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 Inglorious Basterds

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Mat
Le Pharaon
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MessageSujet: Inglorious Basterds   Lun 14 Sep 2009 - 0:30





1941 après Jésus Christ : toute la zone nord de la France est occupée. Toute? Non. Un commando d'irréductibles soldats Juifs Américains, secondé d'Allemands anti-Nazi, résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnisons Hitleriennes de la région! Car les Basterds n'ont été parachuté qu'avec un unique objectif : scalper du Nazi.
En parallèle, la jeune directrice d'un cinéma Parisien, et accessoirement unique survivante dans sa famille d'une purge raciale, est harcelée par une icône populaire Nazie qui s'est mis en tête de la séduire. L'affaire prend des proportions dantesques lorsque le petit cinéma de Shosanna est choisi par l'occupant afin d'accueillir une grande soirée de propagande, à laquelle participera le Führer en personne.



Réalisateur : Quentin Tarantino
Producteurs : Lawrence Bender, Erica Steinberg, Harvey Weinstein, Robert Weinstein
Scénariste : Quentin Tarantino
Compositeur : non
-
Nationalité : Américaine
Titre VF : Inglorious Basterds
Date de sortie : 19 août 2009
Budget : 70 millions de dollars
2 H 33 Min
Interdit aux moins de 12 ans en France
Sélection officielle du Festival de Cannes 2009 ; Prix d'interprétation masculine pour Christoph Waltz à Cannes 2009



Brad Pitt - Aldo Raine
Mélanie Laurent - Shosanna Dreyfus
Christoph Waltz - Hans Landa
Michael Fassbender - Archie Hicox
Eli Roth - Donnie Donowitz
Diane Kruger - Bridget Von Hammersmark
Daniel Brühl - Frederick Zoller
Til Schweiger - Hugo Stiglitz
August Diehl - Deiter Hellstrom
Gedeon Burkhard - Wilhelm Wicki
Richard Sammel - Werner Rachtman
Julie Dreyfus - Francesca Mondino
Sylvester Groth - Joseph Goebbels
Jacky Ido - Marcel
Mike Myers - Ed Fenech
Rod Taylor - Winston Churchill
Martin Wuttke - Adolf Hitler
B.J. Novak - Smithson Utivich
Samm Levine - Gerold Hirschberg
Paul Rust - Andy Kagan
Denis Ménochet - Perrier Lapadite
Léa Seydoux - Charlotte Lapadite
Tina Rodriguez - Julie Lapadite
Lena Friedrich - Suzanne Lapadite
Ludger Pistor - Wolfgang
Bo Svenson - un colonel américain dans La Fierté de la Nation
Enzo G. Castellari : un général nazi
Christian Berkel : Éric
Anne-Sophie Franck : Mathilda




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Webkev
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Lun 14 Sep 2009 - 9:46

Un film estampillé Tarantino pur jus. Il prend pas mal de libertés avec l'Histoire, mais je dois dire que son histoire tient la route. En regardant Inglorious Basterd, dès les premières scènes, je me suis dit que je regardais un western spaghetti mis à la sauce deuxième guerre mondiale. C'est surtout frappant au début, où les actions se succèdent avec peu de dialogues, rappelant Once upon a time in the west d'un certain Sergio Leone.

Tarantino explore dans ce film selon moi l'horreur de la guerre, l'horreur des hommes, jusqu'où l'humain est capable d'aller. Qu'un homme, capable des pires actions peut être en même temps le parfait gentleman avec ces dames.

Si l'on cherche un vrai fond au scénario, je ne suis pas certain qu'on en trouve un. On met juste ensemble des personnages ayant des buts différents, des caractères différents, on touille un peu, et on est parti pour explorer la folie humaine... Le film est découpe en chapitre, ce qui éloigne un peu le spectateur. On est vraiment spectateur et pas plongé au coeur de l'action. Ce découpage, sans être original, était très agréable.

Scènes violentes, scènes parfois un peu gore, entremêlé avec de l'humour, et en toile de fond une guerre, voila ce qu'est dans les grandes lignes Inglorious Basterd. Attention, je ne dis pas ne pas avoir apprécié le film! Je pense que c'est un très bon film, meilleur que tous ceux que j'ai été voir récemment au ciné. Un film à voir, mais pas à mettre devant les yeux de n'importe qui.
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Parnassus
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Lun 14 Sep 2009 - 14:35

La première fois que l'on entend parler d'Inglourious Basterds, on se dit peut-être "oh non, encore un film sur la guerre?". Un film qui se passe pendant la guerre, oui, mais un film sur la guerre? Pas sûr. N'oublions pas qu'il s'agit de Quentin Tarantino! Qui? Tarantino, le mec qui fait des films exceptionnels sur des sujets qui sont loin de l'être. Ah, et bien force est de constater que cette fois, le monsieur a choisit un sujet hors du commun: la naissance d'une uchronie.

En règle générale, les uchronies nous plongent dans un monde bien différent du nôtre où le point de non-retour a déjà été franchi il y a longtemps, et où aucun personnage de l'histoire n'y peut plus rien. C'est tout le contraire ici, puisqu'on assiste en premier lieu à un chapitre introductif on ne peut plus réaliste, tendu et maîtrisé. Passée cette ouverture qu'on se dit impossible à surpasser tant son impact est puissant (et Quentin joue toujours sur ce faux calme avant la tempête, un long dialogue qui fait semblant de laisser planer un doute sur l'issue de la scène alors que le spectateur sait pertinemment comment ça va finir, à quelques détails près), le réalisateur enchaîne avec un développement d'histoire simple, totalement chronologique ou presque, qui ne manque cependant pas d'installer un enjeu sur le long terme, enjeu qui nous est d'ailleurs présenté d'emblée: scalper du nazi. À partir de ce moment, l'atmosphère ultra réaliste (et donc pesante) cède peu à peu la place à des situations, des répliques et des outils scénaristiques de plus en plus abracadabrantesques. Imaginez la réécriture d'une des parties les plus tristes, tragiques (mais aussi honteuses) de l'histoire de l'humanité réalisée dans un premier degré constant, sans aucune prise de distance et un sérieux à en faire pâlir Hitler en personne. Le résultat serait d'un ennui et d'un inintérêt rarement égalé, soyons en sûrs. Or Quentin Tarantino choisit de traiter ce sujet pour le moins difficile sous le signe du grotesque, car en dehors de l'héroïne du chapitre 1, tous les personnages principaux ont un côté ironique ou burlesque, d'Aldo Raine à Hans Landa en passant par le général Fenech. Ce second degré assumé est bien entendu matérialisé par une violence exagérée mais ponctuelle, mais aussi par un comique des situations et des protagonistes qu'on aurait du mal à imaginer dans la réalité qu'évoque le métrage. La seconde guerre mondiale est la conséquence d'une idéologie absurde et vide de tout bon sens, et le film ne manque pas de rappeler le fait à de multiples occasions, par exemple lorsque Goebbels projette de redécorer la cinéma de Shosanna avec des statues de la Grèce antique, ultime glorification et matérialisation du fantasme du corps masculin parfait (inutile de rappeler le sort réservé aux homosexuels sous le IIIe Reich). Le crescendo précité aboutit finalement, après moult surprises, à une conclusion presque mystique et fantastique, où Tarantino fait bien comprendre que ce film n'a rien d'un témoignage de la réalité, c'est une fiction pure et simple, point de départ d'un monde qui aurait pu être le nôtre sous certaines conditions. Et voilà que le film de guerre a pris une autre dimension, devenant à son tour un vecteur d'utopies et de rêves.

Outre cette approche (qui n'a strictement rien à voir avec un quelconque manque de respect envers les personnes qui ont vécu cette époque -- cf. "once upon a time", définissant clairement le statut fictionnel de l'œuvre), Tarantino n'oublie pas d'étaler, de manière peut-être un peu outrancière, sa culture cinématographique. Il pioche dans différents genres et mélange les codes tout en maintenant son film centripète, chose parfois peu évidente dans ce genre d'exercice. Techniquement, Tarantino n'a rien perdu de sa maîtrise, au contraire, c'est du très haut niveau de A à Z. Les acteurs sont excellents, la réalisation est pensée au moindre détail (sans tomber dans l'esbroufe inutile), et les musiques sont pertinentes, comme toujours.

Citation :
Si l'on cherche un vrai fond au scénario, je ne suis pas certain qu'on en trouve un.
La mise en abîme dans le cinéma met bien en avant le fait que l'auteur fait un film de contre-propagande, donc de propagande anti-nazi, en utilisant les mêmes codes, mais tournés à la dérision. Dès le chapitre deux, ce sont les juifs qui zigouillent du nazi en veux-tu en-voilà sans remord, alors que leurs actes sont, en théorie, aussi condamnables que ceux de leurs oppresseurs. Les films nazis sous Goebels étaient ainsi, selon Tarantino, dénués de tout intérêt artistique, et il se sert d'eux pour créer une nouvelle œuvre d'art. Je pense vraiment que le monsieur a réinventé le film de guerre, tout simplement.
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Mat
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Lun 14 Sep 2009 - 19:20

Violent, déjanté, jouissif... du Tarantino, quoi!^^ J'apprécie la manière dont ce réalisateur semble parfois jouer sur notre culpabilité... "rho, non, cette violence, c'est trop, c'est mal..." mrgreen mais en même temps, difficile de ne pas exulter!

Inglorious a donc quelque chose de ces fantasmes de réécriture historique fiévreuse et vengeresse qu'ont éprouvé plusieurs d'entre nous lors des premiers cours détaillés sur le Nazisme et la seconde guerre mondiale. En effet, et c'est un paradoxe intéressant, une part de nous estime, comme le notait Parnassus, que les Basterds n'ont pas plus le droit de faire ce qu'ils font que les Nazis n'en avaient le droit. Mais pour une autre part de nous, quoi de plus jouissif qu'une bande de "bad guys du bon côté" rappelant les vrais salauds au bon souvenir des innocents tourmentés? Quoi de plus jouissif qu'une Juive et un Noir, tout deux citoyens d'une nation écrasée par la conquête armée et par la collaboration des élites, artisans de la suffocation mortelle puis de la calcination du Führer, de ses ministres, de son état-major, de tout le gratin politique, tactique et mondain du Reich millénaire? Exultation coupable, expiatoire, thérapeutique, jusqu'à cette extraordinaire scène finale...

Pour autant, si le scénario est globalement efficace, rythmé, puis servi par beaucoup d'humour et d'émotion, je ne lui dit pas amen sur tout : aussi souffre-t-il à mes yeux de quelques longueurs et de plusieurs faiblesses, plusieurs insuffisances : ce genre d'impasse scénaristique que, dans le contexte narratif, je qualifie de chien qui court après sa queue. C'est le cas, par exemple, de cet officier Britannique introduit comme s'il avait une importance capitale, et qui, au terme d'une interminable séquence qui tire tout particulièrement sur cette insoutenable tension du calme avant la tempête, disparaît aussitôt du scénario, sans y avoir pesé en rien (par extension, notre Churchill fait un peu bibelot alors qu'il aurait pu signifier bien plus dans le film) . C'est aussi le cas de ce télescopage entre les projets d'attentat respectifs des projectionnistes et des Basterds. Pour ma part, leur superposition me fait l'effet que l'un des deux désamorce l'impact de son concurrent, sans qu'on sache lequel en particulier "absorbe" l'autre, justement. à moins que tous deux ne s'annulent mutuellement leur force scénaristique et émotionnelle...

Côté interprétation, rien à redire, sauf pour Hitler, bien éructant. J'avais également un peu peur du jeu des Français (les acteurs Français à la télévision, je trouve toujours que leurs intonations sonnent fausses) , mais ce que j'ai vu et entendu m'a soulagé. à noter bien sûr la révélation Christoph Waltz, je ne sais pas où ils sont allé le chercher celui-là, mais ils ont fichtrement bien fait.

C'est à ma connaissance la première fois que Tarantino flirte avec la "SFFF et consorts", par le biais de l'uchronie massive, et là encore, comme le note Parnassus, il y a l'originalité de nous faire assister à sa naissance au lieu de nous plonger au milieu de son évolution après, par exemple, deux décennies de divergences, à la manière de Fatherland. En cela, ce sont peut-être les Nazis les plus réalistes que l'on ait eu pour une oeuvre fantasque. (autrement, ce sont au mieux des Nazis au pouvoir post-1945, au pire des Nazis zombies, spatiaux, steampunk, clonés, occultes, tout ce que vous voulez)
à noter également, car c'est rarissime, que les Basterds & affiliés ne rencontrent jamais les projectionnistes ni n'ont conscience de leur action et inversement, même à la fin, sauf pour les deux kamikazes à l'intérieur du cinéma. Ce qui est un procédé rare puisqu'en règle générale, on les aurait fait se rejoindre formellement pour le bouquet final. Autre atout, très difficile de cerner qui va survivre ou pas à la fin, même alors que l'on se rapproche de cette dernière, là où dans tant de films, les cinq à dix premières minutes suffisent largement pour identifier sans aucune hésitation le couple de survivants final. Certes Brad Pitt survit, mais cela n'a m'a jamais semblé évident, à l'instar de la mort de Shosanna, et caetera.

Citation :
et le film ne manque pas de rappeler le fait à de multiples occasions, par exemple lorsque Goebbels projette de redécorer la cinéma de Shosanna avec des statues de la Grèce antique, ultime glorification et matérialisation du fantasme du corps masculin parfait (inutile de rappeler le sort réservé aux homosexuels sous le IIIe Reich).
L'Aryen typique? "Blond comme Hitler, svelte comme Goering, et beau comme Goebbels" clin d'oeil

C'est aussi une ineptie mise en valeur avec l'immersion d'une Shosanna sublime au milieu du gratin Nazi. Tous les barbares en col blanc font la queue pour s'offrir un baise-main à la jeune beauté si fréquentable, sans soupçonner un instant ses origines réelles, "abjectes". Car une Juive, on le sait bien, est trapue, très brune, elle a un gros nez et une pilosité disgracieuse.

Violence et gore, bien que très tarantinesques, sont plutôt bien dosés, je trouve.

En définitive, c'est un long-métrage perfectible mais je pense que c'est un bon Tarantino, et un bon film, que j'interprète avant tout pour ma part comme la matérialisation d'un fantasme peut-être discutable mais peut-être aussi nécessaire. Je suis ressorti du cinéma enjoué, et depuis le temps que j'en ressors presque systématiquement en regrettant à moitié (ou franchement) l'argent de mon billet, ça ne fait pas de mal. (sachant que je ne vais au cinéma que pour la SFFF)

EDIT : bien entendu, je n'ai vu que la VF projetée au cinéma, et je serais heureux de tomber sur une VO pour voir à quoi ressemble ce fameux patchwork d'anglais, de français, d'allemand et d'italien dans le texte.


Dernière édition par Mat Vador le Dim 29 Aoû 2010 - 22:58, édité 3 fois
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Parnassus
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Lun 14 Sep 2009 - 21:01

Citation :
au pire des Nazis zombies, spatiaux, steampunk, clonés, occultes, tout ce que vous voulez
Ou surfers, aussi. mrgreen (true story)

Citation :
je n'ai vu que la VF projetée au cinéma, et je serais heureux de tomber sur une VO pour voir à quoi ressemble ce fameux patchwork d'anglais, de français, d'allemand et d'italien dans le texte.
Peu de différences en vérité. Les dialogues exclusivement anglais en VO sont doublés en français, et la scène du chapitre 1 fait durer le français plus longtemps en VF, c'est tout.
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Mat
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 9 Oct 2009 - 22:47

Topic retiré des nouveautés et déplacé clin d'oeil
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Mara
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Lun 12 Oct 2009 - 18:04

Tarantino fait du Tarantino, et il le fait bien. mrgreen

Comme ça fait longtemps que j'ai pas vu le film, je m'en souviens plus trop, mais je me rappelle avoir bien ri, et m'être pas mal caché les yeux parce que bouuuh, c'est pas très joli à voir les taillades et tout !

Les personnages sont vraiment sympa, les scènes sont toujours aussi bien filmé, et j'ai pas mal aimé cette vision parallèle de la Seconde guerre mondiale...

On a tout une galerie de personnages assez délirants, avec notamment Aldo Raine et la très belle Shoshanna... la scène de sa mort, en plus d'être légèrement comique tant elle est dramatisée, est vraiment magnifique.
Le personnage le plus marquant... Évidemment Landa qui va aller jusqu'à tuer Hitler pour son petit confort personnel... La scène de la négociation était mortelle ! Comme quoi ce sont bien les "grands" qui font l'Histoire, et on peut s'acheter un nom dans celle-ci : je me suis quand même posé 2-3 questions à la suite de cette scène...

Sinon je ne dirais pas que ce soit mon Tarantino préféré, bien que ce soit le Tarantino au meilleur scénario ! Il y a un bon suspense, bien ménagé jusqu'à la fin, et une histoire dans laquelle on se laisse porter.
Cela dit, je ne dirais pas que ce soit son chef d'oeuvre... je préfère Kill Bill I, pour son inimitable esthétisme Grace

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Sapho
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 21 Jan 2011 - 12:58

Pourquoi, mais pourquoi toute cette violence gratuite ???


Je m'arrêterai à cette question pour les critiques.

J'ai beaucoup aimé ce film, que je suis ravie d'avoir vu en VO. Ce mélange de langues, c'était presque jouissif. (Oui, cette phrase a comme un petit côté tendancieux...)
J'ai été particulièrement sensible à la bande son, qui accompagne très bien l'action.
Je suis sortie de la salle de ciné en me demandant s'il fallait rire ou pleurer...
Et je n'ai pas trouvé que le découpage en chapitre éloigne de l'histoire, au contraire : ce film assume son rôle de conteur, ça m'a vraiment emballé bounce
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Dystopia
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 21 Jan 2011 - 13:53

Sapho a écrit:
Pourquoi, mais pourquoi toute cette violence gratuite ???

C'est la marque de fabrique de Tarantino, c'est en partie ça qui fait son style...
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ketheriel
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 21 Jan 2011 - 14:02

Citation :
C'est la marque de fabrique de Tarantino, c'est en partie ça qui fait son style...
Oui, enfin l'oeuvre originale dont il s'inspire n'était pas non plus très tendre^^
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 21 Jan 2011 - 14:18

ketheriel a écrit:
Citation :
C'est la marque de fabrique de Tarantino, c'est en partie ça qui fait son style...
Oui, enfin l'oeuvre originale dont il s'inspire n'était pas non plus très tendre^^
C'était surtout rhétorique, comme question ^^
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 21 Jan 2011 - 14:51

ketheriel a écrit:
Citation :
C'est la marque de fabrique de Tarantino, c'est en partie ça qui fait son style...
Oui, enfin l'oeuvre originale dont il s'inspire n'était pas non plus très tendre^^

Je ne m'y suis jamais intéressé à vrai dire Rolling Eyes
Et ça semblait pas très rhétorique comme question, ce qualificatif est un peu utilisé à tout va je trouve.
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Ven 21 Jan 2011 - 19:43

Ce film... Et bien Air France le proposait justement sur les vol New-York Paris, donc "Autant en profiter", me suis dis-je.

Et je doit dire que j'ai passé un bon moment. Vu que je n'avais vu aucun film de Tarantino avant, je peux pas trop comparer..... Mais si ses autres films sont tous dans le même genre, je les regarde direct !
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MessageSujet: Re: Inglorious Basterds   Sam 22 Jan 2011 - 1:44

Tarantino... un de mes réalisateurs fétiche. Et ce n'est pas juste car il a tourné Pulp Fiction et que depuis lors on est pas quelqu'un de "in" si l'on n'aime pas Mr Tarantino. Non je l'adore parce que c'est un vrai passioné de cinéma (vous me direz vu son métier c'est balo, oui mais vraiment quand on regarde ses films on sent qu'il y a mit toutes ses trippes et son plaisir et ça se transmet au publique mine de rien.) et que ses films sont des grands hommages aux films qui l'ont passionnés: Western, films noirs, films de guerre, film de série A à Z, Blaxploitation, Kung-fu et une myriades d'autres... Autant de genre que j'affectionne aussi particulièrement, quel plaisir donc de les voir sublimé par un gus qui les mélange parfaitement, brise ou use de leurs codes à bon escient et y ajoute sa patte.

Concernant Inglorious Basterds, j'étais assez perplexe au départ. Je trouvais le projet un peux "casse gueule" et j'ai eu peur de ressortir déçu. Résultat, après la première scène j'avais une grosse boule à la gorge et ma chérie en pleure à coté de moi (et tout le monde autour qui nous regardait du coup...). J'ai passé le film soit à être bluffé par la mise en scène et l’interprétation, soit à me demander si ce que je voyais était déçant. Bref, j'ai passé le film à réagir et c'est ce que je demande avant tout!

Concernant la violence, elle ne m'a pas dérangée car elle n'est pas gratuite. J'entend par la qu'elle sert le propos du film. J'ai par exemple beaucoup de mal avec les Saw (quoique le premier m'a beaucoup plu, mais les autres...) et encore pire Hostel (film ou le scénario ne vole pas plus haut qu'un film pour adultes, les scènes hard étant juste remplacées par des scènes de torture). J'avoue ne pas comprendre Tarantino sur ce coup la d’ailleurs (Puisque c'est un des producteurs du film)...

Citation :
Pour autant, si le scénario est globalement efficace, rythmé, puis servi par beaucoup d'humour et d'émotion, je ne lui dit pas amen sur tout : aussi souffre-t-il à mes yeux de quelques longueurs et de plusieurs faiblesses, plusieurs insuffisances : ce genre d'impasse scénaristique que, dans le contexte narratif, je qualifie de chien qui court après sa queue. C'est le cas, par exemple, de cet officier Britannique introduit comme s'il avait une importance capitale, et qui, au terme d'une interminable séquence qui tire tout particulièrement sur cette insoutenable tension du calme avant la tempête, disparaît aussitôt du scénario, sans y avoir pesé en rien

En rien? Sa présence sert quand même à une des grandes scènes du film! Et son retrait rapide sert de retournement de situation.

Citation :
C'est aussi le cas de ce télescopage entre les projets d'attentat respectifs des projectionnistes et des Basterds. Pour ma part, leur superposition me fait l'effet que l'un des deux désamorce l'impact de son concurrent, sans qu'on sache lequel en particulier "absorbe" l'autre, justement. à moins que tous deux ne s'annulent mutuellement leur force scénaristique et émotionnelle...

Personnellement j'avais plutôt peur que les deux projets ne ce saborde mutuellement. Ça à donc rajouté un grain de sable surtout que comme tu le fais remarquer les protagonistes n'auront jamais vent des autres avant la fin. Enfin bon, chacun son ressentit.

Pour conclure, j'ai donc passé un très bon moment avec mister T encore une fois! Et c'est un bel hommage aux films de guerre qui ont occupés mes vacances chez mes grands parents durant ma jeunesse ^^

Citation :
Et je doit dire que j'ai passé un bon moment. Vu que je n'avais vu aucun film de Tarantino avant, je peux pas trop comparer..... Mais si ses autres films sont tous dans le même genre, je les regarde direct !

Si tu as aimé celui-ci je te conseil de te jeter sur les autres, tu risque de les adorer !


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