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 CJ7

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Mat
Le Pharaon
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MessageSujet: CJ7   Mar 31 Mar 2009 - 0:48





La routine d'un modeste travailleur Chinois est mise à mal lorsque son fils adopte un petit extraterrestre initialement pris pour un jouet bizarre.



Année de sortie : 2008
Réalisateur : Stephen Chow
Producteurs : Stephen Chow, Chui Po Chu, Han Sanping, Vincent Kok, Shi Dong-ming & Connie Wong
Scénaristes : Stephen Chow, Vincent Kok, Tsang Kan-Cheung, Sandy Shaw, Fung Chi Keung & Lam Fung
Compositeur : Raymond Wong
Nationalité : Hong-Kongaise



Stephen Chow - Ti
Xu Jiao - Dicky
Fung Min Hun - le professeur
Lam Chi Chung - le patron
Lee Shing-Cheung - Mr Cao
Kitty Zhang Yuqi - Mlle Yuen






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Mat
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MessageSujet: Re: CJ7   Lun 16 Nov 2009 - 1:27

Un film plutôt difficile à classer, et pour cause, divers éléments tendent vers différents styles et sous-genres. CJ7, c'est sans doute possible de la SF, mais c'est aussi une comédie plus ou moins enfantine jouant sur le cousin peu usité de la folie et de l'onirisme, à savoir l'imaginaire libre et déstructuré de l'enfance, et c'est surtout un tableau aussi poétique que mélancolique de la situation sociale d'un veuf, travailleur pauvre, et de son jeune fils (joué en réalité par une fillette!) , qu'il parvient à envoyer dans une bonne école en travaillant plus et en se nourrissant moins.

L'aspect SF est en réalité assez ténu. Il s'articule autour du petit chien-jouet extraterrestre plutôt réussi et sympathique, même s'il ne fait pas toujours vrai, loin s'en faut (mais j'aime bien l'idée d'une espèce de forme de vie synthétique, robot sensible et faussement organique à base d'une sorte de caoutchouc) . On a ensuite la soucoupe volante hallucinante de kitsherie assumée, (dixit le passage très amusant de l'ouvrier qui montre la photo d'une soucoupe volante collant trait pour trait au casque de chantier qu'il porte sur la tête en même temps) et le bonjour holographique de CJ7, ainsi que, trait plutôt rare, certains des fantasmes juvéniles du garçon, mis en image (depuis le coup "à la Obélix", qui laisse un peu pantois, jusqu'à la séquence des super-gadgets à moitié cartoon) . Mais cette SF ténue et kitsh n'est pas sensée être plus centrale que cela dans le long-métrage, résultat, ça passe bien. L'aspect qui pourrait donner les avis les plus tranchés correspond à ce qu'il y a de plus enfantin dans le film. Comme je le disais ci-dessus, procédé assez novateur, le réalisateur intègre au déroulement du film les petits... films, que se fait Dicky, comme s'en font tous les enfants, à propos de sa toute jeune vision du monde. Bon retour aussi sur la question de la cruauté et de l'égocentrisme des enfants (Dicky inclut) , qui en cela ne sont pas différents de leurs ainés, mais la méchanceté parfois terrible de la cour de récré, on a plus de mal à la reconnaître étant donné les illusions de pureté et d'innocence qui sont en général généreusement attribuées à l'enfance.

Grâce à un bon rythme, le film s'en tire bien sur la longueur, et le réalisateur démontre son talent en mettant en scène toutes les séquences relatives à l'accident du père, très dures, dignes de films beaucoup plus noirs et adultes.

Dans la section remarques en vrac, notons l'évidente ressemblance thématique avec le classique E.T, de Spielberg.
Il y a aussi une bonne dose d'humour, dans CJ7 (j'ai bien ri quand Dicky hurle et gesticule en silence... la jeune actrice est vraiment douée) .

Je regrette juste le happy end en "avalanche" (le film aurait gagné en intensité sans ce plan final) et cette abominable faute de goût que constituent les rôles de l'écolière et de l'écolier obèses (et sept fois redoublants, je suppose) rendus patauds, bêbêtes, ridicules, utilisés comme repoussoirs burlesques... bref, c'est très embarrassant. Quelques touches d'un humour un peu trop lourdingue, de surcroît.
Passé cela, voici un film qui ne soulève pas de montagnes mais au rythme et à l'émotion efficaces, bien joué, bien mis en scène, et original, le tout doublé d'un regard poétique et humain sur un certain facteur social difficile.
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