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 Steven Moffat

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Deus Ex Machina
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MessageSujet: Steven Moffat   Mar 3 Sep 2013 - 17:48

Steven Moffat est l'actuel Showrunner de la série, depuis 2004 il est présent en tant que scénariste, il est notamment scénariste des episodes  Drôle de mort (The Empty Child) et Le Docteur danse (The Doctor Dances) mais aussi  La Cheminée des temps (The Girl in the Fireplace) et Les Anges pleureurs (Blink) en 2007 avant de devenir en 2008 le "patron" de la série.

Si personne ne pourra lui enlever son talent de scénariste, depuis quelques années, les critiques pleuvent en ce qui concerne son rôle de Showrunner.

Beaucoup de Whovians trouvent en effet que les Arcs scénaristiques sont à la fois brouillon et beaucoup moins fort que les précédents ( en prenant pour base le travail du précédent Showrunner Russell T Davies).

Le docteur De Moffat est lui aussi sujets à de nombreuses critiques.

Bref l’ère Moffat est pour beaucoup l'ère de la critique et de la remise en question, en ce qui concerne notre façon de percevoir en tant que fan la série.  


Je vous invite à lire cet article qui résume assez bien la situation : Les 5 failles du Showrunner Moffat

Ma question est de savoir si pour vous Moffat est un bon Showrunner ? plus précisément, quels sont pour vous les points forts et les points faibles de son règne en tant que scénariste principal de la série ?


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Madlies
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Mar 3 Sep 2013 - 19:01

Ah c'est le grand débat au sein de la communauté whovienne !

J'avais déjà lu cet article et étais plutôt d'accord sur les points donnés. Après, de mon point de vue qui n'engage que moi, je pense que Moffat en fait trop (et le fait mal) parce qu'il est enfin à la tête de la série et qu'il possède un côté mégalomane. Petit, il rêvait d'être le Docteur apparemment et maintenant qu'il est showrunner il doit sans doute se permettre tout ce qu'il a pu imaginer. Ne serait-ce que briser la barrière du nom du Docteur et répondre à la question qui fait la série (Doctor Who?).
Mais au-delà de ça, c'est vrai que ces arcs narratifs font brouillons et au final ne sont pas aussi intenses et prenant que par le passé, mais il faut aussi savoir prendre le travail de Moffat sans le comparer à RTD. Et même sans comparaison donc, il y a pas mal de choses qui ne vont pas et ne sont plus en accord avec l'esprit de la série. Quand je vois ce qu'il a fait aux Daleks par exemple (des robots à roulettes... alors qu'à l'origine, c'était des aliens dans une "coque" protectrice), c'est déprimant. La place et le rôle du/des compagnes-ons ne sont plus les même aussi car tout semble tourner autour du Docteur et ses "assistants" (puisqu'ils sont réduit à de la figuration presque) servent le mystère certes, mais mystère lié au Docteur et non à eux en tant qu'individus indépendants.
Il y aurait de nombreux autres points à développer, mais c'est vrai que ce serait bien pur l'ère Moffat de toucher à sa fin...
Je conclue tout de même en disant que tout n'est pas à jeter dans son travail récent.
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Kezako
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Mer 4 Sep 2013 - 1:53

Citation :
Le docteur De Moffat est lui aussi sujets à de nombreuses critiques.
C'est bien simple, il m'a fait arrêter (je l'espère temporairement) la série suite à l'épisode de cow boy avec un "splendide" Docteur prêt à tuer. Remarquable comme caractérisation et à mon goût pas du tout en contradiction avec ce que l'on a pu voir du Doc' par le passé (ironie à peine dissimulée).
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Fred'box
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Jeu 5 Sep 2013 - 23:25

Comme certains, j'ai beaucoup de mal avec le Doctor sauce Moffat. Je ne vais pas faire de comparaison approfondie car je n'ai plus en tête ce qu'il s'est passé dans les saisons 5 à 7. (ps : j'en suis mi-saison 7, je suis pas extrêmement motivé pour reprendre Triste

Dans les grandes lignes, mon sentiment est que Moffat, en voulant en faire toujours plus, monte des intrigues exagérément compliqués là ou Davies mettait en scène une intrigue fil rouge simple mais efficace. (quelques indices visuels ou dialogues, mentionnant Saxon, Bad Wolf, la medusa cascade)

La conséquence est qu'émotionnellement je ne suis pas impliqué dans les histoires et que le sort des personnages (Amy et Rory) m'indiffère et les intrigues étant tellement tarabiscotés qu'au final n'ayant pas tout compris je me sens largué. (j'avais lu la critique du DailyMars sur le sujet et ça traduit mon ressenti sur le règne de Moffat)

Egalement je trouve que Moffat n'a pas vraiment brillé par le développement des personnages, RTD avait tout de même écrit Jack Harkness, Wilf, Rose ou encore Donna (et même Martha^^), des personnages atypiques de différentes manières mais qui avait permis à la série de se renouveler du côté des compagnons... On les sentait vraiment incarnés....

Moffat se contente du trio Doctor/Amy/Rory pendant quasi 3 saisons et perso j'ai été un peu en overdose... Après on lui doit River Song qui est un sacré personnage mais c'est à peu près tout.

Bref^^ J'étais confiant à la fin de saison 4 et des specials et là j'en viens à souhaiter un changement de showrunner afin de retrouver cette envie de me jeter sur les épisodes comme j'ai pu le faire au moment de Nine et Ten.

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Dernière édition par Fred'box le Ven 6 Sep 2013 - 10:35, édité 1 fois
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Rangil
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 0:36

Je partage l'opinion générale, et notamment celle de l'article. Moffat en fait trop et trop mal. Certes, du temps de T. Davies, le Docteur sauvait l'univers à chaque épisode, mais ce n'était quasiment jamais le cœur du récit. Il s'agissait aussi de développer les impacts émotionnels des situations sur les personnages. Quand T. Davies décidait de réunir deux des plus féroces ennemis de DW dans un épisode (les Cybermen et les Daleks), il ne s'agissait que du prélude à une tragédie personnelle. Le retour du Master, c'est aussi celle de son histoire ambiguë avec le Docteur, faite de haine, de respect et d'amitié trahie.

A côté, Moffat se contente de surenchérir en permanence dans la destruction du monde, mais sans jamais chercher à prendre le spectateur par les sentiments. Ou quand il le fait, c'est avec toute la subtilité d'un taureau à pleine charge (Rory qui meurt 10 fois dans une saison où l'intrigue est "la mort du Docteur", sincèrement... ? On peut trouver d'autres moyens d'éprouver de l'empathie pour un personnage qu'en ayant peur pour sa vie, hein)

Après, les épisodes de Moffat restent agréables à regarder, parce qu'il est toujours aussi fort pour écrire des dialogues géniaux. Seulement, DW a perdu toute sa profondeur, au profit d'une série où le fun prime sur tout le reste. Les autres scénaristes, eux, manquent clairement d'imagination et n'arrivent pas du tout à renouveler la série. Ajoutez à ça un manque de moyen devenu criant (un épisode sur deux se passe en huis-clôt, maintenant... Quelle idée de génie, pour une série dont la thématique est le voyage) et on obtient un joli gâchis.

Si Moffat tient absolument à faire du Docteur un mystère qui n'évolue jamais, à la rigueur, pourquoi pas. Le choix se comprend tout à fait, après les efforts de T. Davies pour le faire évoluer : il faut bien renouveler le ton de la série. Seulement, dans ce cas, il faudrait au moins que ses compagnons, eux, évoluent, servent à quelque chose. Là, franchement, c'est une blague :/ Entre le bébé de la saison 6 et le changement dans le couple Amy / Rory au début de la saison 7... Non, on aurait tout à fait pu garder les même compagnons pendant trois saisons sans problème, seulement il aurait fallu qu'ils servent à autre chose que de vagues faire valoir comiques, dans ce cas.
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Haiyken
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 1:40

Je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qu'il se dit sur Moffat mais je respecte vos avis respectifs. Cependant ...

Citation :
Egalement je trouve que Moffat n'a pas vraiment brillé par le développement des personnages, RTD avait tout de même écrit Jack Harkness, Wilf, Rose ou encore Donna (et même Martha^^), des personnages atypiques de différentes manières mais qui avait permis à la série de se renouveler du côté des compagnons... On les sentait vraiment incarnés....
Je me permet de faire remarquer que c'est justement Steven Moffat le créateur de Jack. Il est possible que Davies ait participé à son ajout à la série et son introduction dans le grand œuvre mais c'est bien Moffat qui lui a donné la personnalité qu'on retrouve dans le double épisode The Empty Child/The Doctor Dances. Davies a continué sur la lancée par la suite et dans Torchwood, mais donnons tout de même un peu de crédit à Moffat, non ?

En ce qui concerne la créations de personnages, je pense personnellement que Moffat s'en sort particulièrement bien.
- C'est également lui qui a créé River Song, et même si on peut être frustré par son utilisation par moment, elle reste vraiment fun à regarder interagir avec le Docteur et le double épisode Silence in the Library/Forest of the Dead reste, à mes yeux, un des meilleurs de la saison 4. L'idée d'avoir une trame temporelle inversée est assez bien pensée et permet de bousculer un peu la série.
- Le personnage de Amy est également le premier de la nouvelle série qui bouleverse l'arrivée classique du compagnon adulte, relativement identique pour Rose/Martha/Donna (même si le contexte est différent, la méthode est similaire). La dynamique change radicalement et on a pour la première fois un vrai trio (le trio Docteur/Rose/Jack n'était présent que pendant vraiment que 3 épisodes si on exclut The Empty Child/The Doctor Dances où Jack ne fait pas encore partie de l'équipe à proprement parler).
- La dernière en date, Clara, est également introduite de façon tout à fait originale et change là aussi très bien la dynamique entre le Docteur et son compagnon puisque c'est d'avantage une curiosité qu'une connexion émotionnelle qui les lie au départ.

Je pense que la rage qui se déploie autour de Moffat est relativement injustifiée et qu'elle occulte toutes les bonnes choses apparues grâce à lui depuis le début de la nouvelle série. Il n'est peut être pas le meilleur showrunner et oui, je me suis éclaté pendant l'ère Davies, mais Moffat propose autre chose et je me régale tout autant.

De plus, j'aimerais dire que les quatre premières saisons regorgent également d'épisodes dont la qualité est discutable (Love & Monsters (S2), Daleks in Manhattan/Evolution of the Daleks (S3), The Doctor's Daughter (S4)) mais aussi de belles pépites comme The Girl in the Fireplace (S2) et Blink (S3) qui sont parmi les préférés des fans et signés ... Steven Moffat !

Alors oui, peut être que Moffat était meilleur en tant que scénariste ponctuel que showrunner, ou peut-être que le public actuel, malgré ce qu'il dit, est incapable de s’acclimater au changement scénaristique au sein d'une série, et pour une série comme Doctor Who c'est dommage. Le fait qu'autant de monde reste accroché à David Tennant ou Russell T Davies montre qu'effectivement le public a du mal a adhérer au concept, malgré le fait qu'il en loue les qualités.

Je finirais par dire que les trois dernières saisons, et particulièrement la septième, sont les mieux réalisées depuis le début de la nouvelle série. La mise en scène et la photographie sont parfaites et dépassent la plupart des séries qu'on peut voir à la télévision selon moi. Doctor Who parvient à se créer une vraie identité visuelle tout en gardant le charme du kitch qui lui est propre.
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Joe Black
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 3:14

Haiyken a écrit:
Citation :
Egalement je trouve que Moffat n'a pas vraiment brillé par le développement des personnages, RTD avait tout de même écrit Jack Harkness, Wilf, Rose ou encore Donna (et même Martha^^), des personnages atypiques de différentes manières mais qui avait permis à la série de se renouveler du côté des compagnons... On les sentait vraiment incarnés....
Je me permet de faire remarquer que c'est justement Steven Moffat le créateur de Jack. Il est possible que Davies ait participé à son ajout à la série et son introduction dans le grand œuvre mais c'est bien Moffat qui lui a donné la personnalité qu'on retrouve dans le double épisode The Empty Child/The Doctor Dances. Davies a continué sur la lancée par la suite et dans Torchwood, mais donnons tout de même un peu de crédit à Moffat, non ?
Non, justement, bien que Steven Moffat soit le premier scénariste à avoir mis en scène le capitaine Jack Harkness, le personnage a bien été conçu et caractérisé au préalable par Russel T Davies.

Haiyken a écrit:
Je pense que la rage qui se déploie autour de Moffat est relativement injustifiée et qu'elle occulte toutes les bonnes choses apparues grâce à lui depuis le début de la nouvelle série. Il n'est peut être pas le meilleur showrunner et oui, je me suis éclaté pendant l'ère Davies, mais Moffat propose autre chose et je me régale tout autant.
Il faut dire que si l'on revient quelques années en arrière, Russel T Davies était lui aussi également loin de faire l'unanimité parmi les fans. Cependant, il pouvait s'appuyer sur l'incroyable popularité de David Tennant qui a incarné l'un des Docteurs les plus appréciés de l'histoire de la série. Matt Smith quant à lui, malgré une interprétation qui n'a eu de cesse de s'améliorer au fil du temps, est loin d'égaler l'aura de son prédécesseur.

Haiyken a écrit:
De plus, j'aimerais dire que les quatre premières saisons regorgent également d'épisodes dont la qualité est discutable (Love & Monsters (S2), Daleks in Manhattan/Evolution of the Daleks (S3), The Doctor's Daughter (S4)) mais aussi de belles pépites comme The Girl in the Fireplace (S2) et Blink (S3) qui sont parmi les préférés des fans et signés ... Steven Moffat !
C'est peut-être aussi l'une des raisons qui font que Moffat est actuellement aussi critiqué. En effet, il avait placé la barre tellement haut lorsqu'il n'était qu'un simple scénariste que les attentes lors de son arrivée à la tête de la série étaient probablement démesurées. En fin de compte, il était presque condamné à décevoir.

Haiyken a écrit:
Alors oui, peut être que Moffat était meilleur en tant que scénariste ponctuel que showrunner, ou peut-être que le public actuel, malgré ce qu'il dit, est incapable de s’acclimater au changement scénaristique au sein d'une série, et pour une série comme Doctor Who c'est dommage. Le fait qu'autant de monde reste accroché à David Tennant ou Russell T Davies montre qu'effectivement le public a du mal a adhérer au concept, malgré le fait qu'il en loue les qualités.
Tu occultes tout de même le passage assez violent de l'ère Davies à l'ère Moffat. En effet, la cinquième saison donne plus l'impression d'assister à la naissance d'une nouvelle série plutôt qu'à un simple passage de témoin entre deux incarnations du Docteur. Que des changements surviennent suite à l'arrivée d'un nouveau showrunner et d'un nouvel interprète du Docteur, c'est tout à fait normal. Néanmoins, Moffat a fait table rase des années Davies sans la moindre transition, quitte à s'aliéner une partie du public dès sa prise de fonction.

Haiyken a écrit:
Je finirais par dire que les trois dernières saisons, et particulièrement la septième, sont les mieux réalisées depuis le début de la nouvelle série. La mise en scène et la photographie sont parfaites et dépassent la plupart des séries qu'on peut voir à la télévision selon moi. Doctor Who parvient à se créer une vraie identité visuelle tout en gardant le charme du kitch qui lui est propre.
Je suis entièrement d'accord, depuis la cinquième saison, la photographie de la série notamment, est tout simplement sublime. Pour ce qui est de la réalisation, je regrette tout de même un peu le départ d'Euros Lyn qui a dirigé plusieurs épisodes mémorables de l'ère Davies dont The End of Time ainsi que les cinq segments de la saison trois de Torchwood. Toutefois, je suis impatient de voir le travail effectué par Nick Hurran sur l'épisode spécial du cinquantième anniversaire. Enfin, j'espère que Paul McGuigan qui a été génial sur les deux premières saisons de Sherlock passera un jour derrière la caméra pour Doctor Who.

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Haiyken
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 4:00

Citation :
Tu occultes tout de même le passage assez violent de l'ère Davies à l'ère Moffat. En effet, la cinquième saison donne plus l'impression d'assister à la naissance d'une nouvelle série plutôt qu'à un simple passage de témoin entre deux incarnations du Docteur. Que des changements surviennent suite à l'arrivée d'un nouveau showrunner et d'un nouvel interprète du Docteur, c'est tout à fait normal. Néanmoins, Moffat a fait table rase des années Davies sans la moindre transition, quitte à s'aliéner une partie du public dès sa prise de fonction.
Je pense surtout que Davies était allé tellement loin lors de la fin de Ten qu'une table rase était plus que nécessaire, surtout après l'épilogue larmoyant de Ten faisant ses adieux à tout le monde. Comment enchaîner avec ça à part partir dans la direction opposée ?
Personnellement, j'aime beaucoup Ten mais je n'aime pas du tout l'évolution finale qui finalement n'ouvrait aucune porte pour le futur (que ce soit pour Ten s'il continuait ou pour Eleven). Je peux accepter qu'on trouver qu'il y ait une rupture, mais selon toi, qu'aurait-il fallut pour que la transition soit plus souple ? Je suis perplexe par rapport à ça moi mais ouvert à de bons arguments =)

Citation :
Je suis entièrement d'accord, depuis la cinquième saison, la photographie de la série notamment, est tout simplement sublime. Pour ce qui est de la réalisation, je regrette tout de même un peu le départ d'Euros Lyn qui a dirigé plusieurs épisodes mémorables de l'ère Davies dont The End of Time ainsi que les cinq segments de la saison trois de Torchwood. Toutefois, je suis impatient de voir le travail effectué par Nick Hurran sur l'épisode spécial du cinquantième anniversaire. Enfin, j'espère que Paul McGuigan qui a été génial sur les deux premières saisons de Sherlock passera un jour derrière la caméra pour Doctor Who.
Ce qui est marrant c'est que The End of Times est probablement l'épisode que j'aime le moins de toute la série. Je pense qu'il détruit le personnage du Master en voulant conserver l'acteur et je trouve personnellement la réalisation affreuse. De plus, j'estime qu'un double épisode était beaucoup trop pour le peu de matière qu'offre cette histoire au final. Je préfère d'avantage le travail de Graeme Harper pendant l'ère Davies.
Mais je pense que c'est une bonne chose d'avoir de nouveaux réalisateurs. Nick Hurran a fait un travail fantastique lors de la saison sept.


Tu as probablement raison quant à l'attente peut être trop importante concernant Moffat. Cela lui a peut être joué des tours. Il reste un très bon scénariste, un peu dissipé sur l'arc d'une saison entière mais il maîtrise très bien les arcs secondaires et des types de narration un peu plus attrayants que Davies, selon moi.
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Fred'box
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 10:32

Pour être objectif je partage l'avis d'Haiyken sur la fin de l'ère Davies / Tennant, ils en ont fait trop dans le drama avec en point d'orgue le "I don't want to go" pas du tout cohérent avec la personnalité du doctor qui va toujours de l'avant...

L'idée de faire une série d'épisode spéciaux était, à mon avis, bancale et la façon de ramener le Master carrément pourrie, à l'époque (et toujours maintenant) j'aurais souhaité que Tennant apparaisse dans la saison 5, histoire qu'on assure la transition, que ce soit pour une année entière ou quelques épisodes. (Moffat a parlé de ce qu'aurait pu être une saison 5 avec Tennant dans le DW Mag et finalement ça donne pas plus envie que ça^^)

Pour Jack Harkness, c'est bien RTD qui l'a créé, il en parle dans The Writer's Tale, d'ailleurs ce livre est une vraie bible sur le processus de production de la série pendant l'ère Davies. Je conseil sa lecture ! (Petit lien sur le topic de Bot Wink)

Ceci dit, dans la perspective des 50 ans, je me suis décidé à terminer la saison 7. Je dois dire que l'annonce du casting de Peter Capaldi n'y est pas étrangère, mon "doctor" préféré est toujours Eccleston et mon attente était justement d'avoir un acteur d'âge mur pour changer du jeunisme ambiant.

Joe Black a écrit:
C'est peut-être aussi l'une des raisons qui font que Moffat est actuellement aussi critiqué. En effet, il avait placé la barre tellement haut lorsqu'il n'était qu'un simple scénariste que les attentes lors de son arrivée à la tête de la série étaient probablement démesurées. En fin de compte, il était presque condamné à décevoir.
Totalement d'accord avec toi... Les épisodes de Moffat, période Davies, sont dans mes préférés comme beaucoup, je suppose que ça renforce ma déception.


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Haiyken
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 16:22

Citation :
(Moffat a parlé de ce qu'aurait pu être une saison 5 avec Tennant dans le DW Mag et finalement ça donne pas plus envie que ça^^)
Je trouve l'idée assez sympa au contraire. Cela aurait revenu à supprimer l'arc End of Times pour le reporter en fin de saison 5 du coup. On voit cependant que l'idée n'a pas été totalement oubliée puisque l'arc global de la saison 6 avec la mort du Docteur s'inspire un peu de ce concept. On voit un Docteur plus vieux pour revenir juste après à une version antérieure et continuer l'aventure jusqu'à compléter la boucle. Moffat est simplement allé plus loin en montrant carrément la mort du Docteur plus qu'une simple régénération.

Citation :
Pour Jack Harkness, c'est bien RTD qui l'a créé, il en parle dans The Writer's Tale, d'ailleurs ce livre est une vraie bible sur le processus de production de la série pendant l'ère Davies. Je conseil sa lecture !
Autant pour moi dans ce cas. Je reste cependant convaincu que Moffat a sa part de responsabilité dans la création de Jack.



Je suis content d'avoir réussit à temporiser un peu ce sujet et voir des gens reconnaître certaines qualités à cette ère Moffat.

Haiyken a écrit:
Alors oui, peut être que Moffat était meilleur en tant que scénariste ponctuel que showrunner, ou peut-être que le public actuel, malgré ce qu'il dit, est incapable de s’acclimater au changement scénaristique au sein d'une série, et pour une série comme Doctor Who c'est dommage. Le fait qu'autant de monde reste accroché à David Tennant ou Russell T Davies montre qu'effectivement le public a du mal a adhérer au concept, malgré le fait qu'il en loue les qualités.
Je me quote moi même car j'aimerais vraiment connaître votre sentiment sur le sujet. Que ressentez vous par rapport au changement dans la série ? Avez-vous toujours du mal à accepter que le Docteur change et la série également ? C'est tout à fait compréhensible après tout, on est pas vraiment habitués à ça dans les autres séries.
D'autres séries comme Misfits ou Being Human ont aussi au fil des années changé entièrement leur casting tout en continuant dans le même univers. Si vous les regardez, ressentez-vous la même difficulté ?
Je pense que c'est un sentiment vraiment fort qui peut empêcher de profiter pleinement d'une série.
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fangate1
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 16:36

Showrunner = chef d'orchestre. (le rédacteur, il aime bien les angliscismes inutiles qui ne font que géner la lecture, ça m'énerve il a qu'a l'écrire en anglais son article plutôt que de faire du Franglais.
 
la saison 5 (larrivée d'amy) est vraiment mauvaise, entre les deux compagnons au charisme inexistant( et bon je trouve les acteurs mauvais), l'intrigue compliqué qui fait qu'on s'y perd et rend la saison dure à finir et certains épisodes navrant à voir comme l'épisode  dans le village anglais aux retraités alien, qui est le pire truc que j'ai vu dans Dr who. ca aurait été une autre série comparable^, dans un autre pays, la série aurait été annulé, je pense, avec des épisodes aussi pourries.
 
Les saisons suivantes sont meilleures, mais moins que celle avec David Tennant, qui sont elles a un niveau bien supérieur, surtout dans le scénario, le jeu d'acteur, la forme.
 
J'aime bien la dernière saison avec Clara, les épisodes sont pas mal dans l'ensemble, (à part oui les épisodes huis clos sans intérêt). Mais la resolution du fil rouge tombe un peu à plat, je m'attendais à mieux, sur le mystère de la fille aux plusieurs vies, c'était bien trouvé ça( même génial je trouve). A mon avis Moffat s'améliore on dirait donc avec le temps à voir.; et puis comme il a été dit il faut que la série se renouvelle et  faut dire qu'il faut vraiment avoir des scénaristes brillants et qui connaissent parfaitement la série; sutout vu l'attente des fans. il faut faire mieux que le passé et là oui ça doit être  très dur à faire.
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Mara
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Ven 6 Sep 2013 - 22:01

J'arrive un peu après le débat mais je vais malheureusement en remettre une couche sur Moffat... Je suis assez peu convaincue de son oeuvre en tant que showrunner (par contre, désolée fangate1, mais le terme "showrunner" me semble ici très adapté car sans équivalent dans l'audiovisuel français ^^)...

Comme tout le monde je trouve que ses épisodes de l'ère RTD sont vraiment des épisodes extraordinaires... The Girl in the Fireplace, Silence in the Library / Forest of the Dead sont des chefs d'oeuvre de timey-whiney, d'émotion... Sora 

Par contre, j'ai vraiment du mal avec le rythme des saisons de Moffat en tant que showrunner... Elles s'inscrivent à mes yeux dans un "faux rythme", j'entends par là que Moffat nous balance un gros mystère dès le début de la saison, le laisse totalement de côté dans les stand-alone si bien que le ton est tellement différent que l'on croit regarder une autre série.
Puis, la résolution laisse à chaque fois plus que désirer... Sur chaque fin de saison de Moffat, c'est simple : je n'ai pas compris, et j'ai un amer goût de TGCM dans la bouche. Ou de EFJNSPCQJF (En fait je ne sais pas ce que je faisais...)...

L'ère RTD avait le mérite d'être plus subtile, plus forte en émotion, mais aussi plus cohérente en termes de rythme...

J'ai également du mal à accorder de la clémence à Moffat pour la rupture entre S4 et S5. J'étais vraiment la première à vouloir la fin de Ten, malgré mon immense affection pour David Tennant, tant le personnage avait atteint un point de non retour sur les épisodes spéciaux, notamment Waters of Mars qui était aussi intense qu'hallucinant et surréaliste...

Certes, Moffat ne pouvait que faire de la rupture, mais l'on peut, à mes yeux, changer de ton, et même changer l'identité visuelle et rythmique de la série sans pour autant commettre autant d'approximations que Moffat.
C'est bien cela que je lui reproche le plus, non pas le fait d'avoir rajeuni et changé de ton, mais plutôt ses approximations et son absence de soin du détail sur la continuité.
Et c'est pour cela que je suis d'accord avec ceux qui pensent qu'il était meilleur scénariste que showrunner. Scénariste pour un épisode qui fonctionne en vase clos, c'est quelque chose, mais showrunner en prenant en plus le risque de lancer un gros fil rouge très peu subtil (la fin de l'Univers, la mort du Doctor...) dès le début de la saison, c'est autre chose. Cela rend la saison irrémédiablement feuilletonante, et dans ce cas, soit on va jusqu'au bout et on a pensé à chaque détail, chaque rebondissement, chaque événement et ses conséquences, soit on va droit dans le mur. L'exercice est très difficile et vraiment très peu de séries y arrivent, à ce jour seule la surréaliste Homeland me vient en tête... et elle n'a que 2 saisons...

En plus de cela, j'ai bien aimé Amy et Rory mais j'ai trouvé leur rôle dans l'histoire assez mal équilibré... D'un côté compagnons et de l'autre, capable (pour Amy) de résoudre seule l'intrigue si bien que le Doctor devient plus spectateur qu'autre chose... alors que le gars est un demi-Dieu!
Idem pour Clara, dont j'ai trouvé l'introduction époustouflante, que ce soit sur Asylum of the Daleks qui rejoint mon top des épisodes préférés, ou bien sur l'épisode The Snowmen... Sur la continuité de la S7, par contre, cela se gâte un peu car j'ai trouvé que les stand-alone ne donnaient aucune consistance, aucune épaisseur au personnage, si bien que celui-ci se résume à "la fille qui sauve le Doctor à chaque fois"... Et pour être honnête, je me suis beaucoup ennuyée devant cette S7, hormis sur ceux qui font avancer l'intrigue sur la résolution du mystère Clara Oswin Oswald...

Quant à River Song... Je suis extrêmement partagée sur ce personnage, que je trouve extraordinaire, mais d'un autre côté, je me dis qu'elle aurait pu être tellement plus... L'interprétation magnifique d'Alex Kingston qui à mes yeux bouffe totalement Smith n'a pas aidé non plus... Je n'ai pas eu énormément de mal à croire à leur histoire d'amour, contrairement à l'auteur de l'article cité en début de topic, mais je l'ai trouvée survolée, tellement racontée en ellipse que cela en devenait dommageable.
Et si je trouve l'idée des adieux entre Eleven et la River déjà dans la Bibliothèque totalement brillante, car reflétant parfaitement ces personnages qui ne se croisent jamais au bon moment, il m'a manqué ce quelque chose... cette puissance émotionnelle construire au fur et à mesure des saisons qui aurait fait cette scène précise nous brise littéralement le coeur. Là j'ai trouvé cela triste, touchant, mais sans plus. Bon sang, c'est l'amour du Doctor, sa femme, son égale, une Time Lady, l'une des seules à le comprendre totalement, à savoir tout ce qu'il sait ! Quand je vois les adieux entre Ten et Rose, simple fourmi humaine, ou entre Ten et Donna, sa BFF, je me dis qu'il y avait matière à autre chose...
Parce que les adieux (unilatéraux, puisqu'elle ne saura jamais quand elle le verra pour la dernière fois...) entre le Doctor et River, c'est ce que j'attendais le plus quand je repense à Forest of the Dead, et j'ai été surprise et déçue...

Bref. peut-être est ce moi qui ai du mal à m'adapter au changement, comme tu le dis Hai'. Cependant j'ai vraiment du mal à trouver mon compte sur l'ère Moffat, ne serait-ce que sur la cohérence des intrigues ou l'épaisseur des personnages. Alors oui, comme vous le savez, je suis une fan inconditionnelle de Ten, mais j'ose espérer que mon admiration pour ce Doctor n'occulte pas totalement mon jugement... mais passer après David Tennant et ses sommets d'interprétation en interprétant un Doctor frénétique, cela n'étais peut être pas le meilleur des cadeaux pour Matt Smith.

Quoiqu'il en soit, je suis contente que l'ère Eleven s'achève, et je suis également contente que le nouveau Doctor soit plus âgé. Peut-être retrouvera-t-il plus d'intensité, de force, et qui sait, peut être que Moffat saura abandonner son écriture frénétique avec cet acteur plus âgé pour donner plus d'importance à la cohérence des intrigues en en faisant moins sur les enjeux...

Bon, c'était un gros pavé imbuvable, mais je cogitais souvent sur ce sujet toute seule en regardant ces trois saisons 3. J'espère que vous ne vous êtes pas trop ennuyés. mrgreen

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Haiyken
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Sam 7 Sep 2013 - 0:31

Ce qui est bien en tout cas, c'est que le sujet déchaine les passions et que tout le monde a son avis sur la question. C'est bien que tout le monde ne soit pas d'accord, ça pimente le débat ! very happy 

J'espère que je ne donne pas l'impression de défendre bec et ongles Moffat. Mon but est d'avantage d'essayer de montrer que les deux ères sont assez similaires avec leurs faiblesses et qualités respectives. J'adore l'ère Davies, j'ai acheté le DVD de la première saison simplement en ayant vu le pilote, c'est pour vous dire si je suis tombé amoureux de ce qu'il a créé ! Mais la septième saison m'a tellement plu que je ressens le désir de lever ma petite pancarte pour dire que j'aime ce que la série devient.

@Mara : je suis content que tu participes, et ton gros pavé ne me dérange pas, c'est au contraire super intéressant de te lire puisque je connais ta passion pour Tennant !

Mara a écrit:
Moffat nous balance un gros mystère dès le début de la saison, le laisse totalement de côté dans les stand-alone si bien que le ton est tellement différent que l'on croit regarder une autre série.
Il me semble que la saison 1 nous pondait le Bad Wolf d'un coup sans vraiment semer d'indices au cours de la saison. On est plus ou moins dans le même schéma que Clara qui se disperse à travers la vie du Docteur de la même façon que Rose l'a fait à travers le temps et l'espace. Seulement on nous indiquait clairement que Clara était différente, ce qui permet de recycler le concept sans trop être choqué au final, ce qui est bien. La seconde saison avait un fil rouge plus que mince, puisque c'était la création de Torchwood en fond, amorcé dans l'épisode Tooth and Claw et retrouvé dans l'épisode Army of Ghosts, soit 9 épisodes stand-alone sans l'aborder. La troisième saison a pour fil rouge "YANA", "You are not alone", abordé dans Gridlock et retrouvé dans Utopia, 7 épisodes stand-alone d'écart. La quatrième saison est la première a posséder un fil rouge qui débute dès le début avec Partners in Crime et l'idée que des choses disparaissent à travers l'univers (ici les abeilles qui disparaissent et une planète perdue). Tout au long de la saison sont mentionnées des planètes manquantes ou disparues, le tout culminant au final que l'on connait, The Stolen Earth et Journey's End. C'est donc la première saison depuis le début qui possède un vrai fil-rouge qui récompense les spectateurs pour leurs assiduité.

La saison cinq débute également avec un fil rouge, celui des craquelures dans le tissu de l'univers et le fameux "Silence will fall". Des éléments sont là encore disséminés à travers la saison pour se rejoindre lors du final avec la Pandorica. La sixième saison est peut être la plus culottée en terme de fil-rouge. Le premier est la mort du Docteur, qui même si légèrement incohérent à la vue du final, est assez bien utilisé puisqu'il s'entremêle avec la disparition d'Amy et la vérité sur River. C'est la saison la plus confuse et probablement la principale source de mécontentement des fans. Mais cela n'enlève pas la présence d'un vrai fil-rouge. La septième saison est celle qui possède le plus de stand-alone, car il ne possède aucun double épisode (et c'est très bien comme ça). Cependant, on amorce dès le départ le mystère de Clara (qui a surpris tout le monde). Même si la fin des Pond est assez originale (à la vue du départ des autres compagnons), les quelques épisodes précédent sont un peu faiblards. Cependant la seconde partie de saison donne la part belle à Clara et le fil-rouge est plus présent que jamais.

J'espère que tu vois ce que j'ai essayé de démontrer ici. Moffat et Davies utilisent globalement les même ficelles. De plus, le début de la nouvelle série ne possède ni-fil rouge et on a bien l'impression de regarder une série différente par moment. Les épisodes Bad Wolf et sa parodie télévisée et The Unquiet Dead n'ont par exemple pas grand chose à voir. Cependant cela fonctionne, car les personnages sont les mêmes. Je ressens complètement la même chose entre The Lodger et The God Complex. Des épisodes tout à fait différent mais qui font partie d'un même ensemble. C'est justement cette diversité d'épisode en épisode qui fonctionne. L'ancienne série était tout aussi, voir plus violente encore là dessus et ne possédait pas de fil-rouge très consistant à ce que je sais.

Peut être que ce qui manque d'avantage c'est la récurrence de certains éléments secondaires. On retrouvait Face of Boe, Caan ou même Cassandra au fil des saisons, on avait même du Martha, du Donna et du Rose dispersés dans tous les sens. Journey's End avait aussi frappé fort en regroupant tout le monde (même si je pense que l'épisode est un peu fan-service et une sorte de plaisir que s'est accordé l'équipe de la série). Peut-être que c'est ce qui donnait cette impression de consistance, de connexion entre les épisodes.
Pourtant, dans l'ère Moffat on a quand même la récurrence de River, les quelques apparences de Craig (même vu en clin d'oeil dans The Bells of Saint John) et le trio Victorien, largement utilisé récemment.

fangate1 a écrit:
Les saisons suivantes sont meilleures, mais moins que celle avec David Tennant, qui sont elles a un niveau bien supérieur, surtout dans le scénario, le jeu d'acteur, la forme.
Tu te contredis, ta phrase n'a pas vraiment de sens. Les saisons suivantes sont elles meilleurs ? Ou est-ce celles avec David Tennant ?

fangate1 a écrit:
(à part oui les épisodes huis clos sans intérêt)
De quel épisode parles-tu précisément ? Le seul huis clos selon moi est Cold War et c'est précisément le principe de narration parfait pour ce genre d'épisode. Journey to the Centre of the TARDIS n'est pas vraiment un huis clos puisqu'on se balade pas mal de décors en décors.

fangate1 a écrit:
certains épisodes navrant à voir comme l'épisode  dans le village anglais aux retraités alien, qui est le pire truc que j'ai vu dans Dr who. ca aurait été une autre série comparable^, dans un autre pays, la série aurait été annulé, je pense, avec des épisodes aussi pourries.
Tu veux parler de l'épisode Amy's Choice (essaye de préciser le nom des épisodes dont tu parles, ce serait plus clair pour tout le monde Wink) ? Cet épisode est pourtant intéressant puisque le Docteur n'est pas au centre de l'histoire, c'est Amy qui l'est. Les deux réalités sont traitées complètement différemment, celle de Rory étant très terre à terre avec, oui, des aliens déguisés en personnes agées (on avait eut les aliens déguisés en gens obèses pendant la saison 1, c'est pour moi le même niveau de décalage), et celle du Docteur étant orienté SF avec le vaisseau en panne près d'une étoile glacée. Je préfère personnellement cet épisode au double épisode The Hungry Earth/Cold Blood qui suit. Comme quoi, les goûts et les couleurs. J'ai vu des choses bien pire à la télévision, crois moi.
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Sam 7 Sep 2013 - 0:34

Haiyken a écrit:
Personnellement, j'aime beaucoup Ten mais je n'aime pas du tout l'évolution finale qui finalement n'ouvrait aucune porte pour le futur (que ce soit pour Ten s'il continuait ou pour Eleven). Je peux accepter qu'on trouver qu'il y ait une rupture, mais selon toi, qu'aurait-il fallut pour que la transition soit plus souple ? Je suis perplexe par rapport à ça moi mais ouvert à de bons arguments =)
Russel T Davies avait mis en place toute une galerie de personnages secondaires qui ont tous subitement disparu du jour au lendemain. Rien n'empêchait Moffat de faire réapparaître par exemple le temps d'un épisode Martha Jones ou Jack Harkness, John Barrowman a d'ailleurs manifesté à plusieurs reprises son envie de reprendre son rôle dans la série.

Fred'box a écrit:
Pour Jack Harkness, c'est bien RTD qui l'a créé, il en parle dans The Writer's Tale, d'ailleurs ce livre est une vraie bible sur le processus de production de la série pendant l'ère Davies. Je conseil sa lecture ! (Petit lien sur le topic de Bot Wink)
J'avais déjà entendu parler de The Writer's Tale mais jusqu'à maintenant, je ne m'étais jamais véritablement penché sur le sujet. Bon, après la lecture du topic en lien, j'ai commandé le livre sans me poser de questions!^^

Haiyken a écrit:
Je me quote moi même car j'aimerais vraiment connaître votre sentiment sur le sujet. Que ressentez vous par rapport au changement dans la série ? Avez-vous toujours du mal à accepter que le Docteur change et la série également ? C'est tout à fait compréhensible après tout, on est pas vraiment habitués à ça dans les autres séries.
D'autres séries comme Misfits ou Being Human ont aussi au fil des années changé entièrement leur casting tout en continuant dans le même univers. Si vous les regardez, ressentez-vous la même difficulté ?
Je pense que c'est un sentiment vraiment fort qui peut empêcher de profiter pleinement d'une série.
Personnellement, je n'ai aucun problème à ce que le Docteur change d'interprète, le spectateur accepte d'ailleurs tacitement le principe à l'instant même où il décide de s'investir dans la série ; il sait qu'en fin de compte, le Docteur qu'il suit finira par s'en aller tout en laissant la place à une nouvelle incarnation. De plus, le spectateur s'habitue aussi à voir les compagnons tirer leur révérence au bout d'un certain nombre d'épisodes. La transition entre l'ère Davies et l'ère Moffat a cependant été brusque dans le sens où radicalement tout a changé au même moment: le Docteur, les compagnons, ainsi que l'atmosphère elle-même de la série. J'ai personnellement mis du temps avant de retrouver entièrement mes repères et il m'a fallu au bas mot une saison entière avant de me faire à Matt Smith que j'ai fini par adorer dans le diptyque The Pandorica Opens/The Big Bang.

fangate1 a écrit:
Showrunner = chef d'orchestre. (le rédacteur, il aime bien les angliscismes inutiles qui ne font que géner la lecture, ça m'énerve il a qu'a l'écrire en anglais son article plutôt que de faire du Franglais.
Je rejoins entièrement la remarque de Mara, il n'existe pas de mot équivalent en français à ce que représente le terme showrunner chez les Anglo-Saxons (supervision d'une série à tous les niveaux, de l'écriture des scénarios jusqu'au tournage et à la postproduction des épisodes), c'est d'ailleurs une fonction qui n'existe pas chez nous. Et puis, il est tout à fait normal que certains mots anglais se greffent à la langue française, le principe est d'ailleurs réciproque.

Mara a écrit:
Et c'est pour cela que je suis d'accord avec ceux qui pensent qu'il était meilleur scénariste que showrunner. Scénariste pour un épisode qui fonctionne en vase clos, c'est quelque chose, mais showrunner en prenant en plus le risque de lancer un gros fil rouge très peu subtil (la fin de l'Univers, la mort du Doctor...) dès le début de la saison, c'est autre chose. Cela rend la saison irrémédiablement feuilletonante, et dans ce cas, soit on va jusqu'au bout et on a pensé à chaque détail, chaque rebondissement, chaque événement et ses conséquences, soit on va droit dans le mur. L'exercice est très difficile et vraiment très peu de séries y arrivent, à ce jour seule la surréaliste Homeland me vient en tête... et elle n'a que 2 saisons...
Et c'est d'autant plus dommage que Steven Moffat a montré qu'il était en tous points capable de gérer avec brio les différents rebondissements d'une série feuilletonante à l'occasion des six épisodes de l'excellente mini-série Jekyll qu'il a entièrement écrite.

Mara a écrit:
Bon, c'était un gros pavé imbuvable, mais je cogitais souvent sur ce sujet toute seule en regardant ces trois saisons 3. J'espère que vous ne vous êtes pas trop ennuyés. mrgreen
Mais moi j'adore lire des pavés sur ce forum!^^

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Haiyken
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Sam 7 Sep 2013 - 1:11

Citation :
Et c'est d'autant plus dommage que Steven Moffat a montré qu'il était en tous points capable de gérer avec brio les différents rebondissements d'une série feuilletonante à l'occasion des six épisodes de l'excellente mini-série Jekyll qu'il a entièrement écrite.
Je me pose du coup la question suivante : pensez-vous que la qualité des saisons serait supérieure si Moffat écrivait la totalité des épisodes pour former une histoire consistante et éviter les détours inutiles tout comme les différents niveaux de qualité ? Ou est-ce que ce serait le contraire et qu'il serait incapable d'apporter à la fois la diversité dans les thèmes et un arc solide ?

Il serait intéressant de réduire la taille des arcs pour explorer plusieurs histoires au cours d'une même saison, peut être. Cela serait-il plus dans les cordes de Moffat ?

(Je m'amuse beaucoup à réfléchir à tout ça, me laissez pas en plan les gars ! hi hi )
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Mara
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Sam 7 Sep 2013 - 12:30

Hai' a écrit:
(Je m'amuse beaucoup à réfléchir à tout ça, me laissez pas en plan les gars ! hi hi )
Je suis là Hai', je viens de me lever, mais je suis là mrgreen 

Citation :
J'espère que tu vois ce que j'ai essayé de démontrer ici.
Je comprends ce que tu veux dire. C'est vrai que les premières saisons avaient toutes un fil rouge avec une petite énigme qui surprend. Je concède d'ailleurs que le Bad Wolf sortait un peu de nulle, part, mais avec les flashbacks des scènes où l'inscription apparaissait, alors on comprenait que c'était calculé par RTD depuis le début. Ce qui m'a un peu plus dérangée dans la manière de Moffat de gérer les choses, c'est que le fil rouge a un enjeu très important : la fin de l'univers, la mort du Doctor ; ce qui crée des attentes un peu insensées pour le final... qui tombe un peu à plat.
La création de Torchwood en S2 n'augurait pas cette réunion incroyable entre Daleks et Cybermen, le YANA n'annonçait pas forcément le destin de Martha (bien que je trouve que le final de cette S3 soit le moins bon de l'ère RTD), et les choses qui disparaissent dans l'univers... alors là, j'ai trouvé ça brillant en résolution, et j'assume totalement (et je pense que RTD aussi) le côté "Fan Fic" du final qui réunit tout le monde.

Par rapport à la remarque sur Jekyll, je ne serais pas capable de me prononcer car je n'ai pas vu la série. Mais comme le dit l'article au début du topic, peut-être est ce que parce que Moffat ne s'impliquerait pas assez dans la conception des stand alone, ce qui les rend déconnectés de la trame principale.

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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Dim 8 Sep 2013 - 14:28

Ayant vu Jekyll, j'avais été particulièrement excité par l'annonce du changement de statut de Moffat sur Doctor Who. J'espérais qu'il ferait un travail similaire sur la série, en apportant autant ses compétences de scénariste comme il l'avait démontré sur des épisodes individuels auparavant que sur la gestion d'un arc saisonnier. Et, euh... bah, déception aussi. Ca se joue surtout sur ma perception de l'évolution des histoires entre les différentes saisons :

La saison 1 était très bien construite : les premiers épisodes apportent des éléments exploités dans des épisodes qui suivent et qui amènent d'autres éléments jusqu'à arriver au final qui en tirera parti : je songe essentiellement à la séquence Slitheen (oui, ils étaient affreusement kitschs, mais c'est du DW tout craché malgré tout) + rift -> coeur du tardis -> Rose qui éparpille son Bad Wolf dans le temps, qui ne tient pas du fil rouge en soi mais vraiment de la construction scénaristique pure et dure jusqu'à rejoindre ce dit fil rouge. Aucune saison n'a réellement utilisé ce schéma de construction progressive de l'histoire par la suite.

La saison 2 met en place son fil rouge dans le deuxième épisode, et le reprend sur un final en épisode double. C'est d'ailleurs la seule saison où il n'y a pas de fil rouge qui se balade sans explication dans le temps tout au long de la saison. Plus faible comme construction, mais on évite les interrogations artificielles de la part du spectateur et on garde une vraie surprise sur la fin. La saison a pour moi un seul but : amener la relation Docteur-Rose jusqu'à un certain point. L'arc de cette saison est clairement émotionnel, ce qui explique qu'on ait un fil rouge moins fort sur l'ensemble de la saison.

La saison 3 a son fil rouge avec Mr Saxon, mais c'est en arrière-plan et personne ne vient vraiment mettre l'accent dessus jusqu'à l'arrivée du tryptique de fin. Un vrai luxe, au passage : 3 épisodes sur une saison de 13 pour avoir un final que l'on va voir se construire entièrement pour expliquer le fil rouge jusque là assez discret en gardant une surprise totale sur ce qui va se produire.

La saison 4... bah, elle est là pour amener le final de Ten tout en liant à elle les précédentes. Le fil rouge apparent est Rose, mais le vrai fil rouge est la disparition de choses dans l'univers. C'est amené là encore de façon discrète, c'est en arrière-plan sans être envahissant et on a encore un final en 2+1 épisodes (je compte Turn Left comme un épisode d'introduction au final).

Dans tous les cas, on a un final qui est préparé dès le début et auquel la saison fait écho ou apporte sa contribution active dans son ensemble.

La saison 5, on commence avec un mystère. Ok, ça change. On va donc passer la saison à essayer de résoudre le mystère plutôt qu'à mener l'histoire jusqu'à tomber sur l'obstacle final. C'est un style différent, mais je suis assez fan des enquêtes policières donc je suis ravi. Sauf que la plupart des épisodes seront comme ça : oh, encore la fracture ! Mais bon sang, d'où vient-elle ? D'où vient-elle ? D'où ? Une seule évolution, sur l'épisode de mi-saison qui est traditionnellement là justement pour faire avancer l'intrigue globale. Et plus rien ensuite. Les épisodes stand-alone de la saison seront reliés de façon extrêmement artificielle dans le final avec le tableau de Van Gogh. Le final reste à mes yeux très bon, mais je n'ai pour une fois aucune envie de revoir le reste de la saison, beaucoup trop plate et disjointe. Il est à noter que le final sur plus d'un épisode voit là sa dernière apparition.

La saison 6 commence avec une astuce concernant le Docteur. Je trouve la qualité générale plus élevée que celle de la saison 5, mais on a le schéma de la S5 qui se répète : un mystère sur lequel on passe son temps à se demander d'où il vient, pas d'évolution à part en mi-saison, et le final qui va simultanément expliquer et causer le fil rouge (ou du moins la petite partie qui en sera expliquée). Le tout sur un épisode final étrangement redondant du final de la saison précédente (le temps qui se désintègre, encore ? Une résolution avec le sacrifice apparent de la vie du Docteur, encore ?). Et puis surtout, pas d'évolution des personnages... comment Amy peut-elle se comporter comme si elle n'avait jamais été enceinte et que son enfant ne lui avait pas été enlevé... incompréhensible et perturbant pour les spectateurs comme moi qui ont plus de 30 secondes de mémoire.

Note : le final n'a plus qu'un seul et unique épisode. Tout au plus, l'avant-dernier épisode sert d'introduction avec sa situation de départ (une allusion pour dire "le prochain épisode est le dernier") et la scène finale (qui aurait aussi bien pu être dans le trailer de l'épisode suivant, ça aurait eu le même impact sans rien enlever à l'histoire de l'épisode). C'est un peu abrupt, et ça aurait mérité d'être mieux développé.

La saison 7 : le fil rouge amené dans la fin du premier épisode est la conséquence de la fin de saison 6 et amène celui concernant Clara. On aura deux demi-saisons avec deux questions mystères au lieu d'une (une par demi-saison), mais c'est le même schéma que les saisons 5 et 6. Avec encore moins de cohérence saisonnière entre épisodes. Exit le double épisode de mi-saison. Exit le final qui se construit peu à peu, exit même l'introduction du final dans l'avant-dernier épisode : tous les épisodes sont indépendants et la seule évolution d'arc permettra de faire muter une question (pourquoi personne ne se souvient du Docteur ?) en une autre (qui est cette fille ?). J'applaudis l'idée de faire du final quelque chose de plus personnel, même si on reste sur une idée trop proche à mon goût de celle des deux saisons précédentes.


Globalement en matière de direction de série, j'ai l'impression que ça s'affaiblit de plus en plus chaque saison depuis la 5ème. En fait, la saison 7 a réussi l'exploit de me donner l'impression qu'il n'y en a pas du tout et qu'il s'agit seulement d'une collection d'épisodes rassemblés arbitrairement. C'est à l'opposé de ce qu'il aurait fallu faire.
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Dim 8 Sep 2013 - 22:26

A vous lire, je crois que je dois être une des rares personnes à avoir apprécié le changement de Docteur et de Showrunner.

Je vais tenter à mon tour d'expliquer pourquoi je préféré Moffat.

- J'ai eu beaucoup de mal au changement de Eccleston. Il m'a fallu plus d'une saison pour arrêter de considérer Ten comme un simple remplaçant. L'ère Martha m'a du le rendre sympathique que parce que je détestais Martha.
- Je trouvais justement que Davies en faisait trop dans les intrigues et peu autour des personnages. On finissait par avoir un final double épisode à chaque fin de saisons qui faisait dans la surenchère. Autant le premier final avec les Daleks dans le futur, je trouvais ça génial, autant les autres finissait par une pirouette scénaristique un peu trop facile à mes yeux. Celui de la saison 3 étaient malheureusement le pire. L'idée de départ était pourtant génial, mais Martha qui fait le tour du monde pour dire au gens de pense à une chose. C'est une des idées les plus pourris que j'ai pu voir. De plus, tuer le Maitre était aussi absurde : enfin on aurait eu un ennemi à la hauteur du Docteur, un ennemi qui pouvait le vaincre.

Et également la "mort annoncé du Docteur" qui allait permettre le changement vers 11 était aussi trop dramatique. Le Docteur qui larmoie comme s'il allait mourir alors qu'il ne fait que se régénérer. Il est bien resté avec Rose en passant de 9 à 10, alors pourquoi dire adieu entre 10 et 11.

Pour Moffat, j'aimais ce qu'il faisait de l'ère de Davies et je trouve justement qu'il a su rester plus modeste dans ses ambitions. Il mettait les personnages en avant plus que les intrigues. J'ai facilement accepté le passage à Eleven.
La fin entre 9 et 10 avait été trop brutale et innattendu (je ne connaissais pas le docteur à l'époque) pour que je m'y fasse. Mais en sachant qu'un nouveau Docteur allait arrivé, j'ai pu vite adopté Matt Smith. J'aurai aussi voulu un acteur plus agé mais finalement, j'aimais bien ce contraste entre un corps jeune et un esprit vieux de plusieurs siècles. Et pour une fois, je craignais vraiment qu'il ne meurt comme on a pu nous le laisser croire dans la saison 6. J'ai aimé toute cette histoire avec River Song qu'on découvrait doucement ainsi que son "mariage".

Et surtout, j'aimais que les enjeux affectent les héros et pas le monde pour la énième fois. L'histoire était plus complexe et j'aimais cette idée de devoir réfléchir et échafauder des théories sur les éléments fournis par Moffat au long de la série.

Au final, entre Moffat et Davies, je vote Moffat sans hésiter. En ce qui concerne les Docteur, ma voix sera pour Nine.
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Dim 8 Sep 2013 - 23:10

Citation :
pensez-vous que la qualité des saisons serait supérieure si Moffat écrivait la totalité des épisodes pour former une histoire consistante et éviter les détours inutiles tout comme les différents niveaux de qualité ? Ou est-ce que ce serait le contraire et qu'il serait incapable d'apporter à la fois la diversité dans les thèmes et un arc solide ?
Clairement, pour moi, ce serait bien mieux si Moffat prenait tous les épisodes en charge de A à Z. A part le départ de Neil Gaiman (mais je ne sais pas combien de fois il acceptera de resigner sur DW : j'ai cru comprendre que ça l'amusait beaucoup, tout en lui donnant un peu trop de travail à côté), je ne pense pas qu'il y aurait de perte insurmontable. Ou alors, à défaut, de faire comme dans Sherlock : des épisodes dans lesquels Moffat chapeaute véritablement la rédaction du scénario (regardez donc les deux épisodes finaux de Sherlock : il me semble clair que même si Moffat ne les a pas écrits, ils portent définitivement sa marque).

Citation :
Il serait intéressant de réduire la taille des arcs pour explorer plusieurs histoires au cours d'une même saison, peut être. Cela serait-il plus dans les cordes de Moffat ?
En fait, pour moi, le schéma idéal de Doctor Who, c'est celui de Buffy : des stand alones variés, mais rassemblés autour d'un fil rouge en arrière plan, dont l'intrigue avance doucement d'épisode en épisode. Moffat semble vouloir se diriger dans cette direction, mais comme même ses scénaristes ne semblent pas vraiment savoir ce qu'il écrit, les avancées en question sont très faibles... Du coup, une saison en mode feuilleton (comme Jekyll) serait à mon avis clairement plus réussie, mais beaucoup moins dans l'esprit de Doctor Who : on perdrait le côté "mille-feuilles d'aventures décalées" qui fait, à mon sens, le coeur même de la série. DW, ce me semble être le voyage avant tout, l'aventure pour l'aventure : du coup, le fil rouge final ne peut jamais être le seul objectif de la saison. C'est le voyage qui compte, pas la destination, etc.

Pour le reste, je partage totalement le point de vue de Thyghj : sous l'ère Moffat, il y a bien des fils rouges, seulement ils sont sans intérêt. Ou plutôt, ils sont très intéressants en soi, mais n'ont aucun impact sur l'intrigue des 9/10 des épisodes. On se retrouve toujours bloqués sur le même schéma :
- Episode écrit par Moffat : l'intrigue de la saison avance.
- Plusieurs épisodes pas écrits par Moffat : on rappelle encore et encore les mêmes indices que le spectateur connaît déjà par coeur, sans la moindre variation, sans la moindre évolution, juste pour lui dire "Hé, regarde, y'a une intrigue, promis !"
- Episode écrit par Moffat : l'intrigue avance trop brutalement et de nouvelles questions apparaissent.
- Plusieurs épisodes pas écrits par Moffat : On répète ces mêmes questions, mais on n'apportera pas de nouvelles réponses.
Et ainsi de suite. C'est extrêmement lassant et maladroit, comme rythme... Pour moi, il y a ici une vraie erreur d'écriture : soit on veut lancer une intrigue puissante et mystérieuse à la manière d'un thriller (ce que commence par faire Moffat), mais dans ce cas il faut lâcher des indices petit à petit, pas la mettre au placard pendant quatre épisodes ; soit on se contente d'un fil rouge subtil et discret, comme le faisait T. Davies, de manière à ne pas éclipser les stand alone.

Là, Moffat propose un mélange bâtard et particulièrement frustrant pour le spectateur, mais pas dans le bon sens du terme. Quand on sait que le Docteur doit mourir dans le futur en affrontant des super ennemis inconnus autour d'une Time Daughter, on n'en a rien à faire qu'il fasse mumuse avec une sirène : on veut en apprendre plus sur ces personnages, on veut le voir enquêter, au moins se poser des questions, quelque chose... On a souvent l'impression que le Docteur se contente d'ignorer les problèmes en attendant qu'ils lui retombent sur la figure (quand Moffat signera un nouvel épisode, quoi), et vu la taille des problèmes, ça me semble quand même particulièrement absurde, comme stratégie.

Citation :
Le tout sur un épisode final étrangement redondant du final de la saison précédente (le temps qui se désintègre, encore ? Une résolution avec le sacrifice apparent de la vie du Docteur, encore ?).
Je trouve aussi que cet aspect du final s'apparente à un petit foutage de gueule... Surtout que depuis la mort de Ten, TOUTES les fins de saison ont impliqué, d'une façon ou d'une autre, la mort du Docteur. Le problème, c'est comme Ten avait eu droit à des adieux particulièrement émouvants, rebondir derrière en faisant vaguement "Non mais on croyait que j'étais mort, mais en fait c'était pas vrai ! Vous y aviez cru, hein ? Vous étiez émus ?", ça tombe totalement à l'eau, je trouve :/ C'est d'autant plus dommage quand on voit combien le final de Sherlock, dans un registre similaire, fonctionne si bien, lui...



Citation :
Et également la "mort annoncé du Docteur" qui allait permettre le changement vers 11 était aussi trop dramatique. Le Docteur qui larmoie comme s'il allait mourir alors qu'il ne fait que se régénérer. Il est bien resté avec Rose en passant de 9 à 10, alors pourquoi dire adieu entre 10 et 11.
Parce que le contexte n'est pas le même. Chaque Docteur possède sa propre psychologie et aucun ne réagit à sa mort de la même manière. Nine, profondément marqué par la Guerre du Temps, se sent encore extrêmement coupable et accepte en quelque sorte de disparaître. Au contraire, Ten a réussi, en trois ans, à se reconstruire et à reprendre goût à la vie... Au point de dériver du mauvais côté de la Force, en quelque sorte.

Citation :
Pour Moffat, j'aimais ce qu'il faisait de l'ère de Davies et je trouve justement qu'il a su rester plus modeste dans ses ambitions. Il mettait les personnages en avant plus que les intrigues.
C'est amusant comme les ressentis peuvent être différents : pour moi, très clairement, Davies met bien plus en avant les personnages que les intrigues (il n'y a qu'à voir la façon dont les familles sont systématiquement intégrés dans la vie des Compagnons, alors que Moffat, à part vite fait le père de Rory, coupe totalement les Compagnons de leur vie terrestre. Et je ne parlerai même pas des ellipses sur le bébé des Pond, dont tout le monde se fout éperdument, jusqu'à la mère qui a pourtant eu droit à un accouchement particulièrement traumatisant) ; au contraire, je trouve Moffat bien plus ambitieux dans ses intrigues (détruire et rebooter l'univers tout entier à chaque saison, avoir besoin de passer par la mort du Docteur dans tous ses épisodes de fin, changer la direction de la série avec le mode incognito du Docteur qui s'efface des mémoires, etc...)
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Daehan
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Lun 9 Sep 2013 - 12:37

Rangil a écrit:

Citation :
Pour Moffat, j'aimais ce qu'il faisait de l'ère de Davies et je trouve justement qu'il a su rester plus modeste dans ses ambitions. Il mettait les personnages en avant plus que les intrigues.
C'est amusant comme les ressentis peuvent être différents : pour moi, très clairement, Davies met bien plus en avant les personnages que les intrigues (il n'y a qu'à voir la façon dont les familles sont systématiquement intégrés dans la vie des Compagnons, alors que Moffat, à part vite fait le père de Rory, coupe totalement les Compagnons de leur vie terrestre.
Pour Davies, c'est le côté blink blink qui a fini par me gêner. Et toujours le monde ou l'univers qui est menacé à chaque Noel et à chaque fin de saison avec des invasions de masses.

Moffat ne mettait peut-être pas en avant la famille des compagnons en avant, mais ils participaient plus aux aventures, ils en étaient aussi acteurs. Ce n'était pas toujours le Docteur qui était le héros qui était chargé de tous les sauver. On a pu voir avec lui que même le Docteur n'était pas infaillible. Ce qui a été confirmé une fois de plus avec l'introduction de Clara. De savoir qu'il peut échouer augmente les enjeux et nous permet de craindre pour la vie des compagnons. Avec lui, on sait qu'ils peuvent mourir et donc nous évite le faux suspens.
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Haiyken
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Lun 9 Sep 2013 - 12:48

Daehan a écrit:
Rangil a écrit:

Citation :
Pour Moffat, j'aimais ce qu'il faisait de l'ère de Davies et je trouve justement qu'il a su rester plus modeste dans ses ambitions. Il mettait les personnages en avant plus que les intrigues.
C'est amusant comme les ressentis peuvent être différents : pour moi, très clairement, Davies met bien plus en avant les personnages que les intrigues (il n'y a qu'à voir la façon dont les familles sont systématiquement intégrés dans la vie des Compagnons, alors que Moffat, à part vite fait le père de Rory, coupe totalement les Compagnons de leur vie terrestre.
Pour Davies, c'est le côté blink blink qui a fini par me gêner. Et toujours le monde ou l'univers qui est menacé à chaque Noel et à chaque fin de saison avec des invasions de masses.

Moffat ne mettait peut-être pas en avant la famille des compagnons en avant, mais ils participaient plus aux aventures, ils en étaient aussi acteurs. Ce n'était pas toujours le Docteur qui était le héros qui était chargé de tous les sauver. On a pu voir avec lui que même le Docteur n'était pas infaillible. Ce qui a été confirmé une fois de plus avec l'introduction de Clara. De savoir qu'il peut échouer augmente les enjeux et nous permet de craindre pour la vie des compagnons. Avec lui, on sait qu'ils peuvent mourir et donc nous évite le faux suspens.
Je suis assez d'accord avec Daehan concernant la place des compagnons dans l'ère Moffat. C'est même flagrant avec le trio Victorien qui, au lieu de servir d'outil pour le Docteur, est vraiment au cœur de la narration. C'est le cas dans The Snowmen et d'avantage encore dans The Crimson Horror. Ils ont une sacré consistance et peuvent porter une histoire sans le Docteur. Et à mes yeux la dynamique qu'apporte ces personnages est plus intéressante qu'une simple famille terrienne. Je pense que la famille était là dans l'ère Davies pour renforcer l’identification du public aux compagnons. On se voit nous aussi laisser papa et maman derrière pour partir avec le Docteur, donc ça fonctionnait très bien aussi. Moffat apporte quelque chose de différent !

Également d'accord avec le côté bling bling de Davies qui n'a pas toujours été en subtilité comme beaucoup semblent le penser. Ramener Gallifrey sur Terre dans End of Times n'est pas spécialement une ambition modeste content 
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Daehan
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MessageSujet: Re: Steven Moffat   Mar 10 Sep 2013 - 13:34

Haiyken a écrit:
Ramener Gallifrey sur Terre dans End of Times n'est pas spécialement une ambition modeste content 
Il y a aussi Tracter la Terre pour la remettre à sa place.

Saison 1 : Une menace des Daleks en masse
Noel 1: Menace d'exterminer les humains par des aliens
Saison 2 : Invasion des cybermen en masse
Noel 3 : Menace d'exterminer les humains par des aliens
Saison 3 : Invasion du Maitre
Saison 4 : Re-invasion des Daleks
Saison 5 : Re-menace d'exterminer les humains.

Si vous voyez plus de récurrence ou d'ambition chez Moffat que chez Davies... scratch
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