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 2012

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Mat
Le Pharaon
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MessageSujet: 2012   Mer 11 Nov 2009 - 15:23





Le calendrier Maya prend fin en l'an 2012 après Jésus Christ. Notre monde aussi. Et la famille Curtis n'est jamais qu'une goutte d'eau dans l'océan d'une Humanité promise à l'extermination...



Réalisateur : Roland Emmerich
Producteurs : Roland Emmerich, Larry J. Franco & Harald Kloser
Scénaristes : Roland Emmerich & Harald Kloser
Compositeurs : Harald Kloser & Thomas Wanker
-
Nationalité : Américaine
Titre VF : 2012
Date de sortie : 10 novembre 2009
Budget : 200 millions de dollars
2 H 40 Min
Pas de classification par âge connue



John Cusack - Jackson Curtis
Amanda Peet - Kate Curtis
Liam James - Noah Curtis
Morgan Lily - Lilly Curtis
Thomas McCarthy - Gordon
Danny Glover - Thomas Wilson
Thandie Newton - Laura Wilson
Chiwetel Ejiofor - Adrian Helmsley
Oliver Platt - Carl Anheuser
Woody Harrelson - Charlie Frost
Ng Chin Han - Lin Pang
Zlatko Burić - Yuri




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Joe Black
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MessageSujet: Re: 2012   Jeu 12 Nov 2009 - 17:06

Attention, spoilers!

2012 c'est avant tout du grand n'importe quoi mais purée, le film atteint un tel sommet de bêtise que cela en devient jouissif! Franchement, autant le dire tout de suite, le film n'a absolument aucune espèce de crédibilité ou une once de cohérence interne et scientifique. De plus, il tape dans tous les clichés (personnages, situations) sans en omettre un seul! Néanmoins, l'interprétation de John Cusack alias Jackson Curtis est splendide tant l'acteur semble avoir compris qu'il ne pourrait pas sauver le film du naufrage (au sens propre comme au figuré) et s'applique dès lors à cabotiner et à jouer au deuxième degré de manière fort sympathique.

Cependant, je me demande si le réalisateur n'a pas sciemment décidé que le propos de son film ne pourrait être interprété qu'au second degré justement, toutes les scènes se révélant n'être qu'un prétexte pour montrer à l'écran les effets spéciaux les plus dantesques et les plus festifs qui soient! En effet, c'est très simple, j'étais collé à mon siège en me demandant si j'étais à Europa-Park ou bel et bien au ciné. Et puis, j'étais écroulé de rire durant tout le métrage, tant par les dialogues et les situations nanardesques vécues par les personnages (et à ce titre, le milliardaire russe et un héro, que dis-je, un chef-d'oeuvre du genre dont la remarque sur son avion me fait encore mal aux côtes en écrivant maintenant) et aussi grâce à l'improbabilité des scènes de déluges (franchement, l'éruption volcanique avec nuée ardente et tout et tout à Yellowstone... c'est génial autant que c'est débile!) que nos protagonistes doivent affronter en voiture, en avion, ou encore en avion mais plus gros cette fois et finalement, en super vaisseau spatial conçus pour sauver l'humanité sauf qu'en fait c'est un super sous-marin de la mort qui tue made in china.

Je termine cette critique très courte (en même temps, je ne trouve pas grand chose d'autre à dire) en soulignant que le personnage du dingue avec sa radio vivant dans son camping-car à Yellowstone est absolument incroyable et résume pour moi assez bien l'esprit du film. De plus, j'ai bien aimé le côté plus ou moins cynique de l'histoire lorsque l'on apprend que les survivants de la destruction du monde ont en fait acheté leurs billets de survie et qu'il n'y a pas eu une grande loterie mondiale pour déterminer les "heureux élus". Ah et puis, les éléphants et les girafes héliportés dans les sommets de l'Himalaya... biglol!!!

Enfin, je terminerai par cette maxime: "lorsque vous êtes à bord d'un sous-marin géant, dernier rempart de l'humanité et que vous dérivez quelque part dans le tout nouvel océan asiatique parce que l'une des nombreuses portes de votre arche de Noé est bloquée par un petit câble jaune, prenez garde! En effet, vous avez de très fortes chances de vous faire désagréger par la cime du mont Everest!" Vous voilà prévenu...

PS: A voir absolument au cinéma sinon le film perd la moitié de sa "valeur".

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Gust
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MessageSujet: Re: 2012   Jeu 12 Nov 2009 - 17:24

D'après ce que tu dis là la moitié de sa "valeur" est un euphémisme.^^

Déjà rien que le fait de savoir sur quoi est tiré le film (une superstition douteuse xd) on s'attend au pire. Encore, je sais pas, si il y avait une bonne histoire de guerre et là Rambo qui débarque avec un terminator pour sauver le monde ouais ça se vaudrait xd.

Trêve de délire.^^

Bon, j'irai quand même le voir au cinéma (si je peux) ce "film" non, ce "morceau de film" comme dirait une de mes connaissance (que je ne vois plu hélas.^^)

Moi? Je suis => Boulet... :D
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Mat
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MessageSujet: Re: 2012   Ven 13 Nov 2009 - 2:24

J'ai pas encore vu le film (j'irai peut-être mercredi prochain s'il est toujours à l'affiche, il y aura tarif réduit) , mais si tout ce qu'on m'a dit est vrai, je suis très fâché de savoir qu'Emmerich s'est complètement lâché sur ses clichés fétiche, genre le couple séparé qui se retrouve inévitablement (Emmerich doit vraiment avoir la phobie du divorce vu qu'il fait de même dans ID4) , le président US en chevalier moderne (après ID4 là-encore) , le côté USAAA (... ID4, décidément! D'autant plus que Emmerich lui-même est d'origine Allemande) , etc etc, plus tout l'aspect pas toujours bien ficelé des actions et enchainements, en matière de cohérence et de vraisemblance (y compris dans ID4 mais pas seulement) .
ça me fait chier d'apprendre ça non seulement parce que je continue de nourrir une adhésion sympathique pour son ancien travail sur la SF, comme réalisateur de Stargate, Moon 44, Godzilla, comme producteur de Passé virtuel, Arrac Attack... mais aussi dans le sens où dans la vie publique il a tout d'un mec bien (militant des droits homosexuels, des droits de la femme, des droits des minorités culturelles, du climat, du parti démocrate, du contrôle sérieux de la vente d'armes à feu et de la distribution de permis de port d'arme, etc) mais il donne une tout autre image de lui à travers certaines facettes de films comme ID4 et 2012, et c'est stupide et rageant de sa part de se mettre lui-même dans cette situation.
M'enfin, pour info il aurait dit que 2012 serait son dernier film dans le genre catastrophe (sans jeu de mot) ...
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Joe Black
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MessageSujet: Re: 2012   Ven 13 Nov 2009 - 18:28

Citation :
genre le couple séparé qui se retrouve inévitablement (Emmerich doit vraiment avoir la phobie du divorce vu qu'il fait de même dans ID4)

Spoiler:
 

Citation :
M'enfin, pour info il aurait dit que 2012 serait son dernier film dans le genre catastrophe (sans jeu de mot) ...

En fait, vu le bide qu'à fait 10 000 BC, je me dis de plus en plus que ce 2012 est un film de commande afin de renflouer un maximum les caisses du studio. Parce que vraiment, je ne vois pas l'utilité pour Emmerich de faire un deuxième film catastrophe spectaculaire moins de 10 ans après "Le Jour d'Après" qui était déjà un sommet du genre. De plus, je suspecte fortement que cela soit aussi en partie à cause des exigences du studio que 2012 soit autant rempli de clichés. En fait, il y en a tellement que personnellement, je n'arrive pas à croire que cela ne soit pas une opération intentionnelle. Surtout lorsque l'on repense au Jours d'Après qui évitait, même si il en était de loin dépourvu, la majorités des clichés qui entachent un sérieusement ce 2012, on est en droit de se poser des questions.

Sinon, après ça, je commence vraiment mais alors vraiment à trembler pour Fondation...

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Gandhoor
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MessageSujet: Re: 2012   Sam 21 Nov 2009 - 10:48

Vu hier soir au cinoche. Bon, ben, euh... comment dire ? Emmerich nous sert la même soupe que "Le jour d'après". Sûr que ça pétarade, explose, détonne, s'effrite dans un rugissement de gaz et couleurs mais foutredieu que le scénar et les dialogues sont nuls. C'est du mysticisme à deux balles sauce Emmerich. Le président des States est, une fois encore, le mec qui se sacrifie pour sa patrie, reste avec ses compatriotes à attendre la mort, les joues baignées de larmes tandis que sa fille s'envole...

Un complot gigantesque se trame derrière la fin du monde (salauds de riches) tandis que nous suivons le héros (interprété par Cusack) avec ennui. Bref, passez votre chemin ! Evitez 2012 et préférez 1984 ! niark niark niark... :sheppard:

Seul point positif : l'affiche est sympa.
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tarja
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MessageSujet: Re: 2012   Dim 22 Nov 2009 - 23:06

eh bin dis donc, vous avez vraiment po aimez ce film télé nulle

pour ma part, j'ai beaucoup aimer les scenes de destructions totale tout le long du film, l'explosion du super-volcan de Yellowstone est hallucinante, cela dit pas incoherente etant donner que ce volcan existe reellement (ce qui est incoherent par contre, c'est l'avion qui sort indemme de la nuée ardente sans meme une petite surchauffe des moteurs ou de la coque externe sachant que la nuée ardente atteignent une temperature de 200° (celsius ou Fahreneit je sais plus)) bref un film sympa plein de clichés et d'humour peut etre involontaires certaines fois, mais d'autres clairement volontaires (le coup du Russe devant l'Antonov, du dingue a Yellowstone et d'autres...). pas trop aimer quand meme le truc de l'ex femme qui perd son mari dans un accident particulierement affreux:
Spoiler:
 

et qui donc 10 minutes apres cette mort affreuse, dit a son ex qu'elle l'aime... ta fait ton deuil vachement vite ma vieille bravo lol!

bref, un film a voir en cinema, bien catastrophe...

ps: la serie est anoncée pour dans 1 an apres la fin de Lost; ca se passeras en 2013... a voir ca peut etre sympa
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Phenix Noir
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MessageSujet: Re: 2012   Sam 28 Nov 2009 - 17:43

Je viens de le voir. Bon le film n'est pas une œuvre majeure, mais pas le nanar auquel je mettais, disons préparé. Je constate qu'il m'aura finalement assez peu transporté, sans me faire honte.
Je n'ai pas trop lu les commentaires précédents, donc je ne me propose de faire autre chose qu'une liste d'incohérences ou éléments plaisants, exercice assez ennuyeux. Non, je vais essayer de détailler un peu le fonctionnement du film, ce qui sera peut-être utile pour comprendre d'autres histoires ou en imaginer, voire être simplement plaisant.

Attention contenu qui ne mérite même plus le nom de spoiler mais digestion complète : Wink

Donc, 2012 est un film à grand spectacle, et un film catastrophe. (les 2 ne se croisent pas forcément) Ce qui présuppose un certain nombre d'axiomes.

1 ) Film à grand spectacle : le budget étant composé d'un paquet de dollars (ou d'euros Wink ) on a tendance à pousser, voire imposer certains éléments pour toucher suffisamment de public :

– La tonalité ne doit pas être déprimante. Oui, tant pis pour ceux pour qui triste = art, la majorité du public vient au cinéma pour se rassurer et passer un bon moment, oublier un peu le monde.
– Il faut du spectacle, et de la tension, même (surtout ?) artificielle.
– On promeut quelques valeurs plébiscitée : famille, couple.

2 ) Film catastrophe. Ce genre particulier a une logique relativement constante :
– ça va péter.
– une bonne quantité d'anonyme vont périr. Sinon c'est un film à suspense
– on va s'intéresser à un groupe de personnes particulières. Ce groupe sera décimé et servira de fil conducteur et ce sera lui le générateur d'empathie.

Ce cahier des charges posés, regardons le choix du réalisateur : mixons ensemble un bon panel de catastrophes courantes, et en plus visons le film catastrophe hybride.
Hybride ? Oui, car les films catastrophes se divisent en 2 grands groupe
– catastrophe locale : ça pète, c'est localisé. Qui va s'en sortir et comment ? Titanic, Poséidons, quantité d'autres
– catastrophe à large échelle. Ça pète et c'est pas localisé. Comment la société va s'en sortir, va-t-elle le faire ? C'est souvent plus pessimiste, je ne vous le cache pas.

Donc 2012 vise entre les deux avec catastrophe (et intrigue) globale, parcourue par une série de mini séquences locales.

Bon, prenons quelques élément en vrac :

- vraisemblance scientifique. Les neutrinos vous ont fait sourire ? Procédé courant tout de même, 90% de vrai (neutrinos solaires, observés en sous sol, éruption) et 10% de faux mais qui compte beaucoup. Inutile de lever les bras de désespoir ! Une grande majorité d'œuvres fantastiques/SF placent du TGCM à un moment où l'autre, parfois fort silencieusement, mais bon. Vous me direz : le film s'articule autour de la prédiction Maya, pourquoi ce salmigondis pseudo scientifique ? Haha ! Et bien pour que l'histoire ait lieu, et oui. Sans caution scientifique fictive l'humanité ne se prépare pas, parce que ce ne sont pas les millénariste qui vont motiver les grands de ce monde.

- timing d'enfer : je vole sous des immeubles, j'échappe à une nuée ardente, je roule en étant poursuivi par des failles, je manque de me noyer, m'écraser contre une montagne,etc : Alors là, c'est quand même pas très habile : ces procédés « tolérés » sont trop nombreux, car le film est un pot pourri de films (on le rappelle). Pourquoi y faire appel ? Parce que même si voire un événement de dimension dantesque est plaisant, on est davantage frappés par ce qui se passe à proximité ! D'où la définiton du film catastrophe local. L'ennui étant que notre groupe étant de taille modeste, on tremble assez peu pour eux, car on sait qu'il a contracté une assurance vie scénaristique (savoir quand l'assurance expire est une faculté utile pour se pourrir un film Wink )

- la précision est d'importance : détail amusant qui réunit les 2 problématique du dessus. La science sait vraiment bien mesurer, et quand l'écorce terrestre coulisse, moi aussi je suis capable de le savoir au m près, tout en prévoyant l'arrivée d'un tsunami à la seconde près. Non mais ! ^^

- le monde est injuste : le film est-il caricatural ? Pas tant que ça. A supposer que la question se pose, bien entendu que certains seront plus égaux que d'autres. A noter que le film doit être optimiste donc au final le reliquat d'humanité ne vend pas son âme et ouvre les portes. Le final avec l'Afrique est un petit pied de nez du réalisateur en écho au thème du Jour d'après.

– le monde est américain. Vous en avez marre ? Pleurez car c'est réalisé par des gens qui parlent de ce qu'ils connaissent à ceux qui veulent voir ce qu'ils connaissent. Et que si vous voulez du frenchy, et bien... espérez une production locale. Sinon, ça va, les nations à évoquer sont présentes, et par son exposition préférentielle, l'Amérique joue les bons et les mauvais rôles.

– Qui doit mourir ? Ha le film catastrophe effectue de fait un tri entre personnes. Selon des critères parfois très visibles.
* les personnes déterminées/acceptant de mourir. Ce sont les morts les moins troublants, car c'est accepté, ie ici le président, le gourou
* les personnes en quête de rédemption. Morts plus ambivalents, ils ont quelque chose à faire avant de partir. Les deux jazzmen.
* Les personnes ayant fauté, étant entachées. Notion parfois très claire (Le riche russe) parfois vague, le beau-père. Quelque chose fait que l'on sait qu'ils sont marqués. (Sasha et sa copine ont commis l'adultère, bouhhh)
* Les imbéciles, ingénus (la poule de luxe et son chienchien)

Cela n'empêche pas ces morts d'être souvent sacrificielles ou rédemptrice, et ici la valeur fondamentale reste la protection des enfants.

– On ne tue pas (trop) les enfants. Le seul qui nous soit montré et individualisé, c'est le petit indien. Cela peut faire son petit effet pour marquer le point sur l'injustice du monde, surtout que les 2 garnements russes survivront.

– La famille avant tout : ok, la conclusion est TRES prévisible, et une bonne catastrophe résoud les problèmes de famille. On revient au cahier des charges. Notons quand même que si la scène de réconciliation fait beaucoup jaser, la dépiction des personnages n'est pas débile : les fissures du nouveau couple sont introduites très très tôt. Et surtout ce personnage du beau père, et présenté comme éminemment capable et sympathique, au point que sa mort, si elle facilite un happy end normal, est quand même très injuste. Ici, on n'offre pas d'alibi moral à l'éviction du concurrent (en général, la catastrophe révèle la vraie nature moins flatteuse d'un personne destiné à périr)

Que retenir ? Qu'il est difficile d'agir avec un tel cahier des charges pour surprendre ceux qui sont habitués à ce cahier, justement. Certains choix restaient possibles : garder les 2 « pères » en vie, ou les faire périr tous deux, mais snif, quoi des orphelins ! Faire périr la smala russe entière... Faire couler une arche, enfin bon...

Le film échoue quand même à générer de l'empathie en ce qui me concerne. Trop de morts anonymes et rapides, trop peu d'inquiétude pour le mini groupe. Je vais finir par une note plus positive en évoquant la scène la plus intéressante (à mon sens du film) : le yellowstone.

Cette scène est intéressante parce qu'on y voir la fin du personnage du gourou, qui fait un choix finalement enviable : mourir aux première loges et nous voilà pris dans une mise en abîme : nous spectateur voyons un spectateur qui observe la même chose que nous et nous offre un miroir de notre fascination pour les cataclysmes. Le dernier instant rappellera la cruelle vérité (lui va mourir et pas nous) mais la démarche est intéressante, au sens ou elle montrer parfaitement le double visage de ce genre de film : il arrive tout plein de choses moches et c'est trop bon.


Voilà, on pourrait parler du symbolisme souvent trop manifeste et de quantités d'autres choses, mais c'est à chacun de se déterminer, après tout un procéder bien trouvé pour l'un sera grossier pour l'autre et ainsi de suite... Je crois que je suis plus fan des expériences un rien plus intimistes, avec des personnages moins faciles à trier. Dans le genre un Cloverfield m'aura bien plus marqué, malgré ou grâce à son manque de prétention sur d'autres aspects.


Dernière édition par Phenix Noir le Sam 28 Nov 2009 - 19:53, édité 1 fois
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Parnassus
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MessageSujet: Re: 2012   Sam 28 Nov 2009 - 18:36

Bah moi je l'ai vu mercredi. J'ai trouvé ça nase. Déjà vu, déjà vu, déjà vu, moche, et déjà vu. Merci, au revoir.
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ketheriel
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MessageSujet: Re: 2012   Lun 30 Nov 2009 - 11:14

Personnellement j'ai adoré ce film dantesque, 2 h 50 de pur bonheur, une ode au réalisme et à la créativité.
Avec 2012, Emmerich renoue avec ces plus grandes oeuvres ID4, le Jour d'après, 10 000 et j'en passe tellement le nombre de chefs-d'oeuvres est important.

Réalisme ? Parce qu'on voit clairement, comme il l'avait fait pour le Jour d'après, qu'il s'est entouré d'une équipe de scientifiques chevronnés (géologues, physiciens, astronomes, ingénieurs et astrologues ) qui l'ont conseillé de bout en bout. Dès la dislocation terrestre aux arches chinoises pétrolifères, en passant par des vagues de 1500 m et un continent s'élevant de 2 km de façon homogène, le soucis du détail est formidable. Il y a d'ailleurs sur le site de la NASA, un article consistant démontrant toute la véracité du film.

Créativité ? Les acteurs jouent à merveille, les codes moraux sont saufs. On voit clairement un lyrisme rampant sur la famille nucléaire redevenant un tout classique mais que tous espèrent. Le héros a une vivacité de pilotage exceptionnelle et très réaliste, de même que ces talents de plongeurs, sprinteurs et à une morale à toute épreuve. En revanche, on voit bien que les oligarques russes sont une plaie pour notre époque. On ressent aussi d'ailleurs bien la grandeur des élites politiques comme, le très majestueux, président américain qui se sacrifie auprès de ces concitoyens et donc ne les abandonne pas. De même l'éthique est sauve comme dans la réalité, on permet d'emporter le plus de monde possible dans les arches.
Tout est à coupé le souffle, des interprétations sensationnelles et un dynamise fabuleux.

En définitive, c'est un film à conseiller à tous. En temps de crise, nous avons largement les moyens de dépenser 6 à 8 euros dans une oeuvre aussi magistrale que la non moins hallucinante série Stargate Universe.
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Mat
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MessageSujet: Re: 2012   Jeu 10 Déc 2009 - 16:13

J'l'ai finalement vu, me disant que l'expérience visuelle sur grand écran, n'étant pas amenée à se reproduire, valait bien le prix d'un DVD pour petit écran (d'autant plus que c'est pas le genre de film que je cherche à revoir en DVD^^) .

Ma foi, honnêtement, et au risque de me faire taper dessus... je me suis bien amusé, et je n'ai pas trouvé la forme si nulle que ça : je me suis à peu près autant distrait en me moquant du film qu'en suivant l'action, je crois. Bien sûr, la plupart des choses dites ici sont indiscutables, et quant au clichés, ils sont plus que remâchés, à ce niveau c'est du clonage industriel. Pourtant, peu importe, pour le coup, le fond millénariste mâtiné de pseudo-science, ainsi que tous les clichés, peu importe aussi que tout soit scientifiquement grotesque, y'avait plein de trucs qui s'effondraient de partout, et c'était là, encore pour le coup, le principal (au cinéma. Sur un écran de TV...) . Perso, ça me ferait chier de ne pas pouvoir regarder un tsunami recouvrir l'Himalaya dans une salle de cinéma, juste parce que c'est pas possible en vrai.^^ Bon, après, tout dépend de la nature du film et de qui le réalise, qui l'écrit... ce serait Kubrick je dirais pas, mais on a bien le droit de se lâcher avec Emmerich, quand même!

Le problème avec les avalanches de gros clichés, de partis pris étranges et de trucs équivalents, c'est que je n'arrive pas à en extraire une substance, un propos. C'est tellement affligeant, ce genre de choses, que je suis incapable de réfléchir, d'interpréter, et tout juste bon à les énumérer en me poilant à mort. Ci-dessous voici donc le point Ha, ha! du jour.



-Mise en doute familiale débilitante repompée à Babylon A.D, Prédictions et autres avec les réflexions du sale gosse sur les "vraies familles" XD (blast blast)
-La fin du rôle du beau-père et le rabibochage automatique du vrai couple légitime devant Dieu, alors que le père biologique est décrit comme un parent absent et incapable, et le beau-père comme son contraire XD XD (loués soient les Oris... heu, je voulais dire, blast)
-Le rôle invraisemblable des deux gros jumeaux Russes, et le père pas beaucoup moins pire XD (blast blast)
-Papa président US veuf, courageux, noble, spirituel, foncièrement humaniste... s'il y avait eu une invasion E.T à repousser, nul doute que celui-ci aurait enfourché un F-18 sans plus tarder!
-La main qui s'agrippe au rebord, le gars qui s'extirpe Valen sait comment de la voiture qui a chuté dans le précipice depuis trente secondes XD (mégablast)
-Les héros qui s'en sortent toujours en suivant le même schéma et à la dernière seconde, le gars qui ne sait soi-disant pas piloter et qui se transforme en pilote d'élite de podracer XD
-Emmerich à nouveau sauveur de la race canine (mais pas des girafes, qui coulent à pic) alors que franchement, un chien avec une gueule pareille, qui ne veut pas qu'il meurt? Des milliards de gens qui meurent, et une minute de pseudo-stress pitoyable sur un micro-chien dégénéré!
-Papa qui prend 20 minutes pour expliquer la vie à ce connard de gosse et regarder énamourément madame et faire des petits bisous-zouzous-pouetpouet-namour-susucre à n'en plus finir alors que s'il ne bouge pas son gros cul L'HUMANITE VA SE CRASHER SUR L'EVEREST DANS TROIS MINUTES PUTAIN! XD xD (et pour le coup je comprend Arth quand il dit souhaiter parfois pouvoir rentrer dans les films pour pouvoir tabasser remplacer les héros parce qu'ils sont stupides)
-Minable effet de faux suspens attendu à la fin du film avec papa qui, après s'être agité en apnée pendant un quart d'heure, prend 5 minutes de rab sous la flotte, pour aller pisser ou boire un café je suppose, et qui au terme de ce retard injustifié et invraisemblable, réapparaît héroïquement, pas noyé pour un sou bien sûr xD
-La bannière étoilée sur l'arche XD
-La fille à la fin : "papa, quand est-ce qu'on rentre chez nous?" XD XD Mais elle foutait quoi pendant tout le film, elle? Depuis plus de deux heures de course-poursuite avec les éléments, elle a toujours pas remarqué que tous les continents avaient coulé à pic après s'être désintégré? J'aurais été le père, je te l'aurais balancée par dessus bord aussi sec, moi, la gamine (mégablast mégablast)

Bon, c'est certainement pas tout, je dois en oublier de belles, mais là Emmerich a fait tellement fort que, je le répète, mon cerveau ne peut pas faire mieux niveau analyse ^^

Bon, l'aspect scientifique c'est clair que si on ne le maîtrise pas, le mieux est de ne pas chercher à en parler, même si perso je m'en fiche un peu de la vraisemblance du film, je n'y suis vraiment pas allé pour ça. Je suis bien plus sensible au problème des multiples clichés...
Sans s'attarder uniquement sur les FX, je trouve le rythme global plutôt efficace, l'atmosphère bien rendue, le jeu d'acteur dans la norme...

Joe Black a écrit:
les effets spéciaux les plus dantesques et les plus festifs qui soient! En effet, c'est très simple, j'étais collé à mon siège en me demandant si j'étais à Europa-Park ou bel et bien au ciné.
Avec Avatar 3D qui arrive, je ne sais pas si 2012 bénéficiera de cela bien longtemps...
Par contre, j'avoue avoir été bluffé par la plastique des buildings US qui s'effritent alors même qu'ils sont toujours debout, ou encore de la basilique saint-pierre qui se met à... rouler, niveau texture et photoréalisme j'ai été très impressionné. J'ai bien aimé aussi le design des super navires.

Joe Black a écrit:
et aussi grâce à l'improbabilité des scènes de déluges (franchement, l'éruption volcanique avec nuée ardente et tout et tout à Yellowstone... c'est génial autant que c'est débile!)
J'avoue que l'irréalisme des catastrophes, c'est le seul truc que je ne reproche pas à 2012...^^

Joe Black a écrit:
De plus, j'ai bien aimé le côté plus ou moins cynique de l'histoire lorsque l'on apprend que les survivants de la destruction du monde ont en fait acheté leurs billets de survie et qu'il n'y a pas eu une grande loterie mondiale pour déterminer les "heureux élus".
Côté cynisme, j'ai surtout été marqué par la remarque du savant noir à propos de la pièce qui est une vraie chambre d'hotel pour lui seul alors qu'on pourrait y loger dix personnes, et la remarque de l'espèce de secrétaire d'état US un peu fort à propos de donner son billet au premier ouvrier Chinois venu... j'ai beaucoup aimé ce personnage d'ailleurs, il est le seul à vivre cette histoire comme la triste réalité et pas comme un film moralisateur, et il ne le fait pas de gaité de coeur, le tout avec beaucoup de sarcasmes mémorables, comme quand il reprend la fille de feu le président US avec l'air exaspéré, en riant nerveusement tellement tout le monde autour de lui est débile : "sans blague? Vous pensez qu'il a dû se passer quelque chose??"
Le coup des billets pour les (très) riches, je suis plus dubitatif. Qu'il y ait eut besoin de l'argent privé pour financer le projet, je veux bien, mais quand on voit le nombre de gens qu'ils ont flingué pour maintenir le secret, ça n'aurait pas dû les gêner de jeter la vieille reine d'Angleterre, un pétrolier inculte de plus de soixante ans et cie par dessus bord au moment de l'embarquement, après avoir capté et utilisé leur argent, afin de les remplacer par des individus utiles à la survie Humaine (savants, ouvriers qualifiés, penseurs, jeunes, etc) . Je ne dis pas que c'est ce ce qu'il aurait fallu faire, je n'en sais rien, mais j'aurais trouvé plus réaliste qu'ils le fassent.

Joe Black a écrit:
Ah et puis, les éléphants et les girafes héliportés dans les sommets de l'Himalaya...
Qui finissent tous noyés... et c'est quand même ballot de n'avoir embarqué que des bestioles Africaines (girafes, éléphants, rhinocéros...) et avoir laissé les autres espèces disparaître, quand on pense qu'au final l'Afrique est... le seul continent qu'il reste biglol

Joe Black a écrit:
En fait, vu le bide qu'à fait 10 000 BC, je me dis de plus en plus que ce 2012 est un film de commande afin de renflouer un maximum les caisses du studio. Parce que vraiment, je ne vois pas l'utilité pour Emmerich de faire un deuxième film catastrophe spectaculaire moins de 10 ans après "Le Jour d'Après" qui était déjà un sommet du genre. De plus, je suspecte fortement que cela soit aussi en partie à cause des exigences du studio que 2012 soit autant rempli de clichés. En fait, il y en a tellement que personnellement, je n'arrive pas à croire que cela ne soit pas une opération intentionnelle. Surtout lorsque l'on repense au Jours d'Après qui évitait, même si il en était de loin dépourvu, la majorités des clichés qui entachent un sérieusement ce 2012, on est en droit de se poser des questions.
Je ne sais vraiment pas quoi penser... je n'ai pas réellement perçu de second degré, hélas.

Gandhoor a écrit:
C'est du mysticisme à deux balles sauce Emmerich.
Justement, je ne trouve pas le film trop lourd avec ça, contrairement à un Prédictions. Il est tellement peu question de la prophétie qu'en changeant le titre et en virant la scène du reportage, le film pouvait très bien se dérouler en 2009, sans avoir recours à quelque prophétie que ce soit. Je pense qu'utiliser la formule "2012", qui doit être une sacré poule au oeufs d'or, doit être une idée de Emmerich ou du studio uniquement pour assurer la communication du film et son impact préalable dans les esprits. Il n'y a qu'à voir ce Français correctement atteint qu'on a entendu, interviewé à sa sortie de 2012 en salle, nous expliquer avec un mélange de sérieux et de jubilation qu'en 2012, ce serait l'horreur sur Terre, qu'il doutait d'être parmi les survivants... -__-' *mégablast X2*

Enfin, justement, il n'y a pas de pseudo-intrigue à la Din Vinci Code basée sur un texte mystique à deux balles, pas de grosse sentences religieuses gratuites et autosatisfaites... la famille Curtis, le projet Arches (optique uniquement technologique) , et les catastrophes, voilà les trois tableaux. Je trouve ça plutôt reposant.^^

Gandhoor a écrit:
Evitez 2012 et préférez 1984 ! niark niark niark...
Je crois que ce n'est triplement pas la même catégorie^^ (pas du tout le même genre, pas du tout le même style -incluant l'ambition derrière- et pas du tout le même thème)

Tarja a écrit:
et qui donc 10 minutes apres cette mort affreuse, dit a son ex qu'elle l'aime... ta fait ton deuil vachement vite ma vieille bravo
Non mais tu comprends pas, le beau-père était un socialiste sodomite qui ne vivait que pour désintégrer la bonne famille conservatrice Sir ! Et quand il meurt, madame Curtis est libérée des ondes hypnotisantes que ce sale rouge au couteau entre les dents lui envoyait avec son antenne psionique, voilà tout.

Tarja a écrit:
ps: la serie est anoncée pour dans 1 an apres la fin de Lost; ca se passeras en 2013... a voir ca peut etre sympa
Si encore ça devait se passer à bord des navires/sous-marins, je dirais pas, mais comme ça se passerait plutôt en Afrique... bof, ça m'intéresse moyen.

En plus, outre l'Afrique et les arches, il y a forcément quelques paquebots, porte-avions et supertankers dans le monde entier qui ont survécu au choc, non? Et puis qu'est-ce qu'ils pourraient bien nous inventer comme catastrophe prétexte pour justifier la destruction des nombreux sous-marins de guerre US, Russes, Européens...?

Phénix Noir a écrit:
Bon le film n'est pas une œuvre majeure, mais pas le nanar auquel je mettais, disons préparé. Je constate qu'il m'aura finalement assez peu transporté, sans me faire honte.
Je dirais que comme à son habitude, Emmerich parvient à nous sortir un improbable mélange de série B et de réussite technique. Tous les clichés et équivalents sont bel et bien nanardesques pour moi, mais l'efficacité matérielle (incluant le rythme) est celle d'un blockbuster dans la norme.

Phénix Noir a écrit:
– On promeut quelques valeurs plébiscitée : famille, couple.
Mais, est-ce que le public étasunien va vraiment sur son équivalent d'Allociné pour écrire "super, le film défend la famille et l'amour légitime" ? étonné J'ai du mal à me le représenter, d'une part car en Europe c'est plutôt tout ce qu'on reproche au film, et aussi car aux USA ou en Europe, j'imagine mal le public type du film catastrophe correspondant particulièrement à ce discours... confused

Phénix Noir a écrit:
Inutile de lever les bras de désespoir ! Une grande majorité d'œuvres fantastiques/SF placent du TGCM à un moment où l'autre, parfois fort silencieusement, mais bon.
Encore une fois, tout dépend de l'oeuvre. J'en ai rien à foutre de la vraisemblance scientifique de 2012, mais ce sera différent pour une série qui décide, je ne sais pas, moi... de suivre les premiers cosmonautes à arpenter le système solaire, par exemple.

Phénix Noir a écrit:
Vous me direz : le film s'articule autour de la prédiction Maya, pourquoi ce salmigondis pseudo scientifique ? Haha ! Et bien pour que l'histoire ait lieu, et oui. Sans caution scientifique fictive l'humanité ne se prépare pas, parce que ce ne sont pas les millénariste qui vont motiver les grands de ce monde.
D'autant plus que 2012 en tant que prophétie n'a aucun rôle réel dans le film, et je suis convaincu qu'il s'agit d'une simple volonté d'effet d'annonce. S'ils avaient voulu faire un film "sur 2012" plutôt que le film catastrophe ultime, j'ai dans l'idée qu'on aurait eu droit à une pseudo-enquête ésotérique avant le déclenchement des évènements, ou alors en filigrane à ces derniers...

Citation :
Le final avec l'Afrique est un petit pied de nez du réalisateur en écho au thème du Jour d'après.

[...]

– On ne tue pas (trop) les enfants. Le seul qui nous soit montré et individualisé, c'est le petit indien. Cela peut faire son petit effet pour marquer le point sur l'injustice du monde, surtout que les 2 garnements russes survivront.
Et ça lui ressemble plus que les saloperies à propos de la famille et du beau-père (du moins je l'espère) . C'est ce qui avait fait que j'avais de la sympathie pour Emmerich, avec Le jour d'après par exemple. Mais maintenant, je doute...

Phénix Noir a écrit:
– le monde est américain. Vous en avez marre ? Pleurez car c'est réalisé par des gens qui parlent de ce qu'ils connaissent à ceux qui veulent voir ce qu'ils connaissent. Et que si vous voulez du frenchy, et bien... espérez une production locale. Sinon, ça va, les nations à évoquer sont présentes, et par son exposition préférentielle, l'Amérique joue les bons et les mauvais rôles.
J'ai lu beaucoup de critiques de Français trouvant que le film était "USA powaaa..." et honnêtement, hormis le coup du drapeau US sur l'une des arches qui était bien XD , ça ne m'a pas frappé. Je n'ai peut-être pas été attentif, mais je n'ai pas trouvé que le film avait particulièrement l'air pro- ou anti- quelque chose ou quelqu'un. Bien au contraire : les arches sont construites en Chine, c'est un Indien qui sauve l'Humanité en "sonnant l'alarme", la scène choisie pour illustrer le sauvetage de la culture est en France... après, oui, les Etasuniens s'occupent probablement du gros de la conception théorique du projet, mais j'ai envie de dire : et alors? Les gars sont un peu la première puissance de tout sur Terre, incluant la technologie, alors bien sûr que le rôle est conséquent, vouloir que cela soit occulté serait un peu bêtement anti-américaniste, j'pense.^^

Après, c'est un point que j'ai abordé récemment en commentant le vieux film Stargate, il me semble qu'il faut se souvenir que les Américains ont une culture considérablement différente de la notre sur ces thèmes: le respect de la nation, du devoir, du drapeau, du combattant, donner des "monsieur le président" au garde-à-vous... tout cela est (du moins je crois savoir, je peux mal me représenter la chose) souvent très ancré et assumé chez eux, en tout cas via le cinéma, tandis qu'en Europe ce discours est surtout représenté comme la marque de l'extrême-droite ou du moins de la beaufitude franchouillarde. Comme beaucoup de gens par ici, je n'accroche pas personnellement à cette mentalité-là, mais je ne vois pas pourquoi je devrais la juger chez un autre peuple. C'est pour cela que je me demande si un certain nombre de spectateurs Français n'ont pas tendance à confondre "film Américain tendant vers la propagande" avec "film issu d'une certaine culture Américaine".

Phénix Noir a écrit:
Et surtout ce personnage du beau père, et présenté comme éminemment capable et sympathique, au point que sa mort, si elle facilite un happy end normal, est quand même très injuste. Ici, on n'offre pas d'alibi moral à l'éviction du concurrent (en général, la catastrophe révèle la vraie nature moins flatteuse d'un personne destiné à périr)
C'est effectivement un peu étrange... mis à part une propension lourdingue à charger le père biologique dans son dos, on n'essaye pas spécialement de le diaboliser/caricaturer avant de l'envoyer se faire broyer vif pour laisser le champ libre aux "bons". Alors, maladresse dans une optique ou dans une autre, doublesens caché, haine qui n'essaye même pas de se justifier? Je ne sais pas...
D'ailleurs, et désolé si ce que j'écris ci-dessous est gore : la scène est très aplanie... le mec passe pieds en premier sous des engrenages énormes, on devrait l'entendre... ben, hurler à gorge déployée, quoi, de douleur et de terreur, et ne s'arrêter qu'après au moins deux bonnes secondes. Et il n'y a pas un son. Comme si l'idée n'était pas entièrement assumée...

Phénix Noir a écrit:
Le dernier instant rappellera la cruelle vérité (lui va mourir et pas nous) mais la démarche est intéressante, au sens ou elle montrer parfaitement le double visage de ce genre de film : il arrive tout plein de choses moches et c'est trop bon.
C'est si vrai... et c'est un paradoxe connu des films d'action et de guerre, notamment par le biais de la SF...

Parnassus a écrit:
Bah moi je l'ai vu mercredi. J'ai trouvé ça nase. Déjà vu, déjà vu, déjà vu, moche, et déjà vu. Merci, au revoir.
Hein, moche?

Ketheriel a écrit:
Réalisme ? Parce qu'on voit clairement, comme il l'avait fait pour le Jour d'après, qu'il s'est entouré d'une équipe de scientifiques chevronnés (géologues, physiciens, astronomes, ingénieurs et astrologues ) qui l'ont conseillé de bout en bout. Dès la dislocation terrestre aux arches chinoises pétrolifères, en passant par des vagues de 1500 m et un continent s'élevant de 2 km de façon homogène, le soucis du détail est formidable.
Mais quelle importance, finalement?^^ C'est pas le but du film...

Ketheriel a écrit:
Créativité ? Les acteurs jouent à merveille, les codes moraux sont saufs. On voit clairement un lyrisme rampant sur la famille nucléaire redevenant un tout classique mais que tous espèrent. Le héros a une vivacité de pilotage exceptionnelle et très réaliste, de même que ces talents de plongeurs, sprinteurs et à une morale à toute épreuve. En revanche, on voit bien que les oligarques russes sont une plaie pour notre époque. On ressent aussi d'ailleurs bien la grandeur des élites politiques comme, le très majestueux, président américain qui se sacrifie auprès de ces concitoyens et donc ne les abandonne pas. De même l'éthique est sauve comme dans la réalité, on permet d'emporter le plus de monde possible dans les arches.
hi hi aarf

En conclusion, un film plaisant visuellement, dont je préfère la seconde partie, qui révèle les arches. Personnellement, le rythme ne m'a pas décroché. Ceci étant dit, ça ne veut rien dire scientifiquement, les clichés sont minables et le coup du beau-père est franchement dérangeant, mais le film est à voir si vous êtes amateur de films catastrophe, de films d'action décomplexés et de grosses machines. Ho, et un bon point pour 2012 : il achève de rendre Prédictions inutile. niark


Dernière édition par Mat Vador le Jeu 10 Déc 2009 - 16:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 2012   Jeu 10 Déc 2009 - 16:23

Bah ouais moche, les incrustations sont lamentables pour un tel budget. Et au risque de me faire taper dessus à mon tour, Prédictions est infiniment mieux réalisé que 2012 (cf. plan séquence du crash).
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MessageSujet: Re: 2012   Jeu 10 Déc 2009 - 18:19

Citation :
Bah ouais moche, les incrustations sont lamentables pour un tel budget.
Tu as l'oeil mieux exercé que le mien pour ce genre de choses...^^ J'ai été frappé par les tours qui se disloquent en plein ciel, par les quartiers résidentiels qui s'effondrent sur eux-mêmes, sol compris, par la Californie qui coule, par la scène de la basilique saint-Pierre, mais sinon, je n'ai pas trouvé les autres effets spéciaux (comme le tsunami dans les montagnes) plus réalistes que d'habitude.

Citation :
Et au risque de me faire taper dessus à mon tour, Prédictions est infiniment mieux réalisé que 2012 (cf. plan séquence du crash).
Tu ne ne te fera pas taper dessus pour ça par moi, en tout cas, puisque j'ai moi-même vanté la réalisation efficace de Prédictions dans le topic attitré. Ce que je lui reproche, c'est ses propres clichés (moins nombreux que dans 2012 certes, mais tout à fait dignes d'y figurer) et les conclusions déplaisantes inhérentes à son scénario... après, toujours concernant Prédictions, côté FX, outre un cerf en feu qui m'a frappé par son côté extrêmement virtuel, je dois dire que je n'ai pas trouvé la texture des buildings, dans la séquence finale, très photoréaliste...
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