sa majorité de 18 ans avant de l’intégrer et ces derniers préféraient toujours que le futur Hibou évoluait dans un autre totem du collectif « Amour, Paix et Rage » avant sa majorité. Il ne lui restait d’ailleurs que 7 mois à l’époque avant d’y accéder et recevoir sa première plume, les oiseaux étant très rare chaque fois qu’un membre du collectif « Amour, Paix et Rage »  en trouvait une, c’était un signe que Dieu pense encore un temps de temps à autre à Gaïanigma.

Constantin, lui était le plus costaud du totem de l’ours sa puissance et sa force faisait de lui un être respecté et même craint et pourtant on l’avait déjà vu essayer d’offrir une fleur sauvage à une fille d’un autre totem en rougissant comme un écolier faisant sa première déclaration d’amour.

Ils étaient tous les quatre équipés de vieux et solide fusil d’assaut CEAM avec quelques chargeurs issus de la réserve de l’abri antiatomique.

Constantin portait lui aussi un fusil anti-matériel et 6 munitions, sa condition lui permettait de supporter le recul même debout.

Les sage-écrivains du totem de l’Aigle se demandaient s’il n’était pas issu d’une manipulation génétique quelconque pour avoir une telle puissance physique.

Le pourquoi, d’un tel équipement offensif à la place d’une bandoulière qui permettrait de ramasser encore plus de biens ou de baies venait du fait que toutes les collectifs ne s’entendaient pas entre eux et aussi que les abris les mieux défendus sont parfois ceux qui regorgeaient le plus de matériels et parfois de vivres.

Des défenses automatisées, ainsi que de petits drones primaires patrouillaient parfois autour des abris ou errent et attaquent à vue n’importe quel individu.

12 août 2088, le totem de l’Ours fut envoyé sur le conseil des Hiboux au sud est à la frontière entre deux nations l’une disparue s’appelant dans le passé la Suisse et l’autre plus discrète, mais néanmoins encore belle et bien vivante l’Allemagne. Les sages-écrivains avaient perçu une activité étrange dans leur préscience et peut être même un bunker regorgeant de vivre et de malléable.
Pour ceci, ils étaient doté d’un véhicule tout terrain issue de la production des recycleurs-soudeurs du totem du Renard.

Les recycleurs-soudeurs étaient ni plus, ni moins que des forgerons de Gaïanigma. Pour eux, il n’était rien de plus simple que de confectionner un simple radio transmetteur en passant par des petites serres hydroponiques à des engins roulant épurés et robustes.

Il existait trois autres statuts dans le collectif « Amour, Paix et Rage », les totems n’étaient que des sous sections de 4 à 6 personnes de ces présents statuts. Celui des récupérateurs-rapiéceurs, ces derniers récupéraient toute sorte d’objet qui n’est pas fait de métal, en particulier les textiles et produisaient des vêtements à la fois utile et résistant. Celui des cultivateurs-cuisiniers, ils utilisaient les serres hydroponiques et préparaient des rations pour les récupérateurs et les cueilleurs. Enfin, venait les programmeurs-réparateurs, ces derniers étaient capable de programmer des petits drones basiques aidant aux tâches de tout type et de les réparer en cas de problème.
Les drones étaient très prisés par tous les autres statuts pour la simple et bonne raison, que cela faisait une bouche de moins à nourrir. Et oui pour le collectif  « Amour, Paix et Rage » chaque année avant l’arrivé à maturité des plantes sous serres hydroponique était signe de disette ou rationnement, mais il était hors de question d’abandonner les plus vieux et les handicapés. Ces derniers d’ailleurs n’avaient pas de statut, néanmoins ils étaient protégés et aussi bien nourri que les autres membres des collectifs.

Mais pour créer un drone rien ne valait plus qu’un autre drone ou dans les machines de support de vie des abris antiatomiques. En effet à la base de leur intelligence et de la majorité de leur corps était composé du malléable « le Boreoxyde ».  Le mieux encore était de tomber sur un androïde de combat, avec un seul androïde, on pouvait construire une vingtaine de drone pour les tâches automatisés des serres hydroponiques.

Néanmoins les androïdes de combat nécessitaient plusieurs totems de ferrailleurs ou récupérateurs réunis pour en vaincre ne serrasse qu’un seul. Les androïdes étaient des monstres pour nous digne des Mammouths pour les premiers hommes.

Helena  était à la tourelle de l’engin que l’on surnommait le Teddy Bear. Cette tourelle comportait une mitrailleuse lourde nommé AA-52. Tim conduisait pendant que Anatole et Constantin étaient à l’arrière.

L’endroit était au sud-ouest du camp de base environ 150 kilomètres, au vu des routes défoncés et de leur manque criant d’entretien, le véhicule mit 1h30 avant d’atteindre l’emplacement indiqué sur la carte par les Hiboux. De temps à autre le Teddy Bear rencontra un drone, mais aucune vie humaine.

Une fois arrivée à destination un kilomètre de la destination, Helena  et sa petite troupe descendirent du Requin et se rapprocheraient du haut d’une colline afin d’examiner la situation en contrebas. Tim sorti de sa poche une paire de jumelles à Helena , qu’il tendit à Helena . Une fois arrivée presque sur le fil de la colline, ils commencèrent tous à ramper. Constantin en effet avait perdu tous les autres membres de son ancien totem celui du cobra, en n’ayant pris peu de précaution à l’approche d’un abri antiatomique militaire.

Précaution qui fut payante car Helena  après quelques moments d’observation distingua 3 tourelles automatisées et un canon à répétition.

Constantin se mit en position avec son fusil anti-matériel et tira sur la plus grande menace que représentait le canon à répétition.

Nicolas Ampère en plein état de concentration fut distrait, une notification rouge sur son ordinateur de poche s’alluma. Le canon à répétions indiquait une défaillance majeure. Ce n’était pas la première fois qu’il indiquait un tel message et il suffisait parfois de changer le câblage vieillissant pour que l’alarme s’annule, quelques maudits rats avaient survécu à l’Apocalypse et vivaient dans les souterrains, leur spécialité était de se faire leurs petites incisives sur les câblages de l’installation.

Nicolas n’avait pas le temps de s’encombrer un problème mineur, il jouissait intérieur son invention était bientôt presque ! Voilà bientôt 20 ans que le projet était sur pied.

Nicolas était autre fois un programmeur- réparateur, un membre d’un collectif jusqu’à ce qu’il tombe sur cet abri antiatomique avec JohnRichard et que lui le reste de son totem fassent sédition avec leur collectif. Les autres membres plus vieux qu’ Nicolas et Richard moururent dans les années de programmation de leur projet.

Ampère était à son apogée intellectuelle, les percés de son esprit étaient innombrables en matière de programmation et de création.
Les imprimantes trois dimensions lui rendaient à merveille ! Un prototype dans une semaine serait bientôt prêt. Un sourire en coin se dessinait sur le coin de son visage rondelet.

La face du monde sera à jamais changé grâce à lui. Il ne manquait que quelques codes de programmation pour que sa création puisse communiquer.
Nicolas de son deuxième prénom s’abima dans une exaltation pure mêlé d’un enthousiasme extrême, quelque part même l’esprit sain semblait croitre en lui.

Constantin rechargea son fusil anti-matériel la cartouche de 20 millimètres se logea à la perfection dans la chambre du canon. Il déplaça le canon et mit en joue la mitrailleuse automatisée, il visa légèrement au-dessus de cette dernière pour abolir l’angle de chute du projectile et fit feu.

Ampère en plein délire mégalomane se voyait déjà consacré comme un dieu tutélaire d’une nouvelle religion en personne, jusqu’au moment où son ordinateur de poche signala un second disfonctionnement. Satané rat ! Ampère les agonisa d’injures, rempli de fureur il aurait tout donné pour que ces rats disparaissent du globe terrestre. Impossible ceci dit, mais qu’importe ! Quand il sera reconnu les Collectifs et même l’Allemagne le vénèreront et seront forcés de chanter les louanges d’un demi-dieu intellectuel.

Ce sentiment de toute-puissance le transporta à nouveau, il écarta les bras en un V, V pour victoire, V pour exaltation, V pour recevoir de même les anciens dieux des religions monothéiste agonisant leur bénédiction.

« La science est la religion du demain ! La science est perfection ! La science est l’absolution ultime ! La science est divine et maitresse de la destinée de l’humanité ! La science n’est que la contribution des dieux monothéiste à l’ascension des hommes tel que Ampère !»
Nicolas fut pris alors d’un rire strident digne d’une pièce de théâtre, sauf que la pièce de théâtre était la réalité.

Ampère se dit qu’une fois la programmation de son prototype, il se chargerait quand même d’enterrer John Richard placé actuellement dans une chambre froide. En effet, contrairement à Nicolas, John croyait en Dieu et il réprimandait souvent Ampère pour sa mégalomanie.
« Mais qu’y a-t-il de honteux à se comparer aux Dieux si on détient le sort de Gaïanigma dans son travail et dans son esprit ! » pensa à voix haute Ampère.
Constantin répéta le processus en visant la tourelle d’entrée et logea une balle de 20 millimètre dans celle-ci la faisant voler en éclat de part et d’autre de ce qui était le sas d’ouverture d’une caverne d’AliBaba.

Cette comptine étant toujours d’actualité auprès des mères essayant d’endormir leur enfant, si bien que Constantin ne put que lâcher fièrement un « sésame ouvre-toi ! »
Helena  continua de scruter çà et là les alentours et remarqua que quelques cadavres de cueilleur-ferrailleur ou récupérateurs-rapiéceurs gisaient dans la zone de tir des tourelles, comme quoi d’autres collectifs avaient déjà essayé et abandonné l’idée d’entrée dans cet abri atomique. C’était un bien pour un mal, car elle distingua les écussons pourpres du Collectif « Sanguis Supernus » Omnium. Un collectif très agressif et consanguin se considérant comme supérieur de par leur patrimoine génétique aux autres collectifs.

Nicolas Ampère dans son sentiment de toute-puissance fut à nouveau dérangé par une notification d’erreur système de la tourelle principale. C’est alors, que ce qui n’était autre que de la jubilation se transforma en une impuissance et une frustration caractéristique du plus haut désespoir. Ce ne pouvait être des petits rongeurs, mais des rats humains comme il les qualifiait cette vermine dont il s’était extirpé.

C’est alors que sa vision commença à se brouiller et il commença à entrapercevoir une lumière blanche provenant d’un plafond sans lumière, il vit alors JohnRichard qui le pointa d’un geste sentencieux et miséricordieux.

Nicolas ne fut qu’emplit d’une profonde reconnaissance et résignation, son esprit commença à remonter alors le temps depuis sa plus tendre enfance et sa vie dans l’abri antiatomique.
« Et voilà le travail » ne put s’empêcher de commenter Constantin après avoir parachevé son office de mettre hors d’état de nuire la dernière tourelle.

Anatole se leva et commença à dévaler la pente suivi par Tim, Héléna  continua de scruter les environs pour vérifier toute absence d’existence des « Sanguis Supernus Omnium ». C’est alors que se releva un petit drone caché dans le sable et qui commença faire feu sur Anatole, le blessant à la jambe et au torse. Tim dans un réflexe braqua son arme sur le drone et lui envoya 3 rafales avant de le coucher.
Tim dévala calmement la pente et sans précipitation pour se porter au secours de son compagnon blessé. Anatole ne put qu’hurler un « Putain AAAAH ! ».

« C’est bon, Anatole tu vas survivre reste avec nous ! » Fit Tim emplit de compassion.
Constantin se hâta de sortir la trousse de soin du Requin et la lança en direction de Tim.

« Attrape ! »

Tim réceptionna le colis et commença à prodiguer les premiers soins à Anatole.

« T’inquiète pas mon ami, je suis sûr que après ça tu auras droit à ta première plume. »

Anatole grimaça de douleur lorsque sur le vif Tim lui extrayait la balle logée dans son torse.
Tim fit de même pour celle de sa jambe.
Les blessures étaient nombreuses et de tout type sur cette partie du globe de Gaïanigma. Si bien que même le plus humble des handicapés ou des vieillards au service des différents collectifs savaient avec le matériel nécessaire s’occuper un autre être humain. C’était un don qui était étrangement apparu suite à une puissante méditation un soir de pleine lune réalisé par une congrégation de sages-écrivains de différent collectif. Les sages-écrivains représentaient la mémoire génétique de milliards d’êtres humains avant eux, c’était un fait l’hiver nucléaire n’avait pas été que néfaste, puisque les transes et autres méditations de ces sages les faisaient progresser à une extrême allure dans de multiples disciplines spirituels.

Les sages-écrivains n’étaient qu’un statut parmi tant d’autre et pourtant ils étaient les guides dans les collectifs de Gaïanigma.

Parfois certains sages-écrivains possédaient deux âmes du au faible nombre d’individu en vie sur cette autre terre. Ces bi-astraux étaient généralement des siamois, la vie étant sacré jamais on ne séparait ces enfants « bénis », il faut dire que ces derniers ne dépassaient rarement plus de 30 ans. Les siamois avec 14 chakras étaient écoutés et remerciés pour leurs enseignements très pragmatique qui permettaient à tout à chacun d’évolution sur la voie spirituelle.  

Nicolas Ampère, pleurait des larmes, elles collaient à pleins torrents sur chacune de ses joues et pourtant il sentait une douceur dans son cœur qu’il avait presque oublié.

Il pleurait, mais il continuait de travailler, il avait fauté, il avait commis l’impardonnable et son châtiment ne serait tarder. Néanmoins Johnlui avait dicté sa conduite pour qu’il puisse avoir une seconde chance là où il allait aller.  Nicolas Ampère n’avait jamais cru en les sornettes des sages-écrivains du temps où il faisait partie des « Sanguis Supernus Omnium ». Il faut dire que ceux-ci abusaient de leur statut pour réquisitionner plus de nourriture qu’un autre statut.
Ampère pleurait sur son sort, mais il avait des circonstances atténuantes, si bien qu’il n’était pas destiné aux enfers, mais à un lieu indéfini dans lequel il purgera une peine avant de rallier un autre plan d’existence. La folie n’excuse pas le meurtre d’un autre être vivant surtout un semblable. Mais au lieu de le condamner JohnRichard lui avait offert la porte de son salut.

Ampère dit adieu à ses rêves de grandeur, il sait qu’il y a 20 ans de cela, il n’était pas si mauvais lorsqu’il avait fait défection avec Richard du « Sanguis Supernus Omnium ». Ils étaient tous deux de jeunes programmeurs-réparateurs. Il avait des remords pour son geste, il se disait qu’avoir des remords étaient mieux que de ne rien ressentir du tout.

Ampère réalisait son erreur, il avait voulu finalement dans son inconscient avoir la pleine puissance pour lui tout seul. Il avait lui-même empêcher le projet d’avancé deux fois plus vite en tuant son collègue. Lui et Johnavaient eu un rêve commun, un rêve bien au-delà de leur simple condition, comme un murmure d’une entité à deux têtes. 



CHAPITRE 3

Helena  entra par le sas et avança avec son CEAM braquée dans tous les angles possibles pour recevoir le ou les fumiers qui avaient blessé Anatole. Constantin suivait de près et il avait démonté la mitrailleuse du Requin et la portait fièrement de ses deux robustes bras.

Ce duo savait parfaitement comment procéder, Helena  en avant-garde pour attirer les diverses menaces, avant de se replier et Constantin présent à ce moment-là pour délivrer toute la puissance de feu du AA-52. Constantin avait déjà du sang sur les mains tout comme Helena , c’était un fardeau lourd à portée, mais la survie de ces temps futurs nécessitaient parfois le meurtre par nécessité avec des êtres de la même espèce. Et pourtant, après ce que le drone avait fait à Anatole, Helena  et
Constantin étaient prêt à occire le premier venu sans sommations.
Ampère ne faisait même plus attention à son ordinateur de poche qui indiquait deux intrusions dans l’abri militaire. Il ne pleurait plus, sa vie commençait à défiler devant ses yeux, Ampère en effet aurait dû être un sage-écrivain, mais à la place il avait fait défection... Il continuait à travailler alors qu’il était dans une transe et il allait bientôt passer dans un autre monde.
Helena  et Constantin réduisirent en poussière les drones de garde et ils entrèrent dans une pièce bourrée d’ordinateur et avec une épaisse et grande vitre sans teint derrière laquelle s’affairait un homme en blouse blanche, assez rond et à la vue de sa calvitie d’une cinquantaine d’année.

Ampère dans sa transe tape les derniers codes à une vitesse digne d’un sprinter aux jeux olympiques. Bouche bée, Johnlui dicte avec une perfection des secrets que Ampère n’auraient jamais trouvé sans son aide.

La vie de Nicolas commence à défiler devant ses yeux, mais n’entrave en rien la capacité de programmation de Ampère. Son cœur s’emballe lorsqu’il entend les tirs derrière lui, mais il reste concentré.

Constantin décharge 3 rafales de son fusil mitrailleur dans la vitre et la fit volée en éclat.
Nicolas dans un état second continuait la programmation tout en revivant le sourire et ses premières années avec sa mère.

Helena  lui hurla « tourne-toi salopard ! ». Ampère dans un stress ultime continua de décoder les secrets que lui susurrait Johnpour les encoder sur son pupitre informatisé. Il se prépara à basculer dans l’au-delà.
« Tourne-toi où je t’abats sur le champ ! » renchérit à ce moment-là Helena .

Ampère ignora l’ordre, la programmation était quasi-complète, Johnlui souffla les derniers codes à entrer.

Helena  posa sa main sur l’épaule de Nicolas et le tira en arrière, il chuta sous la poigne vigoureuse de la rousse. « Écoute-moi quand je te parle sale con ! »

Ampère à terre toujours bouche-bée écoutait Johnle rassurer.

« La programmation du langage est absent, mais il marchera, il fera son office, il fait que tu lance l’imprimante en 3 dimensions pour finir la tête du marcheur ! Débrouille-toi, si tu réussis tu rallieras mon plan d’existence après avoir purgé ta peine ! Sinon tu iras dans un des très nombreux enfers.»
Helena  devant l’absence totale de réaction de sa victime lui braqua son CEAM en plein front.  

« T’es demeuré ou quoi ! Où se trouvent tes petits copains ? »
Ampère saisit alors le canon de le fusil CEAM et le décala de son front.
Son agresseuse fut stupéfait devant le courage de cet homme de cinquante ans.

Constantin braqua son fusil mitrailleur sur Nicolas, mais une rafale incontrôlée risquait de mettre en charpie Helena , si bien qu’il se trouva fort dépourvu devant la scène.
Nicolas leva sa seconde main en direction du pupitre et lit dans le regard de Helena  une intention meurtrière. Il pressa sur plusieurs boutons à tâtons et appuyait sur la fonction impression.

Helena  offrit un coup de crosse à l’homme à terre et lui tira une balle dans la jambe.

« Où sont tes petits copains ? Saleté de Sanguis ! Répond ou la prochaine, c’est dans le buffet. »

Nicolas souffre de manière atroce et il se sent partir, il porte sa main tenant précédemment le canon de la Kalashnikov sur son cœur.

« Ah ! John! Tu étais le meilleur de nous deux, c’est moi qui aurait dû mourir. »

Helena  agonisait de haine devant cet abruti se tenant à terre devant lui. Alors qu’elle prit la décision de l’abattre malgré un « Calme toi Helena  ! » de la part de Constantin.

Nicolas dans un dernier abattement cœur revoit le sourire bienveillant d’Johnet échapper un râle devant d’agonie. Son âme quitte ce vieux corps pour rejoindre un autre plan d’existence.

Constantin soupira « C’est malin… je crois qu’il est tout seul ici au moins on aurait pu le prendre pour l’interroger sur ce qu’il mijotait lui ici sans ses petits copains sanguins… »

Après qu’un étrange liquide circule par différents tubes, L’imposante imprimante 3D se mit en marche.
Ceci, mis aux aguets les deux membres du collectif « Amour, Paix et Rage », ils pointèrent leur arme sur l’imprimante.

Constantin regarda Helena  et hocha des épaules. Attendre et au pire cribler de balle ce qui allait en sortir semblait être une solution rassurante et mesurée.

L’imprimante après quelques minutes interminables finit par relâcher un gaz à l’odeur âcre et une forme vaguement humanoïde en sorti.

« Putain merdre ! » hurla Constantin. « Héléna  barre toi ! »
Héléna  plus proche de l’imprimante suffoqua et porta une main à son visage tout en toussotant. Si bien qu’elle ne put bouger, lorsque Héléna entendit un pas lourd résonner dans toute la pièce.
« Il est pas armé, mais recule bordel de merde Héléna  ! Je vais fumer cet androïde ! » Hurla Constantin à nouveau.

Héléna  avait les yeux qui piquent à cause du gaz agressif non anticipé. Elle fit quelques pas en arrière, suffisamment pour que Constantin ouvre le feu sans risquer de la blesser.
Les multiples impactes criblèrent la surface de l’androïde à la couleur blanchâtre. Néanmoins celui-ci continua d’avancer lentement à pas lourds résonnant.

Constantin vida entièrement le tambour de son fusil mitrailleur et une rage de désespoir l’envahit, lorsqu’il comprit que cet androïde-là était en fait blindé.

« Helena  sauve toi ! Je le retiendrai.»

Constantin jeta son arme sur le sol et prit Helena  par un bras et commença à courir avec elle.

Androïde ADEHG-1F
« Module Cognitif opérationnel, Mission délivrer la charge à destination enregistrée. »
« Module énergétique dysfonctionnel, durée de vie 4 ans »
« Module Mouvement opérationnel avec baisse de 40% de la foulée des jambes pour atteindre la destination programmée. »
« Module Scanners olfactifs et visuels opérationnels. »
« Module de communication dysfonctionnel, diagnostique en cours, irrécupérable. »
« Module d’armement absent. Chargement module combat à main nue. »
« Module de combat à main nue fonctionnel. »
« Module détection menace opérationnel. »
« Module restructuration du blindage opérationnel. »
« Module Charge énergétique quantique, opérationnel. »

« Détection de deux menaces. Objectif suppression de la menace. Révision de la puissance nécessaire à atteindre l’objectif en fonction de nombre potentiel de menace.
Baisse de 50% des foulée pour atteindre l’objectif, menaces nombreuses à anticiper.»
L
’Androïde accéléra soudainement alors que Constantin n’était qu’à 50 mètres. Ce dernier était obligé de tendre la main à Helena , alors que celle-ci récupérait.

Le pas lourd d’un Androïde d’au moins 250 kilogrammes chargeant se fit entendre.

Constantin commença à voire sa vie défiler devant ses yeux. Sa mort allait être rapide et même brutal, aucuns sacrements si ce n’est une mort honorable digne d’un guerrier de l’ancien temps.
Hormis sa très forte carrure, Constantin était châtains aux yeux verts, un étrange sentiment s’éveilla en lui, celui d’un amour non pas uniquement pour Helena , mais un amour inconditionnel.

« Allez Helena , cours à tâtons… Enfuie-toi avec Tim et Anatole ! Je le retiens»
Constantin après ça poussa Helena  et celle-ci la vision brouillée avança à pas rapide tout en se cognant de temps à temps contre les murs.

Une fois arrivée à l’extérieur, elle entendit un hurlement de douleur provenir de l’intérieur.
Constantin était au prise avec l’androïde et ce dernier refermait ses doigts fait du malléable sur celles du brave et puissant membre du totem de l’Ours.

Tim et Anatole au-dessus de la crête comprirent vite à l’allure à laquelle courait Helena  sans voire Constantin, que quelque chose se passait. Tim et Anatole coururent jusqu’au Requin et amenèrent ce dernier à proximité du SAS, alors que Helena  toujours chancelante venait de tomber à terre.

Tim et Anatole l’enjoignirent tous deux à monter à l’arrière du véhicule.

L’Androïde sortit alors du Sas ses mains blanches étaient couverte de sang.
Un sentiment de crainte et absolu dangerosité alarma Tim, celui-ci ne demanda pas son reste pour faire demi-tour frôlant de peu la menace robotique.
Un silence de plomb s’installa alors que Tim au volant rebroussait chemin.

Anatole brisa après quinze bonnes minutes le silence en posant une question dont il connaissait la réponse.
« C’était quoi ce monstre ? »
Helena  qui pleurait avec grande peine son ami Constantin décédé.
« C’était un monstre… fait d’acier et de programmation. »

Anatole déglutie alors et versa aussi une larme. Constantin était en quelque sorte son frère ennemi et chez Anatole, la famille ce fut le collectif « Amour, Paix et Rage » et le collectif avant toute chose, c’est sacré.

Une fois revenu au campement, les gens remarquaient la tristesse du groupe, ainsi que l’absence du AA-52 monté sur le Teddy Bear et surtout le manque de l’un d’entre-deux.
Un silence se matérialisa avec l’apparition de Dieter sage-écrivain du Hibou.

Helena  fusilla du regard Dieter, c’était leur responsabilité, c’était sur leur conseil qu’il était allé explorer cet abri antiatomique.

Helena  descendit du véhicule et voulut se précipiter pour se venger sur Dieter de leur prétendu sagesse. Helena  fut immédiatement retenu par deux hommes dont un handicapé.
« Laissez-moi ! » cria-t-elle.

Dieter était un étrange personnage, ses yeux bridés trahissaient des origines japonaises ou chinoises, ses cheveux bruns luisant lui conféraient une aura en plus de son statut de sage. Il avait été retrouvé abandonné dans un abri antiatomique avant que la zone où ce dernier se trouvait soit déclaré « territoire interdit ». Il y avait de sa 17 ans et c’était devenu un membre du totem du Hibou tout à fait respecter et respectueux des autres membres du Collectif.
« Du calme, du calme… » fit Dieter en levant la main.
« Laissez-la, s’exprimer!»

Helena  se dégagea des deux hommes. Elle se rapprocha vers Dieter, les deux poings serrés et le giffla.

Dieter encaissa le coup sans riposter comme l’aurait fait n’importe quel sage-écrivain.
Il se contenta de se frotter la joue.

« Votre vengeance est-elle assouvie ? » se contenta d’annoncer Dieter.

Helena  brulait de rage, mais sous sa colère se cachait surtout de l’anxiété. Qu’allait devenir le totem de l’Ourse après ça ? Constantin était quasiment irremplaçable.

« Il est mort par votre faute ! » Helena  écumait de rage  et se prépara à le gifler de nouveau.

« Et quel est le rapport avec un châtiment corporel désobligeant pour vous comme pour moi devant tous ces gens réunis ? »
Helena  se ravisa, Dieter régnait par son charisme et non par la force.

« J’ai senti dans l’éther, la mort de Constantin, c’est pourquoi je tolère votre offense »
Dieter parlait avec un léger accent, ce qui ne rajoutait que d’avantage de profondeur à sa personne. La force de la sagesse stupéfia Helena .
Dieter d’un geste lent prit le bras vengeur de Helena  et l’accompagna doucement le long du corps de cette dernière.

« Voilà, c’est mieux, le conseil des sages-écrivains vous pardonne pour tous vos bons et loyaux services. » Dieter les mains jointes baissa le haut de son corps en signe de respect.

« Sasha, venez, je vous prie. »

Une femme d’un mètre quatre-vingts s’approcha, sa musculature imposante était mise en valeur par un marcel, son chignon laissait tomber ses cheveux d’un noir onyx jusqu’à la ceinture. Son visage saillant lui donnait un type slave tout à fait typique d’une ascendance sibérienne. Ses Iris étaient d’un marron foncé. Cette jeune femme que Helena  et sa petite troupe n’avaient jamais vue auparavant irradiait d’une force tranquille au point d’éclipser presque la présence de Dieter.

« Sasha nous vient du collectif « Vie, Force et Egalité », afin de fraternisé nos deux manières de concevoir le collectivisme. Nous avons procéder à un échange de membre pour une durée temporaire de 4 ans dans différents totems. Constantin aurait dû faire partie de l’échange»  Dieter marqua un temps.

« Inutile de dire que tu nous fais à la fois honneur et honte à la vue de tous. Honneur, parce que c’est la Rage dont son collectif aimerait bien découvrir le plus l’aspect de notre mentalité et honte car c’est la dernière de nos trois valeurs.  Amour et Paix sont pour être de bonne volonté et la Rage n’est destiné qu’aux ennemis de cette bonne volonté.»

« C’était une très belle démonstration de force, monsieur Dieter ! Je suis impressionné, car je n’ai jamais vu un sage-écrivain frappé par un membre d’un autre statut. » commenta Sasha

Son ascendance se ressentait jusque dans le ton de sa voix et était digne des vieux films que l’on passait en boucle dans les abris atomiques. Sasha venait de tendre une perche secourable à celle qui serait surement une amie.  Helena  en fut ému, elle pensa même au fait que Constantin aurait fort envié tenté d’offrir une des rares fleurs sauvages qui poussent encore à cette belle et tout en muscle personne. Sasha tendit sa main en guise de salutation à Helena  sous le regard impassible de Dieter.
Helena  sentit la puissance physique d’un homme allié à la finesse du toucher d’une femme.

« Soit, j’aurai préféré une autre entrée en matière, mais je vois que Helena  vous êtes quasi-irremplaçable pour notre Collectif. » Dieter feignit bon cœur face à cette étrange entrée en matière,
Dieter nota en son for intérieur une piqure dans son orgueil comme quoi, il avait encore à apprendre en matière de spiritualité, il remercia Helena  pour cet enseignement tout en ayant envie de lui rendre sa gifle.  Helena  les lèvres légèrement entre-ouverte fixait Sasha et Sasha lui rendit en souriant.
Dieter se sentit quasiment de trop. Il se racla la gorge et ajouta.

« Helena , vous allez devoir nous expliquer comment Constantin est mort et surtout de ce qu’il l’a tué. » !

Helena  de son étrange transe fût sortie instantanément.

« Un androïde … il l’a tué à main nue  »

« Très bien, nous avons tous deux beaucoup à parler. » conclut Dieter.  

« Igbrahm » un veillard se redressa sur cette injonction, veuillez faire visiter le reste du campement à Sasha.

Quelques instants après Dieter et Helena  se rentrouvrirent sous une tente.
Ils discutèrent longuement jusqu’à ce que exténuez de revivre tout ce qui c’était passé fini par pleurer à chaudes larmes. C’est alors qu’entra un autre membre des Hiboux la veille Catherine.

Catherine avait une jumelle siamoise et en avait été séparée, alors qu’on pratiquait encore ce genre de séparation dans les soubassements des abris atomiques. C’était un des êtes les plus sage de la tribu bien devant Dieter, ce dernier pourtant bien qu’étant pragmatique était tout aussi respecté pour ses enseignements pratiques que pour gérer le stress de tout à chacun.
La veille sage prit dans ses bras Helena  et cette dernière en fut fort émue. Catherine n’avait jamais eu d’enfant, mais son aura et son amour inconditionnel envers tous les autres humains lui valait le titre de « la mère aimante ». Catherine demanda à la jeune fille de reprendre par le début son histoire sans omettre aucuns détails. Helena  pleura toutes les larmes de son corps alors que sa tête était allongée sur les genoux d’Catherine.

« Chu…chut… » Lui susurra Catherine doucement, puis une fois Helena  rassérénée, elle fût congédiée l’âme guérie par les bon soins de la veille femme. Catherine connaissait le secret de Dieter et elle seule dans tout le collectif savait qui il était vraiment. Elle aurait pu le dénoncer, mais elle savait que Dieter avait un grand rôle à jouer dans un futur pas si lointain que ça. Elle le fixa sans la moindre once d’amour maternel et lui ternit ce discours.

« Une vie aurait pu être épargné voire même deux par ta faute Dieter ! Tu le sais, mais pourquoi as-tu autant insister pour les envoyer ? Non je connais la réponse, mais sache que les tiens n’en sont rien supérieur aux miens, peut être que l’androïde selon les visions causera des milliers de mort, peut-être pas, je t’ai déjà dit que boire de l’alcool brouillait les cartes ! C’est formellement interdit, tu n’as aucunes excuses ! Je te plains vraiment quelques part Dieter, mais c’est ton karma et tes responsabilités. Le bon dieu n’est pas aussi formel avec moi que ton karma ne l’est avec toi ! Il pardonne parfois, ton karma lui est intransigeant. » Dieter baissa le regard comme un disciple devant son maître courroucé.


Dernière édition par thetriggerman le Ven 17 Fév 2017 - 19:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La renaissance de Gaïanigma - L'Androïde immaculé   Ven 17 Fév 2017 - 19:35

CHAPITRE 4

15 Août 2088, 4 totems sont réunis, le totem du Jaguar, le totem de la Cigogne, le totem du Chien et le totem de l’ours.

Une chasse à l’androïde est déclarée, leur but retourner là où est tombé en brave Constantin, détruire l’androïde, récupérer sur sa carcasse le « Boroxyde », ainsi que le maximum de vivres et de pièces détachées dans l’abri antiatomique. Les cultivateurs-cuisiniers fournirent aux écrivains-sage des grains de riz, que ses derniers lançaient sur les récupérateurs-rapiéceurs et la troupe de Helena en signe de bénédiction.

Les recycleurs-soudeurs firent le plein du Requin et de trois autres véhicules.

Trois fusils anti-matériels furent de la partie, ainsi qu’un lance-roquette artisanale.

Le convoi lancé, le véhicule de tête le Pitbull faisait office d’avant-garde.

La stratégie coutumière voulait toujours que le véhicule le plus blindé et donc le plus lent soit à l’avant. Parfois l’androïde était armé de mitrailleuse ou de fusil d’assaut de gros calibre.
Après 2h30 de trajet, les véhiculent arrivèrent à proximité de la colline où Constantin abattit les tourelles de défense, ainsi que le canon à répétition.
Ils s’arrêtèrent et sans aucun androïde en vue, ils s’approchèrent de la colline en rampant.

Le responsable du Chien, un homme d’une cinquantaine d’année appelé Leonid prit ses jumelles et observa l’entrée et ses alentours.

Les androïdes de combat étaient très souvent programmés pour garder des lieux ou des abris antiatomiques. Leur schéma cognitif et comportemental se contentait de patrouiller généralement d’un point A à un point B et de recommencer encore et encore.
Pourtant à la surprise générale, Leonid scruta les lieux pendant des dizaines de minute sans qu’aucun androïde n’apparaisse.

« Pas d’androïde en vue, il faut y aller. » annonça Leonid sur un ton monocorde.

Leonid dévala la pente suivi des membres du totem du Chien, ils étaient tous des hommes et des vieux de la vieille. Leonid et ses camarades n’avaient aucune peur de mourir, cinquante ans dans des conditions de vie difficile ne donnaient envie que d’une chose à certains membres des collectifs, rejoindre l’au-delà ou le néant pour enfin se reposer.. Leonid était armé d’un HK G3.

Le HK G3 était l’arme de dotation des guerriers vétérans. Celui de Leonid était à la fois une arme et une œuvre d’art. Sur le support du canon était soudée avec fine personnalisation par les recycleurs-soudeurs un Patou tout en relief.

Leonid parfois dans ses rares moments de repos contemplait la beauté de son arme, tout en sentant en son cœur un profond malaise. Il avait déjà tué plusieurs hommes du collectif Sanguis Supernus Omnium, mais jamais il n’avait ressenti la moindre once de plaisir à réaliser un pareil acte. Leonid était croyant, il croyait en une entité supérieure, mais il savait qu’après une dure vie comme la sienne, il devrait recevoir l’absolution, certains membres du Sanguis Supernus Omnium étaient des violeurs et des tueurs tirant un plaisir malsain de leur acte de cruauté gratuite. C’est pourquoi, on lui pardonnerait.

Les prisons d’ailleurs n’existaient plus et si bien de chaque collectif ayant des difficultés à subvenir aux besoins alimentaires de leurs anciens et handicapés. Chaque capture pouvait se solder soit par l’exécution pure et simple de la personne capturée, soit celle-ci était déposséder de tous ses biens sauf ses habits et était renvoyé à son collectif avec honte.

Les Jaguars suivirent de près les Chiens et le totem de la Cigogne resta en couverture armé du lance-roquette et de deux fusils anti-matériel. On avait confié à Sasha un autre fusil anti-matériel, sa forte carrure pour une femme avait voulu signifié le besoin de ne pas la régler un rôle d’observateur pendant la durée de l’échange entre les deux collectifs. Helena  derrière cette dernière restait en attente, elle observait de temps à autre sa nouvelle camarade dans son dos comme une enfant curieuse devant une personne adulte en pleine affaire.
Arrivé devant le Sas d’entrée Leonid fit signe que tout allait bien. Il se dévoua ensuite pour entrer le premier. Helena n’avait jamais parlé à Leonid, mais elle le respectait et ce dernier lui rendait la pareil.

C’était un homme qui jamais n’avait eu de regards lubriques envers Helena bien que celle-ci ne s’en offusquait guère, mais Leonid l’avait toujours fasciné par son regard empli de simplicité et d’humilité.
Helena demanda en son for intérieur que Leonid puisse revenir entier. Elle était encore traumatisée par l’image de l’androïde blanchâtre aux mains maculées de sang.

Leonid avança, un léger résidu de peur disparu de son cœur au moment même où il alluma la lampe torche au bout de son HK G3. Son arme possédait une crosse qui touchait son épaule si bien que
Leonid expert depuis des années en maniement de fusil d’assaut était prêt à faire feu suffisamment longtemps et avec précision pour paralyser un androïde. La technique était très simple, viser les rotules et vider le chargeur dessus tout en reculant, recharger, répéter le processus jusqu’à ce que l’androïde sorte de son antre et conclure la destruction de ce dernier par un tir soutenu de fusil anti-matériel et d’une roquette.

Leonid avança et dépassa le cadavre ainsi que la mare de sang laissée par Constantin. Leonid frissonna devant la dépouille de ce jeune membre du collectif, même après plus de cinquante ans de survie, Leonid n’avait jamais vu une mort qui fut aussi atrocement violente. Leonid du poser genou à terre tant son cœur battit vite et prendre de longues et puissantes respirations pour calmer sa nervosité. Sa main tenant la crosse de son HK G3 tremblait, c’était le handicap que contractait Leonid quand il devait faire face à de pareil horreur. Ivanohé qui le précédait vomi carrément devant une telle barbarie

Leonid se redressa finalement et enjoignit son compagnon de faire pareil, tous deux arrivèrent à la salle du moulage de l’androïde suivi des 3 autres représentants du totem du Chien. Leonid et ses compagnons braquèrent leur lampe torche dans chaque recoin de la salle sans localiser le moindre adversaire. Ils ne trouvèrent aucune porte masquée ou cachée. Si bien, qu’ils sortirent prévenir leur compagnon.

Helena fut presque déçue que l’on déplora aucune présence de l’androïde, mais sous son ressentiment se cachait une grande part de tristesse, même la destruction du monstre immaculé n’aura pas fait revenir Constantin.

La Cigogne rangea leur équipement, tandis que le Jaguar commença à distribuer les sacs de collecte.
L’abri atomique regorgeait de provisions et de matériels en tout genre. A défaut, d’avoir une vengeance le collectif « Amour, Paix et Rage » allait faire bombance et surtout pouvoir enterrer son héroïque membre du nom de Constantin.  
Ce qui fut un courageux jeune homme de 19 ans avec tout l’honneur qu’on lui prodigua fut emmailloté et transporté à l’arrière du Pitbull.

Helena demanda la permission d’accompagner son ami sur le chemin retour, étant donné que Leonid avait vu sa manière d’agir envers Dieter. Il lui céda volontiers sa place à l’arrière du véhicule.

Helena ne put s’empêcher de porter la main sur le front de son camarde décédé, Ivanohé lui aussi placé à l’arrière du véhicule sourit tristesse à Helena en guise de compassion.  
Une fois rentré au campement le soleil orange était sur le point de laisser place à l’obscurité, Catherine aidée par 4 vieillards déchargèrent le corps de Constantin et divers sages-écrivains s’afféraient à préparer divers textiles. A défaut de combustibles en bois pour un buché funéraire, on entourait le corps du défunt avec plusieurs manteaux et habits dans le but que ce dernier n’est jamais froid dans le néant ou dans d’autre éther.
Quand la cérémonie fut prête les sages-écrivains de différents totems mirent le feu aux nombreuses couches autour de Constantin. La fumée du buché prit une forme étrange un homme coté en deux et d’une forte stature avec les bras croisés. Ce « génie » souriait, les sages-écrivains signèrent spirituellement en fonction de leur religion, puis il disparut.

Constantin ayant suivi certains principes toute sa vie et une mort héroïque fit de son âme un être de lumière à part entière.

Sasha observa le silence en guise de respect pour celui avec qui elle aurait dû échanger sa place pendant 4 ans.

Helena malgré la confirmation que Constantin avait bien ralliée un autre plan d’existence positif, elle ne put que verser des larmes encore et encore au point de ne dormir que quatre heures durant la nuit.
Le lendemain matin, alors qu’on lui servait des lentilles et des carottes râpées, Sasha vient à ses côtés et lui tint ses propos.
« Je ne sais pas qui était ce Constantin, mais ne vous inquiétez pas, je serais me montrer sa hauteur… parole d’ours.»

Helena regarda quelque peu surpris celle qui allait devenir son compagnon d’infortune et lui tendit la main faiblement. Sasha la serra avec tout le tact dont elle put faire preuve. Une amitié de longue durée venait de naître.
21 septembre 2088, soit un mois après la chasse à l’Androïde, le totem de l’ours dans les jours fut affecté à la cueillette des baies des buissons dans les environs du campement.

Malgré cette activité saine pour se ressourcer, Helena cauchemardait souvent. Elle se voyait agressée physiquement par le terrible Androïde encore et encore pendant le mois qui suivit. Catherine lui fit des infusions avec le zeste et les feuilles issu des clémentines cultivées sous serres hydroponiques pour apaiser sa douleur psychique. Helena posait sa tête sur les genoux de la sage-écrivain et lui racontait tous les matins ses cauchemars. Catherine pendant ce temps-là lui caressait le cuir chevelu.

Dieter, sans un mot regardait tous les jours la jeune fille, alors qu’elle entrait sous la tente des sages-écrivains. Une certaine indifférence se lisait sur le visage du bouddhiste.

Tout sembla reprendre son cours, Constantin finit par quitter petit à petit la conscience d’Helena et une amitié saine naquit avec celle qui le remplaça. Sasha blaguait souvent sur le postérieur de certains « mâles » du campement, ce qui n’était pas pour déplaire à Helena.

Cette dernière avait d’ailleurs tapé dans l’œil à Ivanohé, ce garçon de vingt-cinq ans était très emprunté lorsqu’il marchait dans les environs de la jeune femme. Et Helena  attendait avec impatience sa déclaration ou ses avances. Ivanohé rata plus d’une chance, mais Helena  sut se montrer très patiente jusqu’au jour où ce dernier lui déclara sa flamme. Ivanohé mit un genou à terre et lui tendit avec un geste d’une élégance rare une petite fleur pourpre qui ne poussait que sur de très hautes collines.

Helena dans un sourire d’exaltation extrême accueillit l’objet de l’amour du jeune homme.
Des larmes de bonheur coulèrent sur les joues d’Helena, son chakra du plexus solaire abonda en une jouissance ultime.
Helena vibra d’une telle jouissance que même l’indifférent Dieter ne put qu’émettre un sourire empreint de contenance.

La nouvelle au sein du collectif « Amour, Paix et Rage » composé d’environ 300 personnes se répandirent en une trainée de poudre. Un jour de liesse fut déclaré, du plus jeune au plus âgé se réjouirent. La rose pourpre était à la fois un symbole de virilité et un signe du plus grand amour. C’était la tradition quand un homme voulait se lier à vie avec une femme.

Les récupérateurs-rapiéceurs confectionnèrent un grand châle épais pour envelopper la mariée. Quant au marié un costume trois pièces trouvé un jour dans un abri fut considéré comme la meilleure option afin de vêtir Ivanohé. Catherine, Dieter et les autres sages du totem du hibou préparèrent des cierges afin de bénir les futurs mariés durant la cérémonie.

La rumeur fut-elle aussi diffuse que des représentants du collectif « Vie, Prospérité, Egalité » se proposèrent d’apporter des cadeaux aux deux époux. D’autres collectifs tels que « Vigilance, Emergence, Destiné » saluèrent ce mariage et promirent d’envoyer un représentant avec un petit présent.

Le 9 Février 2089 fut retenu comme la date la mieux indiquée pour l’évènement tant attendu. Une fois arrivé à échéance, les gens se rassemblèrent dans une cuvette naturelle afin d’accueillir le plus de monde possible.

Helena et Ivanohé n’étaient pas d’une piété à toute épreuve mais ils étaient tous deux baptisés Catholique, si bien que ce fut à Catherine le rôle de célébrer l’office.

Tout fut organisé comme au sein d’une église à droite de l’allée se trouvait les invités du futur époux et à gauche pour ceux de la future épouse.

Ivanohé accompagné de sa mère Maria descendit jusqu’au centre de la cuvette où un autel fut improvisé. La future épouse habillée d’une robe de soirée blanche à défaut d’une de mariage fut amené par son père Georges un homme de forte carrure jusqu’au centre de la cuvette, Sasha fut désignée comme demoiselle d’honneur et suivit de sa nouvelle amie.

Catherine entama une bénédiction qui allait durée une demi-heure, c’est durant ce rite que choisit les premiers coups de feu de retentir à l’opposé de la foule dans la cuvette…



CHAPITRE 5

Les gens furent fauché par dizaines, les coups de feu provenaient de l’autre côté de la cuvette, Leonid et les quatre autres gardes de faction furent la première cible des tirs. Un véritable massacre, un carnage. Les enfants criaient et les hommes et les femmes tentèrent de riposter en saisissant les armes des gardes mort, en quelques minutes 5 hommes armés tuèrent soixante personnes et en blessèrent une bonne quarantaine. Deux des assaillants  tombèrent et lorsque les trois autres rechargèrent leur fusil d’assaut, une bonne trentaine de personnes purent s’enfuirent, mais à nouveau un déluge de balle faucha trente-six autres personnes. Helena et Ivanohé se cachèrent derrière l’autel alors que même Catherine prit une balle en plein épaule et s’affala par terre.

Les assaillants se replièrent tout en ouvrant le feu et disparurent derrière le haut de la cuvette.

Le bilan total de mort fut impressionnant Leonid qui était chargé de la sécurité n’aurait jamais pensé que des pillards puissent attaquer par un pareil jour de félicité. Mais, rapidement après examen, on découvrit sur un des assaillants décédés un écusson pourpre avec marqué dessus S.S.O .
Le collectif Sanguis Supernus Omnium avait délibérément agressé une journée sacrée pour répandre la terreur.

Les gens gémissaient et pleuraient leur mort. Les plus robustes sentimentalement commencèrent à creuser une fosse. Il était impossible comme le voulait la tradition d’emmailloté chaque mort, si bien qu’enterrer les morts fut considéré comme l’option la plus viable.

Catherine était salement blessé et comme c’était la plus ancienne et la plus sage du collectif, les soins se tournèrent vers elle en premier. Les gens avaient la technique pour soigner, mais les moyens matériels étaient manquants.

Quinze autres personnes furent décédées faute de matériels médicaux. Seize personnes allaient pouvoir recouvrer leur capacité et neuf personnes restèrent surement handicapées à vie.

Le collectif « Vie, Prospérité, Egalité » envoya quelques vivres et le collectif « Vigilance, Emergence, Destiné » envoya du matériel médical.

Le collectif « Amour, Paix et Rage » se réunit le soir même pour discuter, les hommes étaient en colère, Georges tient les propos suivant :
« Monstre ! Barbares ! Traites ! Il faut se venger ! » .

Les gens levèrent le point pour soutenir de pareilles paroles et des acquiescements de la part de la part des gens du collectif se produisirent. Georges grisé par ses paroles trouva écho dans le cœur des gens et continua sur cette lancée pour blâmer les sages-écrivains, il pointa du doigt Dieter et Vamany le disciple de ce dernier.

« Vous deux ! Pourquoi n’avez-vous rien vu venir ? N’est-il pas de votre tâche de voire dans l’avenir ? Vous avez déjà fait tuer Constantin par vos visions !»
Les gens étaient révoltés
Dieter prit une profonde respiration et démontra encore une fois sa totale capacité à maîtriser ses propos et ses émotions.
« Le Bouddha a dit une chose, au lieu de courir après celui qui a mis ta maison en feu, commence par éteindre cette dernière.  »

Puis il fixa Georges dans les yeux

« Vous devez commencer par éteindre votre maison, Georges. »

Georges abasourdit par cette vérité énoncée ouvrit légèrement les lèvres et ne sut quoi répondre.

Dieter ne lui laissa aucune chance de retrouver ses esprits et pour clore au plus vite le débat, il continua sur sa lancée.

« Les sages-écrivains si ont peu les appeler ainsi du Sanguis Supernus Omnium sont passé maître dans l’art de camoufler les traces des leurs et d’eux même dans l’Ether. Nous allons tous et je dis bien tous, émigrer en direction de l’ancienne frontière avec l’Allemagne.»

Georges jeta un caillou en l’air et contre attaqua.

« Vous n’avez aucun droit de décider pour tout notre collectif ! Quant pense les autres sages-écrivains du totem du faucon et de l’aigle ? »

Georges pointa du doigt Sid et Johé, tous deux étaient les plus âgés de leur totem.
Sid était d’une maigreur extrême, si bien qu’on aurait cru qu’il était mourant et Johé, lui était massif et imposant. Tous deux donnèrent écho aux propos de Dieter.

« Je comprends pourquoi, votre fille est aussi impulsive. Elle tient définitivement de vous. Mais ne changez rien, nous avons besoin de gens comme vous dans notre collectif.»

Dieter, conclue ainsi définitivement le débat en honorant son adversaire. La plus part des regards se tournèrent en faveur de Dieter preuve étant qu’il était un homme de responsabilité et de confiance.

Catherine étant dans un état semi comateux à cause de sa blessure, ce fut Dieter qui dicta la marche à suivre. Il décida pour le bien du collectif de partir en direction du Nord Est de la
France et de franchir la « frontière » avec la Suisse. Il argumenta que vu l’agressivité inouïe dont est capable le collectif Sanguis Supernus Omnium, il valait mieux mettre le plus de distance possible avec ces malades mentaux.

Néanmoins Dieter se garda bien d’annonce qu’il ressentait un curieux déplacement dans l’Ether. Les autres sages-écrivains décidèrent eux-aussi de conserver le silence. Un grand espoir et une grande peur emplirent leur cœur, en effet les dons de divination n’étaient pas une science exacte et une telle énergie pouvait influencer jusqu’au fondement du continent Européen.

Dieter pourtant était confiant, il savait que cette jeune effrontée d’Helena et désormais son mari Ivanohé allaient tout deux jouer un grand rôle dans l’avenir de leur collectif et peut être plus encore.

Le Campement fut démonté, étant donné qu’un peu prés un tiers de la population du collectif était décédé, ce dernier avec tous les vivres qu’il possédait et fut donné par « Vie, Prospérité, Egalité » pu se permettre de voyager suffisamment longtemps pour rejoindre les grands rassemblements d’arbustes aux baies juteux bien au-delà à l’Est de la frontière de l’Allemagne. Le collectif pourra alors se sustenter en attendant que les premières serres hydroponiques prennent le relai.

Dieter argumenta, que dans le malheur du collectif, nous partions pour des régions plus clémentes et que c’était le moment idéal pour la survie du plus grand nombre.  

Jusqu’au 25 Février 2089, les différents totems de Cueilleur-Ferrailleur et Recycleurs-soudeurs se relayèrent jour et nuit pour veiller à l’absence d’assaillant. Ce après quoi, une fois la caravane formée, se fut le départ pour une autre contrée.

Les gens du collectif étaient épuisés, mais le départ était nécessaire et Dieter fédéra par ses discours un maximum de monde. Là où ils allèrent, un monde meilleur les attendait, si bien que les handicapés et les personnes âgés furent les premières à le soutenir fermement. Dieter se faisait peur à lui-même, jusqu’à maintenant il n’était que l’éminence grise de Catherine et même Catherine n’avait jamais autant d’influence que lui envers les autres totems sages-écrivains.

Dieter avait au creux de ses mains le destin de deux cent une personnes et il ne s’oubliait pas dans le compte. Dieter se rêvait chaque nuit comme un leader d’un nouveau genre, un Dalaï Lama à la tête d’une communauté, un maître spirituel responsable de deux cents une vies. Il avait peur, car son éveil n’était que partiel.

Et en même temps, les sentiments humains étant complexes, Dieter était électrisé, peut-être aurait-il lui aussi un nom dans l’histoire comme Bouddha. Mais Dieter dans sa mégalomanie se reprit vite, il avait reçu les enseignements de la voie du Dharma, la voie de l’éveil bouddhiste par l’oral de son maître Meister Heilung. Ce dernier était mort avant d’avoir pu livrer toutes les clefs à Dieter si bien qu’il devait par lui-même avancer sur le chemin de l’éveil à tâtons.

Les remorques furent attachées à des engins comme le Pitbull ou le Teddy Bear. Un long chemin de près de deux mois attendaient les membres du collectif « Amour, Paix et Rage ».

Même, si les « Sanguis, Supernus, Omnius » brouillaient les sens de la divination, il était fort à parier qu’il allait répandre une vague de terreur parmi les  collectifs à proximité et qui firent le choix de rester.


Sasha avec l’aval de son collectif demanda à Dieter de faire partie intégrante de « Amour, Paix et Rage ». Ce dernier dérogea au rituel normalement à observer pour faire partie du collectif étant donné l’urgence de partir au plus vite de la région.

Au bout d’un mois de marche forcé, Les mines étaient grises et les sages-écrivains du collectif tentèrent du mieux qu’ils purent de prendre soin psychologiquement de tout à chacun. Dieter, chaque soir exhortait son peuple à fournir le meilleur chaque jour afin d’atteindre au plus vite la destination enviée. Il décrivait parfaitement bien les arbustes remplis de baie et à perte de vue l’été prochain.

Helena et Ivanohé furent regardés avec circonspection par les autres membres du collectif.

Certains cultivateurs-cuisiniers grognaient en les voyant surtout le vieux Léon du totem du cochon. Ce petit homme de 45 ans ne s’étaient pas rasé depuis bientôt 10 ans, si bien que sa barbe poivre et sel lui donnait un air philosophe. Mais, au lieu de jouer avec des concepts philosophiques et de rêver d’un monde meilleur, ce dernier n’était que le pire des rabats joies terre à terre. Il regardait le jeune couple avec un air mauvais et ne manquait jamais de chuchoter à son camarade François lui aussi cultivateurs-cuisiniers des paroles malveillantes à propos de « ce jeune couple maudit ».

Dieter n’ignorant rien de ceci, alla un jour essayer de discuter avec François.
« François arrête de blâmer ces deux pauvres jeunes âmes ! Ce n’est pas de leur faute, Catherine dans son demi-sommeil précise même qu’ils sont innocents. »
Le vieil homme mauvais comme la peste lui rétorqua.
« Qu’est-ce qu’un idiot et faible comme toi connait quelque chose à part lire l’avenir dans des feuilles de thé, que nous autre cuisiniers préparons ! Et encore, je suis sympa avec toi, vu comme vous avez merdé avec les S.S.O. ! Abruti.»

Dieter n’avait jamais été insulté de cette manière encore, s’en était trop après des années de maitrise quasi-parfaite en publique de son self-control, Dieter explosa.
« C’est toi l’abruti! Ne vois-tu pas que ces deux jeunes gens ont leur plus beau jour de leur vie réduit en miette, tu imagines le traumatisme que cela produit pareil évènement ! »

Les gens tout autour des deux protagonistes furent bouche bée.

François les mâchoires serrés et fulminant de rage, attrapa son couteau de cuisine et se rapprocha de
Dieter, Alors que Dieter regardait droit dans les yeux celui qui allait le tuer.
Georges, le père d’Helena se jeta sur François, leur lutte à terre dura un moment, François se hissa au-dessus de Georges et planta son couteau profondément dans son flanc.
« Non ! » hurla Helena. Ivanohé se jeta sur François et commença à le rouer de coup.

Léon attrapa une lourde louche et frappa à la tête Ivanohé, ce dernier roula sur le côté.

Les autres membres du collectif « Amour, Paix et Rage » voulurent intervenir, mais les trois autres membres du totem du cochon se groupèrent et firent les gros yeux à quiconque approchait.

Léon voulu resservir le couvert en frappant à nouveau Ivanohé, mais ce dernier toujours conscient bien que sonner tendit la main et dévia le coup en direction de sa tête.

Ivanohé décrocha sans aucune retenue un coup de pied en plein dans les rotules de Léon. Ce dernier qui n’était pas de toute première jeunesse posa un genou à terre et Ivanohé se releva malgré son mal de crâne incroyable. François se redressa lui aussi avec son couteau et voulut attaquer Ivanohé, mais ce dernier esquiva et en profita pour livrer à l’éventreur un coup de genou magistral dans le ventre de François, ce dernier dans un râle profond s’affala sur le côté.

Cette fois-si le reste du collectif se mit en mouvement. Les membres du Renard dont faisait partie

Georges intervinrent, une bagarre éclata entre les deux totems. Le Chien en profita pour porter assistance à Ivanohé et s’occupa de Léon ainsi que de sa lourde et massive louche.
Après quelques instants, le totem du cochon fut à terre. La vie alors de Georges se joua, Dieter évalua du mieux qu’il put la blessure, le couteau de cuisine avait touché l’estomac. Dieter dût faire un choix, il décida de ne pas ouvrir d’avantage l’abdomen et ainsi éviter une hémorragie. Il préconisa de mettre

Georges couché dans une remorque sans le nourrir pendant 25 jours et de lui faire boire des décoctions pour l’aider à cicatriser et s’hydrater.
Si le métabolisme du blessé était rapide, peut-être qu’il s’en tirera, sinon son agonie ne sera être longue.

Dieter décida de bannir de l’intégralité du totem du cochon. Ces derniers ne demanderaient pas leur reste et s’en allèrent avec 15 jours de vivre par tête.

François cracha par terre face à Dieter et s’en alla en défiant tout à chacun du regard. Il s’arrêta particulièrement sur Helena, il la regarda le plus longtemps possible avant de passer à un autre visage.

Jamais, un tel entre déchirement ne se produisit dans le collectif auparavant. La frustration était grande dans les cœurs, Dieter goûta à l’amertume du pouvoir. Son sixième chakra Ajna était brouillé, mais il ressentait la tristesse des cœurs. C’est à ce moment que Catherine choisit pour revenir parmi son peuple accablé par tant de souffrances inutiles.

Elle se redressa dans sa remorque et rejoignit Dieter, puis elle lui susurra à l’oreille :
« Tu as encore beaucoup à apprendre, mais ne soit pas trop pressé de partir comme moi pour le bas astral, parfois les âmes sont plus agressives que l’on ne croit. Je t’ai observé, c’est bien tu es sur la bonne voie, mais un jour tu devras vraiment choisir ton camp. En attendant tu n’es que le deuxième, seulement après ça tu pourras te passer de moi.»

Dieter baissa la tête tel un enfant pas sage.

Catherine leva le poing en l’air et pivota sur elle-même pour donner du baume au cœur des gens l’entourant.

« Peuple de Gaïanigma, membre du collectif « Amour, Paix et Rage » vous avez démontré votre capacité à surmonter une fois de plus un problème qui s’est ancré dans nos cœurs. Beaucoup d’autre collectif se sera livré à une escalade de violence et pourtant vous avez prouvé par votre silencieuse contestation, que les actes de quelques-uns ne font pas de nous des monstres comme eux. Le totem du cochon est désormais inexistant pour les 7 prochaines années, c’est nécessaire, ce totem ne peut plus supporter pareil sacrilège sans être affecté dans l’éther. Remettons nous en marche ! Les buissons sont à notre portée. Demain nous aurons franchi la frontière de la Suisse encore dix-sept jours et nous serons arrivés à destination. »

Les gens relevèrent la tête, ils avaient retrouvé la voie de la sagesse et tous s’inclinèrent ou firent un signe de croix.

Le collectif dans les jours qui suivirent, passa à proximité du lac Léman, ce dernier dans son sommeil profond ondulait tranquillement sous l’effet du vent. Il était tel un géant ronflant et plongé dans une grande torpeur depuis que le dernier navire ayant vogué sur ce dernier s’était amarré il y a de sa plus de cent ans sans jamais remettre les voiles.

Ceci plongea les gens dans un profond silence et Catherine sentit de subtils changements dans l’être de son peuple et surtout un regard méfiant provenant du Lac. Dieter fit de même, mais il se garda bien d’engager la conversation avec Catherine.

Il était au milieu de l’après-midi lorsque Catherine décida de prendre la parole :
« Stop ! Ici, nous camperons pour la nuit. »

Les gens se regardaient les uns les autres, les réserves d’eau étaient au plus bas et les gens étaient sales et sans possibilité de se toiletter depuis des semaines. Catherine poursuivit.

« Profitez-en pour vous lavez. Ce soir nous aurons un tour de garde en roulement de vingt par vingt. »

Catherine savait que c’était risqué, mais mieux valait que son peuple se repose et se laver ce soir, sinon il risquait fortement des problèmes sanitaires à moyen terme..

Mais, le danger existait bel et bien. Il était palpable, les autres Sages-écrivains Sid et Johé avaient donné leur accord tacitement à Catherine.




CHAPITRE 6


Une fois le campement monté, les membres du collectif Amour, Paix et Rage se sentirent d’humeur joyeuse et les plus jeunes purent s’amuser dans le placide Lac Léman.

La nuit venue, un grand feu de bois fut allumé. Maxime programmateur-réparateur du totem de la grenouille mima un spectacle avec deux de ses créations, un drone chien et un drone chat. Le drone chat avait la queue qui se hérissait à la proche du chien.

Ce spectacle et le jeu des braises et des ombres provoquèrent un sentiment de quiétude salutaire pour faire redescendre la tension et éviter un autre incident comme celui du canard.

Maxime fut applaudit pour sa prestation et il fut fort aise pour lui d’annoncer la suite un jour du spectacle avec d’autres drones.  

Le peuple se coucha et beaucoup sombrèrent dans un profond sommeil.

La relève du premier tiers de garde se fit sans encombre. Le second tiers était présent bien que les gardes ensommeillés eurent des difficultés à se mettre à l’œuvre.

Dieter se réveilla en pleine nuit comme si une impulsion éthérique le fit sursauter, il se leva et rassura les gardes.

Dieter sur la plage contempla la beauté tranquille du lac, mais la paix se solda en une désagréable sensation dans ses tripes. Il crut voire au loin quelque chose bougé dans l’eau.
Un frisson parcouru tout son échine, Dieter serra ses bras et se massa.
Le lac Léman avait petit à petit une odeur de pourriture et quelque chose de malsain en lui-même.

C’est au moment de retourner se coucher qu’il entendit un clapotis. Dieter pivota sur lui-même les yeux exorbités… et il ne vit rien d’autre que l’immensité de l’eau paisible et tranquille. Dieter reçut des visions de mort et de sensualité extrême. Il put à ce moment-là sentir un poids se soutirer de son cœur et tout lui semblait plus clair, précis et merveilleux à la fois.

Dieter se retourna à nouveau et c’est à ce moment-là qu’apparu la chose devant ses yeux.
Un visage boursouflé et tuméfié sans corps d’une femme brune lui fit face. Elle hurla en silence en projetant une odeur nauséabonde de poisson avarié à la face de Dieter.
Il recula en direction du Lac et mit un pied dans l’eau. Il sentit à ce moment-là une main étreignant sa jambe.

Les gardes ne réagirent pas tout de suite. Si bien que Dieter se retrouva à moitié immergé dans l’eau froide et morbide, qui n’avait rien avoir avec le paisible lac en journée.
Ils durent se mettre à quatre pour tirer Dieter d’un mal invisible de l’eau.

La charogne finit par lâcher prise sur le sage-écrivain et elle disparue dans l’eau.
Catherine se réveilla et c’est elle-même qui vint poser la serviette sur les épaules de Dieter encore tremblant.

« C’est bien Dieter, ne t’en fais pas, ils ne sont pas tous mauvais, mais fait attention à toi, c’est à toi seul de faire ton chemin désormais. »

Dieter réalisa alors que tout autour de lui était toujours sensiblement plus limpide et précis, il s’était enfin éveillé. Un grand sentiment électrisant parcouru son corps, il avait réussi.
Le reste de la nuit se passa sans encombre et chemina jusqu’au matin.

Dieter resta là éloigné de l’eau et assit en tailleur regardant le soleil apparaître. Tout était d’une grande beauté poétique du plus simple caillou jusqu’à l’astre solaire.
Il regarda le reste de collectif avec un émerveillement proche de la plus grande félicité qu’il existe. Il s’arrêta sur Helena, il l’observa et il vit en elle l’incarnation d’une grande force d’âme. Dieter était comme un enfant découvrant le monde, il était tout excité de vivre une journée de plus et de tous ses mystères encore inexpliqués.

Helena s’éveilla tout en étant blotti contre Ivanohé, elle aimait celui désormais qui était son mari.

Helena endurait parfois certains regards méfiants, mais en rien agressifs. Une petite partie des gens essayait d’aider ce couple « maudit », mais Ivanohé aussi bien que sa compagne ne voulait en rien la pitié d’autrui.

Helena n’avait jamais été aussi heureuse et à la fois peur depuis son mariage. Heureuse, car désormais elle partageait l’existence avec un véritable chevalier servant et peur elle se demandait si maintenant elle serait capable de repartir en mission avec Sasha, Tim et Anatole.

Ivanohé lui était fort heureux d’avoir une compagne aussi aimante, mais il était sombre depuis l’attaque sur le campement. Son cœur réclamait la vengeance pour son ami et mentor Leonid. Une vengeance qui jamais ne pourrait être assouvi vu la direction prise par le collectif. Il aurait temps voulu que Feodor ou Léon fût mort à la place du fidèle Leonid.

Djonny et Cécilia, les autres membres du totem du chien n’avaient depuis le départ par un instant songé qui pourrait remplacer le défunt Leonid.

Leonid était devenu à la fin de sa vie véritable enseignant pour tout jeune désireux de manier un fusil d’assaut CEAM et voulant rejoindre les récupérateurs-rapiéceurs. On lui conférait un sixième sens du danger, qui aurait pu faire de lui un sage-écrivain. Mais il avait préféré continuer sur le terrain. Leonid était consulté souvent par Catherine pour des questions de sécurité.

Conrad âgé de 37 ans et tout en muscle et en force tranquille était le plus ancien récupérateurs-rapiéceurs après Leonid, ce fut naturellement vers lui que les sages-écrivains vinrent prendre conseil.
Cet homme était noir, ce qui n’ajoutait que d’avantage de profondeur à sa puissance masculine caractérisée. Il n’avait aucunement besoin d’élever la voix pour être écouté, le Sanglier était son totem.

Cette incarnation de la virilité avait étrangement cette capacité que certains récupérateurs-rapiéceurs tout comme Leonid développaient. Un sixième sens en matière de sécurité et se sent du dévouement envers le collectif comme un serment d’allégeance d’un chevalier à son roi.

Helena quant à elle développait une étrange capacité depuis qu’Ivanohé partageait sa couche. Elle commençait à ressentir les émotions et même de pensées fugaces de temps à autre de cet homme avec qui elle partageait sa vie. Pire encore, c’est comme si elle pouvait voire à travers ses yeux.

Elle n’osa en parler à son compagnon. Mais, un jour lorsqu’elle se sentira suffisamment en confiance, elle tenterait de communiquer à propos de cet étrange don à son homme.

Georges se remit de sa blessure, mais il était trop faible pour encore marcher, c’est une embrassade douloureuse qui se produisit lorsque Helena se jeta à son cou. Georges hoqueta de contentement de voir sa fille si heureuse, il est vrai qu’il n’avait jamais été très présent du fait que sa mère était morte en couche, mais avec l’âge il lui avait pardonné et surtout appris à aimer cette jeune fille au caractère tout feu, tout flamme.

L’exode du collectif « Amour, Paix et Rage » se poursuivit sur une ancienne autoroute.
Un panneau mangé par la rouille indiqua Berne. Les sages-écrivains sentirent dans l’éther la présence de quelques autochtones encore présent dans cette ville en ruine. Des isolationnistes, Conrad ne sera pas de trop pour demander le droit de passage aux Bernois

Le bitume présentait de nombreux nids de poule et de temps à autre une carcasse se trouvait laisser là, c’était l’occasion de siphonner les réservoirs, bien que les véhicules fonctionnaient à base de huile de colza, un peu de gasoil était toujours le bienvenu.

L’autoroute offrait de bonnes perceptives d’évoluer rapidement, mais les semelles de tout à chacun après des kilomètres commençaient à s’user, il faudra une bonne semaine de marche à vitesse d’homme pour atteindre Berne. Les buissons se situaient dans la bordure sud du Jura suisse. Ils poussaient à la lisière des anciennes forêts au Pin agonisant . Encore une petite semaine par l’ancienne route nationale et le collectif pourrait se reposer et guérir son âme de la perte de cent onze de les leurs tout en s’offrant une perceptive de se nourrir convenablement.

La ville abandonnée de Bâle proche permettrait de récupérer maintes pièces détachées.
Sur l’autoroute, malgré l’abondance de soleil, la nature se faisait discrète. Les arbres depuis tout ce temps aurait pu reprendre leur droit de trôner çà et là, mais au lieu de ceci seul de petits arbustes sauvages dénudés de feuillage et griffu se tenaient présent.
La nature depuis l’apocalypse de l’an 2000 n’avait pas osé reprendre son droit, quelque chose dans l’éther de Gaïanigma était bloqué, l’énergie créatrice ne circulait qu’à débit très réduit et il fallait des serres hydroponiques très pointilleuses ou des champs intensivement irrigué pour faire pousser quoique ce soit dans la terre. Les animaux avaient du mal à se reproduire et par ce biais ils étaient d’une rareté confinant parfois à la superstition et aux présages. Les rares plumes de chaque oiseau étaient récupérées et confiées aux sages-écrivains de chaque collectif. Ces envoyés des cieux étaient sacrés et même les sanguinaires membres collectif Sanguis Supernus Omnium observait le précepte de ne pas les tuer.

Étrangement pourtant le Jura suisse était source de fertilité et quelque chose d’indéfinissable se produisait dans l’Ether à cet endroit.
Il n’y avait que pour les humains où la possibilité de procréer n’était pas contrarié. Mieux encore les femmes avaient la capacité d’ovuler ou non durant leurs règles à volonté.
Lorsque que le collectif arriva à proximité de Berne, une fusée fut tirée en l’air par les survivants de la ville.

Catherine et les autres sages-écrivains avaient senti leur présence, la dureté de leur vie de ces gens confinés dans un système politique datant d’avant l’an 2000, mais aussi leur peur pouvant être synonyme d’agressivité.

Il était vrai que voire deux cents une personne, avait de quoi intimider et surtout faire peur. Les Bernois survivaient de buissons à proximité de leur ville et de champs irrigués de manière intensive par l’Aar.

Une barricade de bric et de broc avait été construit à l’entrée de la ville, plus pour impressionner, que pour réellement la défendre. Un homme armé d’un fusil de chasse et  cinquante autres armés d’arme à deux coups s’avancèrent hors de la cité. L’homme portait une barde d’une cinquantaine non rasée. Il tenta de se montrer impressionnant avec un œil mauvais, mais il tremblait tout en portant son arme. Ceci dit cela fit de lui quelque part un meilleur négociateur

Dieter interrogea du regard Catherine, il inclina la tête et celle-ci hocha de la tête et fit signe à Conrad de porter son ombre.

Dieter s’approcha de cet homme qui devait être le doyen de la petite communauté de survivant.
« Bernois, nous sommes le collectif Amour, Paix et Rage. Permettez-moi de me présenter Dieter, nous vous demandons uniquement le droit de passage et une nuitée, pour ceci nous vous offrons 100 Kilogrammes de pomme de terre. »

L’ancien regarda de ça de là les visages fatigués lui faisant face, il s’arrêta sur Conrad et son fusil d’assaut en bandoulière.
« Qu’elles sont nos garantis pour nous prouver que vous serez de bonne foi ?
Qu’est ce qui que vous n’en profiterez pas pour égorger nos enfants et violé nos femmes ? »
Les gens du collectif « Amour, Paix et Rage » se regardèrent les uns les autres complètement choqué par les propos de ce vieil homme.

Dieter se tourna et anticipa le mécontentement de son peuple.  
« Du calme, du calme. »
« Nous allons trouver une solution.» Dit-il tout en se tournant vers le vieil homme.

Dieter afficha un sourire conquérant, un sourire que l’on voyait peu sur ses lèvres et ajouta.
« 100 kilogrammes de pomme terre et 50 kilogrammes de betteraves. Nous vous les livrerons dès ce soir. »

Conrad croisa les bras son fusil d’assaut pendant à son épaule.
Le cinquantenaire se tourna vers ces compagnons, il tremblait et décidément il n’était pas un fin négociateur, mais sa peur faisait le reste pour obliger Dieter à le tenter encore plus.

En réponse les autres Bernois le regardèrent tous d’un air ahuri, ils n’avaient jamais eu l’occasion de négocier avec qui que ce soit auparavant.

Dieter pour conclure la cession diplomatique montra de son doigt les caisses harnachées aux véhicules.
« Eh bien, c’est d’accord, mais au moindre problème, vous partez ! » répondit le représentant de Berne.

Dieter afficha un sourire satisfait, il n’était que quiétude et assurance envers lui-même.
« Bien joué. » Lui glissa à l’oreille Catherine comme une mère aimante.

Le Bernois fit volt face et alla en direction de sa ville tout en ne pouvant s’empêcher de jeter un œil derrière lui de temps à autre. Il allait passer une mauvaise nuit au prix de cent cinquante kilogrammes de vivres, c’était néanmoins le taux horaire de production le plus probant qu’il n’avait jamais pu réaliser.

Arrivé à la barricade dix hommes poussèrent chacune des deux lourdes portes de la barricade.
Le collectif « Amour, Paix et Rage » était fort aise de découvrir des bâtiments dans lesquels ils allaient pouvoir dormir et qui allaient remplacer les habituels toiles de tente. La majorité des bâtiments s’étaient écroulé avec le temps, mais il y avait suffisamment de place pour accueillir tout le monde dans ceux restant debout.

Dieter quant à lui sentait que les esprits étaient puissant ici, il y avait des âmes égarés tout comme des guides et des serviteurs, mais il sentait une force d’une malveillance à tout épreuve et puissante.
Catherine lui confia des bougies et une craie blanche. Dieter demanda au Bernois, une bâtisse à lui tout seul. Il déposa son barda pour dormir la nuit au centre de la pièce et il traça le sceau de Salomon, une étoile à six branches entourée d’un cercle. Il plaça une bougie de soja entre chaque entrelacement des branches. Il les alluma une à une.

C’est alors quelques instants après que les ombres s’infiltrèrent et les trois quart de la pénombre devinrent un noir absolu.
Des mains griffues d’un onyx pure apparurent dans la demi-ombre et elles vinrent grignoter la lumière jusqu’au bord du cercle.

Dieter bien qu’éveillé redouta la puissance de la chose. La créature immatérielle concentra toute sa force dans un point et elle attaqua, la craie fut effacée.

Il comprit alors, la puissance de la créature n’était due qu’à une chose l’attention qui lui prêtait. Dieter plissa les yeux à un point où il était mi-clos et se concentra sur son souffle, il inspira et expira.

L’ombre attaqua de derechef, de la cire gicla cette fois si jusque sur Dieter. Dieter resta tranquille, il s’abandonna jusqu’au point de fermer les yeux. Il sentit encore de la craie parvenir sur lui-même encore et encore. Un chuintement se fit entendre, lorsque Dieter se sentit en plein état de conscience présent concentré uniquement sur son souffle.

Il ouvrit les yeux et c’était le petit matin. L’aube et les premiers rayons de Soleil pénétreraient à l’intérieur de la pièce et éclaircirent le sceau de Salomon. Ce dernier était éventré jusqu’en la section rejoignant deux triangles contigus et la bougie avait été bousculé sur le côté. Dieter avait triomphé dans une paix la plus totale d’un être abjecte et malveillant.

« Tout ceux qui auront pris l’épée, périront par l’épée. »
Dieter prononça cette phrase que Catherine lui avait dite un jour.


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MessageSujet: Re: La renaissance de Gaïanigma - L'Androïde immaculé   Dim 26 Fév 2017 - 18:42



Dernière édition par thetriggerman le Mar 28 Fév 2017 - 9:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La renaissance de Gaïanigma - L'Androïde immaculé   Lun 27 Fév 2017 - 11:05

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