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 Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF

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Mat
Le Pharaon
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MessageSujet: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 5:02

Des thèmes récurrents de la SF, elle en a d'ailleurs la quasi exclusivité. Je propose ce topic, principalement pour voir quelles définitions les plus précises possibles nous pouvons apporter aux différentes facettes du sujet que propose la SF.

L'autre dimension ou univers; standard, avec lois physiques différentes, mystique, etc.


Située totalement au delà de l'existence "métrique" de notre propre univers, elle est un ailleurs, un par dessus, ou un à côté si on lie ce concept à la théorie du multivers. (que je ne connais guère, en réalité) On l'atteint par des moyens spécialement dédiés à cela, ou en défiant l'espace-temps. (Dans l'Univers étendu de Star Wars, il existe une autre dimension -somme toute assez proche de la notre- qui se rejoint par une "sortie de piste" dans l'hyperespace...)

Concept très compliqué, repris de différentes manières. Dans les histoires à la Picsou Magazine, l'autre dimension est prétexte à un univers coloré, exotique et étrange, pas si différent formellement de ce que pourrait présenter "tout simplement" une autre planète, bel et bien dans notre univers.
Mais elle est aussi, assez souvent, l'occasion de découvrir une dimension semblable à la notre mais présentant des lois physiques différentes: passerelle pratique, souvent, dans la littérature et parfois au cinéma, pour des mondes pratiquant une magie réelle. ("L'Histoire Sans Fin"...)

Et d'ailleurs, certains films d'Horreur Fantastique présentent carrément des dimensions occultes et/ou mystiques; une espèce d'Enfer dans Hellraiser, Jeepers Creepers, Event Horizon, Constantine... Mais aussi un authentique Au-Delà peuplé d'esprits décédés dans la très décomplexée Farscape. Si, pour autant que je m'en souvienne, SG-1 et SGA n'ont jamais laissé de place à ce concept, même Babylon 5, malgré son traitement très sobre, entretient le doute en présentant la fameuse "lumière blanche", des fantômes -au sens d'individus décédés et sur le retour, sans l'aide d'un quasar ou d'un super artefact- , etc. Voir aussi le célèbre Riverworld, les morts anonymes ou célèbres, de toute époque, ressuscités tous ensemble au sein d'un monde inconnu.

Dans l'adaptation en téléfilm des contes du Père Porché, (univers "Disque-Monde" de Terry Pratchett) différentes dimensions plus ou moins étendues cohabitent entre une nature classique et spirituelle, avec leurs règles étranges. (pas de mort possible ici, science cohérente ailleurs -chez nous- , magie dans le Disque-Monde, etc) Elles sont liées aux contes, aux légendes. De surcroît, des péplums fantastiques et autres mondes d'héroïc-fantasy placent parfois leurs dieux et créatures mythologiques dans des équivalents d'autres dimensions.

à mi-chemin entre ce dernier point et de la SF pure, je ne peux que conseiller Ulysse 31; les Dieux expédient un vaisseau spatial dans leur univers, la dimension divine, celle de l'Olympe...

D'autres dimensions sont carrément artificielles. Il me vient à l'esprit les univers surréalistes que parcourent les protagonistes de Farscape dans le tableau ensorcelé de Ma'Kis, dans l'univers de fête foraine tiré de l'inconscient de Stark, etc. De même, il n'est pas si rare dans la SF de croiser des bulles dimensionnelles hors espace-temps, conçues comme un piège, une prison, voire même un coffre-fort ou un bunker invincible, etc.

à ce propos, se pose la question de l'univers virtuel. De TRON jusqu'à Matrix, les univers virtuels ont-ils une réalité propre et "évanescente", au delà du disque dur de la machine? Pourrait-on concevoir un univers originellement virtuel mais qui survive éternellement, et seul, après que l'on ait définitivement débranché la machine?
Parfois, on y meurt en vrai. Parfois, c'est le virtuel qui sort et vient chez nous...

Très célèbre mais souvent ignoré, il y a bien sûr l'hyperespace. Il arrive parfois qu'il ne soit qu'une déformation de l'espace-temps initial dédiée au transport, n'existant que de manière temporaire et artificielle, (Star Wars, Stargate) mais il peut aussi s'agir d'un authentique univers à part, avec ses propres lois physiques, sa topographie, voire sa faune. (Babylon 5, ou le modèle d'univers-hyperespace est tout à fait remarquable, Farscape, ou la "Combustion" des vaisseaux Léviathans peut détourner sur d'autres dimensions entremêlées...)

Il y a là toute une gamme de dimensions étranges et imperméables à nos lois universelles. Dans Babylon 5, l'hyperespace, le thirdspace, l'espace quantique, et tous les univers arpentés par les Walkers. Dans Stargate, le subespace, qui assez souvent dans le reste de la SF se confond à l'hyperespace, mais qui dans cette franchise précise semble s'en démarquer et exister à part, en soi, contrairement à l'hyperespace.

Si certaines de ces dimensions sont très accessibles, d'autres sont fermées. Dans Farscape, l'esprit de Crichton n'est pas conçu pour "comprendre" l'autre dimension où il se trouve, et les interactions avec d'autres d'entre elles (oui oui, il y en a beaucoup^^) sont très pénibles, invivables à moyen terme. (à court terme c'est déjà limite) D'autre part, une communication avec l'Autre Royaume nécessite une interface au coeur d'un vortex. (on revient à la bulle dimensionnelle) Un être de chez nous ne peut y exister, l'inverse est extrêmement délicat, et d'ailleurs le rapport physique entre notre dimension et l'Autre Royaume m'évoque un peu ce que l'on peut dire du rapport entre... la matière et l'antimatière.

Un autre coup de génie de Farscape, c'est la réalité irréalisée. Issues, si j'ai bien compris, de transgressions du "tissu de l'espace-temps" à l'intérieur d'un vortex, je crois qu'on peut quasiment les qualifier d'accidents quantiques, d'aberrations qui ne devraient exister nul part. Tous les éléments de l'univers -personnalités, espèces, corps- sont interchangés, mélangés, modifiés... outre un résultat rigolo visuellement, le plus parlant dans tout cela est que si ces univers issus d'une espèce de brain-storming quantique à l'échelle de l'univers existent tel qu'on les voit à un moment donné, c'est qu'un passé a dû se constituer derrière eux, depuis un Big Bang jusqu'aux Histoires des différents peuples, avec une cohérence interne. Quand bien même les Terriens sont à moitié des pieuvres de l'espace, Genghis Khan à moitié Coco Chanel, Gandhi mon petit frère, etc.

à l'inverse de la réalité alternative liée à l'uchronie, dont la divergence d'avec notre monde suit une cohérence mécanique, la réalité irréalisée de Farscape, c'est juste l'univers poussé dans un mixer, et pris comme il se trouve à la sortie, sans le moindre soupçon d'une quelconque cohérence conventionnelle. On peut pratiquement l'imaginer comme une vue de l'esprit, sauf que c'est une espèce de recomposition quantique de tout l'espace-temps.

Viennent enfin les phases et les plans d'existence. Pour l'une comme l'autre, ma principale expérience vient de SG-1. Avec les phases, on a des choses qui existent dans notre univers, avec nous, mais de manière invisible, inodore, impalpable et inaudible, en raisons de critères variés tel que les fréquences d'ondes et de rayonnements, la composition moléculaire, etc.

Arrive alors le fameux "plan d'existence", celui, entre autres, des Ascendants dans SG. (Et selon Orlin il y en a encore un au dessus...) Difficile de le définir. Ici, ailleurs, là, pas là... Difficile de dire si l'on se "contente" d'appréhender différentes galaxies avec une nature quasi divine, ou si l'on a une dimension à soi quelque part...


Temps et (autre) espace se mêlent


ici, intervient la fameuse réalité alternative. Parfois, on découvre directement un univers uchronique qui se porte très bien tout seul et n'interagit jamais avec le notre, parfois, il y a des rencontres. Dans ces univers où une divergence historique change le futur par rapport au notre, le monde prend toutes sortes de visages mais selon des mécaniques d'évènements découlant d'une logique.
Sa nature "physique" est-elle la même que pour "l'autre dimension", ou s'agit-il d'autre chose?

Elle existe selon différentes modalités. Dans Stargate, elles germent puis fleurissent au gré des modifications temporelles, existant en parallèle les unes des autres. (hormis pour l'incohérence de l'épisode "1969") Mais dans Sliders, si j'ai bien compris, elles préexistent, ne dépendent pas de tripatouillages temporels, et sont un nombre fini.

Deux séries présentent des cas intéressants à ce propos: dans Farscape, (qui "pratique" le paradoxe du grand-père) une zone du cosmos est comme une interface vers une réalité alternative à l'écoulement du temps différent. Le reste de l'univers peut avoir un impact sur elle, et sans doute inversement, mais cela n'en rend pas une déterminante pour l'existence de l'autre. Ainsi, à la fin de l'épisode, il semble que la petite-fille d'Aeryn continue d'exister, avec tout ce qu'elle a vécu et aussi avec sa filiation, alors qu'en dehors de l'ouverture vers cette autre réalité, Aeryn ne rencontrera finalement jamais le grand-père de sa petite-fille.

Dans Babylon 5, un voyage temporel semble induire, entre le point de départ et celui d'arrivée, de flotter dans une espèce " d'espace temporel ", une dimension semblable à l'hyperespace... mais dédiée au temps. On ne fait que l'observer, mais j'aime interpréter ce "chrono-espace" comme, d'une certaine façon, la structure, les coulisses, la colonne vertébrale de l'espace-temps lui-même, à un niveau dépassant au delà de toute mesure la connaissance de la science, même celle de fin 2260. (L'année où se tient l'épisode en question)

Voyage temporel

J'y vois trois modes.

Le premier est celui du paradoxe du grand-père. Il n'existe qu'une seule et unique continuité. Changer son passé provoque au mieux un recalibrage plus ou moins sévère de l'Histoire, et au pire un "bug" qui peut s'avérer dangereux pour l'existence même de l'univers. Dixit la trilogie "Retour vers le futur", par exemple.

Le second est celui de la "destinée". Comme le précédent, il prend place dans une seule et unique continuité, mais se distingue par une différence de taille: l'univers tel qu'il est fait toujours partie du cours normal du temps, y compris les voyages temporels qui en apparence risqueraient de le bouleverser. Je m'explique en ayant recours à l'album "Le piège diabolique" de Blake & Mortimer.

Situation initiale: l'individu lit une brochure historique.
Selon le mode du grand père, la brochure l'informe uniquement d'un évènement A. Puis il voyage dans le temps et se retrouve au Moyen-âge. Acculé, il est contraint d'agir, produisant un évènement B. à son retour, il découvre que la brochure fait désormais mention de l'évènement B à la suite de l'évènement A. éventuellement, le monde est plus ou moins changé.

Selon le mode de la destinée, -c'est celui qui est utilisé dans la BD en question- la brochure informe l'individu d'un évènement A et d'un évènement B, plus mystérieux. Puis il voyage dans le temps et se retrouve au Moyen-âge. Acculé, il est contraint d'agir, et découvre à cette occasion que c'est lui-même qui produit l'évènement B. à son retour, ni la brochure, ni quoi que ce soit d'autre dans le monde n'a changé.
Jamais de paradoxe du grand père ici. Ce qui devait être fait a été fait, comme il était prévu dans la structure de l'espace-temps. Les modifications dues à des voyages temporels ultérieurs étaient inscrites dans le temps depuis le départ, il n'y a jamais eu d'univers "sans l'effet du voyage temporel" auparavant.

Babylon 5 mixe les deux de manière intéressante: il s'est passé quelque chose il y a 1000 ans. Cependant, les personnages doivent prendre l'initiative de sauter un millénaire dans le passé pour provoquer cet évènement eux-mêmes, sinon, une réalité alternative découlant de cette non-modification va prochainement se matérialiser du néant et se superposer à l'univers tel qu'il est.
On a donc une "destinée" dans le fait que pour que le passé se déroule normalement, il est prévu que des êtres du futur viennent y intervenir. Cependant, ces personnages ayant connaissance des enjeux et de leur mission, si jamais ils font le choix conscient de ne pas bouger de leurs sièges, -ils le peuvent- une variante du paradoxe du grand père apparaît, dans la juxtaposition de deux réalités alternatives en une. (imaginez un peu le bordel)

On trouve ensuite, comme dans SG, le paradoxe temporel qui ne change rien à la continuité de départ mais qui en créer une autre, alternative. Reste à retrouver "son monde" au retour.

Après, il y a bien sûr Doctor Who. Cette série extraordinaire me fait l'effet de mêler à sa guise tous les modes du voyage temporel, (grand père, destinée...) sans que j'en saisisse bien la cohérence et l'alternance. Ce qui me fascine avec Dr Who, c'est que j'ai le sentiment, en lançant chaque épisode, de pénétrer un nouvel espace-temps qui lui est propre. Chaque époque et/ou chaque lieu, il peut se passer n'importe quoi, avec n'importe qui, sur n'importe quel "mode". J'adore ça, mais je n'arrive pas vraiment à visualiser une unicité d'ensemble à tout ce que je vois dans Dr Who. Tout semble... comme une tornade de fenêtres vers un nombre infini d'autres dimensions, c'est l'effet que ça me fait.

Mais Dr Who présente plein de réflexions très intéressantes sur le temps: par exemple, un personnage, pris dans un conflit en l'an 200 000 et quelques, est subitement renvoyé à son époque d'origine: la notre. Et ce personnage prend alors conscience que même si les plus lointains ancêtres directs des différents protagonistes impliqués dans l'action sont encore trèèès loin de voir le jour, le combat est en train de se dérouler, là, maintenant, quelque part, en parallèle.
D'ailleurs, lorsque la personne en question retrouve les années 200 000, il s'est déroulé là-bas exactement autant de temps de son départ à son retour qu'elle en a passé au 21° siècle. Pourtant, techniquement, elle aurait très bien pu revenir à la milliseconde d'après son départ...
On y trouve également une guerre à travers le temps, des "antibiotiques" mangeurs de paradoxes temporels, etc.

Dans Unending, SG-1 rembobine le temps comme une bande de cassette.

On peut aussi citer les conséquences de la relativité générale dans d'anciennes oeuvres tel que le tout premier Planète des Singes, livre et film. Dans cette conception rétro de la science, on voyage autour de la vitesse de la lumière, sans jamais utiliser un quelconque hyperespace, on est dans l'univers normal. En conséquence, il est acquis d'emblée pour les voyageurs que plusieurs siècles d'écart les sépareront définitivement de leur époque d'origine. Un an de voyage à l'intérieur du vaisseau, cent à l'extérieur.


Dernière édition par Mat Vador le Sam 3 Jan 2009 - 14:02, édité 6 fois
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Mat
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 5:03

J'ai aussi entendu parler d'un roman de SF des années 60, présentant un "empire intertemporel". grâce à une propulsion bizarre, aller sur (les chiffres sont faux, je les donne à valeur d'exemple) une planète à 100 années-lumière prend 1 an dans le vaisseau, mais surtout 100 à l'extérieur. Seulement, c'est là la bizarrerie, le même voyage effectué en sens inverse selon une trajectoire et une vitesse exactement identique prendra les mêmes 100 ans de voyage selon un référentiel extérieur... MAIS vers le passé.
Au final, il y a donc " l'heure de l'empire", et l'heure réelle. Quand on est sur la planète A, la colonie B n'existera que dans 100 ans. Quand on est sur la station spatiale C, la station minière D à 250 ans de plus qu'elle n'en a selon elle-même, lorsque l'on s'y trouve. Tous ces mondes partagent pourtant artificellement le même temps, du moment que l'on prend garde à effectuer les voyages de retour dans le sillage exact de l'aller, afin de retrouver au bout du voyage le même monde (plus le temps que l'on a passé en temps normal sur l'autre planète) qu'à son départ. Les voyageurs interstellaires vont dans le futur à l'aller et, pour retrouver leur chez-eux au retour, filent cette fois vers le passé. Les "accidents de sillage" vous faisant perdre votre époque (même si subjective et artificielle) sont le nouveau drame de la navigation sidérale.
Si quelqu'un a compris un traître mot de ce que je viens de raconter, je ne doute pas qu'il trouve ce concept aussi fascinant que moi aarf

Pour finir, il y a un roman de SF que je n'ai pas encore lu, mais dont le quatrième de couverture m'a marqué: "les déportés du Cambrien", ce dernier étant, je le précise au cas où, une époque préhistorique très lointaine. Dans ce roman, les Terriens ont installé un bagne de haute sécurité.... sur Terre, mais dans les 500 millions d'années avant notre ère!
Il faudra que je lise ce livre, en attendant il est intéressant de se demander quel genre de paradoxes temporels auxquels on n'a pas pensé, les Humains en poste à - 500 millions d'années dans le passé pourraient provoquer pour notre temps.

Voilà, bon hélas je n'ai pas pu citer certains grands noms (comme Star Trek) à cause de mes carences culturelles, mais j'ai fais ce topic pour pouvoir discuter des différents points que j'y aborde.^^
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sunjin
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 10:34

C'est quoi le premier roman des années 60 dont tu parles ?

SInon, je sépare personnellement les notions de dimensions et de voyages temporels qui sont pour moi des choses très différentes...Et j'ai d'ailleurs beaucoup de mal à appréhender la notion de dimensions et ses implications de façon scientifique, y compris ce à quoi tu fais référence je pense : que c'est qu'en fonction de modifications dans un présent X que des dimensions se créent pour chaques nouvelle modifications, en plus, je ne sais pas si dimension = réalités alternatives... (et je ne crois pas...) scratch

lol.

Ma grande question en ce moment sont les questions de temps subjectifs et temps réels : par exemple le DOctor comment se "mesure" sa ligne de temps, de vieillissement ? Je trouve par contre la série cohérente sur ce thème (à part le râté du dernier épisode de Noel...)

Sur la question des voyages temporels, et pour rester dans le domaine des séries (mais dommage car la littérature SF offre des œuvres de très grande qualité), la saison 2 de The Sarah Connor Chronicle, le traite pas trop mal.
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Skay-39
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 12:46

Bon sang, mat, sacré topic. C'était audacieux de réunir les concepts de dimension/phases/réalité et la question du voyage temporel, même si certaines conceptions les mêle de manière parfois inextricable.

Tout cette réflexion est extrêmement intéressant, j'ai appris beaucoup de choses et j'ai considérablement revu ma conception des éléments abordés. Le sujet a beau avoir été exploité mille fois, il lui reste de quoi surprendre.

Je suis particulièrement intéressé par la conception Babylon Cinquième du voyage temporel. Le bref aperçu que nous avons du futur non altéré de l'univers est effrayant, prophétique, et contient une fascinante composante irréelle en cela que techniquement il est seulement susceptible d'exister, mais n'a pour l'instant aucune base concrête dans le passé ou le présent.

Et ce qui est fascinant également, c'est cet univers que tu mentionnes dans lequel un voyage de retour peut rembobiner l'écoulement du temps. Du point de vue de la physique, c'est n'importe quoi, bien sûr, mais l'idée est vraiment captivante. Nous parlons en sommes "d'îlots temporels", de mondes qui n'ont de réalité qu'à partir du moment ou l'on s'y rend...

Le bagne déporté 500 millions d'années dans le passé pose une autre question intéressante : qu'est-ce que les hommes pourraient bien faire à cette époque qui puisse influencer notre époque ? D'ordinaire, c'est la question inverse que l'on se pose. Le postulat généralement accepté dans le paradoxe du grand père (celui dont nous parlons ici) est que la plus petite interaction avec le passé influera considérablement sur le futur, et que plus loin dans le passé on se trouve, plus les modifications seront considérables, par le principe de l'effet boule de neige. Mais si loin dans le passé, est-ce que cela a encore une influence ?

Bref, de nombreuses réflexion très intéressantes. Je salue ton courage et ton travail de synthèse...

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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 14:32

Encore un sujet passionnant, mais depuis le temps, on a l'habitude avec mat. very happy

Avant de tenter de répondre à l'ensemble, je vais quand même essayer d'amener quelques réponses isolées et quelques précisions :

Citation :
à ce propos, se pose la question de l'univers virtuel. De TRON jusqu'à Matrix, les univers virtuels ont-ils une réalité propre et "évanescente", au delà du disque dur de la machine? Pourrait-on concevoir un univers originellement virtuel mais qui survive éternellement, et seul, après que l'on ait définitivement débranché la machine?
Je trouve cette question assez intéressante, et un peu similaire à celle consistant à se demander si nous avons un âme qui puisse nous survivre. Mais dans le cas que tu cites, la réponse est (malheureusement ?) simple, parce que la technologie existe, et des théories sur ce qu'elle peut devenir nous éclairent également : Non. Les univers virtuels n'ont rien d'évanescents. Une fois la machine éteinte, ils n'existent plus, tout simplement parce que par définition, ils n'existent que par le biais de la machine. Ils ne sont qu'un assemblage de données, de code, d'algorythmes et de variables, ils ne peuvent fonctionner que lorsqu'un élément calculateur est là pour mettre en branle les données. Mais sans processeur ou en cas de suppression des données, ils n'existent pas, de quelque manière que ce soit, tout simplement parce que leur seule réalité réside dans les résultats des calculs permanents qui permettent de les faire fonctionner.

Citation :
Parfois, on y meurt en vrai. Parfois, c'est le virtuel qui sort et vient chez nous...
Le premier cas est généralement bien illustré par les oeuvres qui indiquent que c'est l'interface mécanique entre soi et la machine qui entraine la mort.
Concernant le virtuel qui "sort". C'est intéressant, mais on quitte le domaine de la Science-Fiction pour rentrer dans celui du merveilleux.

Citation :
. Tous les éléments de l'univers -personnalités, espèces, corps- sont interchangés, mélangés, modifiés... outre un résultat rigolo visuellement, le plus parlant dans tout cela est que si ces univers issus d'une espèce de brain-storming quantique
La dénomination de quantique est un peu abusive dans ce cas je pense. (S'il y avait eu interraction quantique, c'est plus de la bouillie en fusion qu'on obtiendrait au final). Chose intéressante, cependant, ce concept sous-entend l'existence d'une intelligence responsable de celà.

Je m'explique : Le monde tel qu'on le perçoit n'a pas de "sens" pour la nature, par rapport à l'échelle de l'Univers. Un phénomène naturel serait totalement incapable de faire ce dont tu parles pour une simple raison : Il n'y aurait pas de distinction entre individus et matière inerte, entre éléments modifiables, et non modifiables. Entre le gilet qui deviendrait rouge et l'homme qui se verrai rempli de mercure au lieu d'eau, il n'y a pas de barrière naturelle. Ces transformations bien que ne relevant pas de la même logique sont un exemple. Un immense mélange de l'univers aurait pour résultat quelque chose qui ne serait pas nécessairement viable pour des humains, et dans lequel les organismes vivants seraient tués lors du mélange.

C'est pour celà qu'en toute rigueur logique, celà implique une intelligence, une conscience, derrière le phénomène (ce qui est aussi assez intéressant soit dit en passant)

Concernant la vision du temps, il y en a une autre, alternative, dans La fin de l'Eternité d'Isaac Asimov, où une organisation procède à des "changements de réalité" (qui consistent à changer certains éléments sur Terre à un moment précis pour altérer l'histoire) fréquents pour éviter guerres, famines, et autres cataclysmes de l'histoire. Dans ce livre, le temps a une étrange inertie qui fait qu'après un changement de réalité, les conséquences de celui-ci s'annulent après plusieurs siècles. Spéculation intéressante, mais plutôt en opposition par rapport aux simulations informatiques sur l'influence de changements dans le passé qui ont été faites depuis.

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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 15:17

Citation :
Dans l'adaptation en téléfilm des contes du Père Porché, (univers "Disque-Monde" de Terry Pratchett) différentes dimensions plus ou moins étendues cohabitent entre une nature classique et spirituelle, avec leurs règles étranges. (pas de mort possible ici, science cohérente ailleurs -chez nous- , magie dans le Disque-Monde, etc) Elles sont liées aux contes, aux légendes. De surcroît, des péplums fantastiques et autres mondes d'héroïc-fantasy placent parfois leurs dieux et créatures mythologiques dans des équivalents d'autres dimensions.
Attention Pratchett est assez "vicieux" sur le sujet puisqu'il a plus ou moins dit que le disque monde était clairement dans notre univers mais dans une futur plus ou moins importants. Laissant ainsi planer le doute sur le comment du pourquoi et la translation entre du pur matériel à la fresque fantaisiste mais non moins intéressante qu'il peint.

Citation :
D'autres dimensions sont carrément artificielles. Il me vient à l'esprit les univers surréalistes que parcourent les protagonistes de Farscape dans le tableau ensorcelé de Ma'Kis, dans l'univers de fête foraine tiré de l'inconscient de Stark, etc. De même, il n'est pas si rare dans la SF de croiser des bulles dimensionnelles hors espace-temps, conçues comme un piège, une prison, voire même un coffre-fort ou un bunker invincible, etc.
c'est un classique de la SF émanant des propriétés de l'espace-temps que la Science mit en exergue tout au long du XX eme siècle laissant place à toutes les fantaisies possibles d'ailleurs.

Citation :
à ce propos, se pose la question de l'univers virtuel. De TRON jusqu'à Matrix, les univers virtuels ont-ils une réalité propre et "évanescente", au delà du disque dur de la machine? Pourrait-on concevoir un univers originellement virtuel mais qui survive éternellement, et seul, après que l'on ait définitivement débranché la machine?
Parfois, on y meurt en vrai. Parfois, c'est le virtuel qui sort et vient chez nous...
Il y a un film parfait sur ce thème : Passé virtuel.
Mais la question que tu te poses sur l'éternité d'un tel univers virtuel n'a pas de sens dans les faits. Un univers virtuel et de la même façon que notre univers soumis à une flèche du temps spécifique propre. Quand bien même, nous switchons le bouton off de la machine responsable de l'existence de cet univers virtuel, cela n'a que peu d'importance. Dans cette univers virtuel, le temps pourrait être sans commune mesure infiniment différent de celui que nous connaissons. Il peut se passer une seconde ici et 10 milliards d'années dans l'univers virtuel. Tout est relatif à ce niveau.

Citation :
Dans Stargate, le subespace, qui assez souvent dans le reste de la SF se confond à l'hyperespace, mais qui dans cette franchise précise semble s'en démarquer et exister à part, en soi, contrairement à l'hyperespace.
Ceci est à caution vu comment ils arrivent à ne pas maitriser correctement leur sujet...
Citation :

Dans Farscape, l'esprit de Crichton n'est pas conçu pour "comprendre" l'autre dimension où il se trouve, et les interactions avec d'autres d'entre elles (oui oui, il y en a beaucoup^^) sont très pénibles, invivables à moyen terme. (à court terme c'est déjà limite) D'autre part, une communication avec l'Autre Royaume nécessite une interface au coeur d'un vortex. (on revient à la bulle dimensionnelle) Un être de chez nous ne peut y exister, l'inverse est extrêmement délicat, et d'ailleurs le rapport physique entre notre dimension et l'Autre Royaume m'évoque un peu ce que l'on peut dire du rapport entre... la matière et l'antimatière.
C'est là où l'on voit le sérieux du staff de farscape car même sous couvert de plaisanterie et d'environnement déjanté, ils ont pris quand même la peine d'être cohérent et d'aborder le sujet de manière intelligente. C'est le b.a.ba, l'homme est modelé pour comprendre et vivre un univers à l'image de la Terre, tout ce qui sort du cadre des règles classiques est un problème. Parfaitement illustré dans Farscape.

Citation :

Un autre coup de génie de Farscape, c'est la réalité irréalisée. Issues, si j'ai bien compris, de transgressions du "tissu de l'espace-temps" à l'intérieur d'un vortex, je crois qu'on peut quasiment les qualifier d'accidents quantiques, d'aberrations qui ne devraient exister nul part. Tous les éléments de l'univers -personnalités, espèces, corps- sont interchangés, mélangés, modifiés... outre un résultat rigolo visuellement, le plus parlant dans tout cela est que si ces univers issus d'une espèce de brain-storming quantique à l'échelle de l'univers existent tel qu'on les voit à un moment donné, c'est qu'un passé a dû se constituer derrière eux, depuis un Big Bang jusqu'aux Histoires des différents peuples, avec une cohérence interne. Quand bien même les Terriens sont à moitié des pieuvres de l'espace, Genghis Khan à moitié Coco Chanel, Gandhi mon petit frère, etc.

La aussi principe classique mais Ô combien intelligent de leur part, c'est une vue d'esprit scientifique parfaitement cohérence qui sert à merveille la SF.
Citation :

la réalité irréalisée de Farscape, c'est juste l'univers poussé dans un mixer, et pris comme il se trouve à la sortie, sans le moindre soupçon d'une quelconque cohérence conventionnelle. On peut pratiquement l'imaginer comme une vue de l'esprit, sauf que c'est une espèce de recomposition quantique de tout l'espace-temps.
La je ne suis pas d'accord, par définition les réalités irréalisées sont certes des vues d'esprit mais il y a une cohérence hormis pour un seul point...la variable de probabilité qui a changé.

Citation :
Arrive alors le fameux "plan d'existence", celui, entre autres, des Ascendants dans SG. (Et selon Orlin il y en a encore un au dessus...) Difficile de le définir. Ici, ailleurs, là, pas là... Difficile de dire si l'on se "contente" d'appréhender différentes galaxies avec une nature quasi divine, ou si l'on a une dimension à soi quelque part...
En fait là c'est SG qui dit n'importe quoi, d'après ce que l'on sait et même s'il parle de dimension, c'est juste un autre état d'existence mais toujours dans la même réalité. D'ailleurs ça se confirme avec le sangraal ...

Citation :
Mais dans Sliders, si j'ai bien compris, elles préexistent, ne dépendent pas de tripatouillages temporels, et sont un nombre fini.
Dans Slider c'est réellement le concept de multivers qui prime sans artifice.

Citation :
Dans Babylon 5, un voyage temporel semble induire, entre le point de départ et celui d'arrivée, de flotter dans une espèce " d'espace temporel", une dimension semblable à l'hyperespace... mais dédiée au temps. On ne fait que l'observer, mais j'aime interpréter ce "chrono-espace" comme, d'une certaine façon, la structure, les coulisses, la colonne vertébrale de l'espace-temps lui-même, à un niveau dépassant au delà de toute mesure la connaissance de la science, même celle de fin 2260. (L'année où se tient l'épisode en question)
Oui mais dans bab 5 ou autres ça implique le fait que tout est réglé aussi bien présent passé que futur puisque tout est immuablement figé.
Citation :

On a donc une "destinée" dans le fait que pour que le passé se déroule normalement, il est prévu que des êtres du futur viennent y intervenir. Cependant, ces personnages ayant connaissance des enjeux et de leur mission, si jamais ils font le choix conscient de ne pas bouger de leurs sièges, -ils le peuvent- une variante du paradoxe du grand père apparaît, dans la juxtaposition de deux réalités alternatives en une. (imaginez un peu le bordel)
Sauf que justement ils ne font jamais le choix de ne rien faire et c'est là le noeud de la chose. En apparence ils ont le choix mais en définitive rien ne dit que ce choix n'a pas été déjà fait c'est même là l'aspect critique, il y a l'illusion du choix mais celui a déjà été fait justement puisque tout ce qui en résulte existe.

Citation :
Après, il y a bien sûr Doctor Who. Cette série extraordinaire me fait l'effet de mêler à sa guise tous les modes du voyage temporel, (grand père, destinée...) sans que j'en saisisse bien la cohérence et l'alternance. Ce qui me fascine avec Dr Who, c'est que j'ai le sentiment, en lançant chaque épisode, de pénétrer un nouvel espace-temps qui lui est propre. Chaque époque et/ou chaque lieu, il peut se passer n'importe quoi, avec n'importe qui, sur n'importe quel "mode". J'adore ça, mais je n'arrive pas vraiment à visualiser une unicité d'ensemble à tout ce que je vois dans Dr Who. Tout semble... comme une tornade de fenêtres vers un nombre infini d'autres dimensions, c'est l'effet que ça me fait.
Dans DW, il est clairement montré l'utilisation du concept de plasticité du temps. Il y a des évènements majeurs qui doivent se produire et une ancre qui est la guerre du temps qui elle ne peut être evitée et va coordonner tous les évènements suivants.
Tant que l'on touche pas un évènement majeur le temps reprend son cours normal petit a petit mais quand c'est un évènement majeur qui est détruit on en arrive a des problèmes comme...ce qu'a produit the master^^ des paradoxes^^

Citation :
Dans Unending, SG-1 rembobine le temps comme une bande de cassette
Mouais, la façon la plus idiote d'utiliser le concept de temporalité...

Citation :
Ma grande question en ce moment sont les questions de temps subjectifs et temps réels : par exemple le DOctor comment se "mesure" sa ligne de temps, de vieillissement ?
Il n'y a que des temps relatifs, le docteur évolue selon un référentiel précis. Il a en gros sa propre ligne temporelle qui recoupe d'autres lignes temporelles.

Citation :
la saison 2 de The Sarah Connor Chronicle, le traite pas trop mal.
Mouais, on va dire que c'est sarcastique^^

Citation :
Concernant le virtuel qui "sort". C'est intéressant, mais on quitte le domaine de la Science-Fiction pour rentrer dans celui du merveilleux.
regarde passé virtuel et tu verras c'est tout sauf du merveilleux c'est même assez bien fait et cohérent.

Citation :
Concernant la vision du temps, il y en a une autre, alternative, dans La fin de l'Eternité d'Isaac Asimov,
c'est celle de DW mais en avec une plasticité du temps plus importante.


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sunjin
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Lun 29 Déc 2008 - 23:34



Citation :
Sauf que justement ils ne font jamais le choix de ne rien faire et c'est là le noeud de la chose. En apparence ils ont le choix mais en définitive rien ne dit que ce choix n'a pas été déjà fait c'est même là l'aspect critique, il y a l'illusion du choix mais celui a déjà été fait justement puisque tout ce qui en résulte existe.

The Sarah Connor CHronicle Saison 2 l'illustre bien pour le moment, après il est clair que le voyage temporel n'est pas le sujet de cette saison qui se penche plus sur la notion d' IA (Is there a ghost in this shell^^) et sur la guerre et ce qu'est un leader, et un homme avec un "destin"... voir la "prédestination". (ben oui, j'aime la S2 moi ^^)

Passé virtuel, je ne connais pas du tout, merci Ketheriel!

Sylvie Denis dans Jardins virtuels aborde pas mal cette question des univers virtuels (et des technosciences) dans ce recueil de nouvelles plutôt intéressants.

En tous les cas la discussion est riche et dérive sur des sujets tout aussi passionnants !

Et pour le Doctor, je me doutais, c'est juste que j'ai bien envie de voir son référenciel, je suis d'accord pour le reste (sur DW) c'est bien comme ça que je l'avais perçu, d'où que je sois perplexe sur le dernier épisode
scratch , en même temps "turn left" (411) est peut-être aussi trop "élastique"... Des fois, j'en envie de faire des schémas lol!
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Dim 4 Jan 2009 - 22:25

Citation :
C'est quoi le premier roman des années 60 dont tu parles ?
Je l'ignore, j'ai juste lu un article je ne sais plus où parlant de ce roman méconnu, venu d'Europe de l'est je crois, il me semble qu'il n'a même pas été traduit donc je n'ai pas retenu le titre...

Citation :
en plus, je ne sais pas si dimension = réalités alternatives...
Oui, qui le sait? Hein? mrgreen

Citation :
Je trouve par contre la série cohérente sur ce thème (à part le râté du dernier épisode de Noel...)
Ce que je ne trouve pas cohérent dans Doctor Who, (mais peut-être qu'il me manque des éléments, ou alors c'est tout simplement ma propre logique qui défaille) c'est que je ne comprend pas pourquoi le sauvetage du père de Rose rameute les mites intergalactiques, tandis que le quotidien du Doctor (intervenir directement à toute époque) ne provoque aucun problème. Pourquoi a-t-on d'un côté un coup de paradoxe du grand-père, de l'autre, ce que j'appelais une "destinée", une ligne temporelle où même les voyages dans le temps sont prévus à l'avance et s'inscrivent dans le mouvement historique sans heurt?
"Un homme de la rue est vivant au lieu d'être mort, c'est la plus importante des modifications temporelles". Mais si le Doctor sauve machin au vingt-sixième siècle, peut-être que celui-ci serait mort sans son intervention? Alors pourquoi y aurait-il des paradoxes et des bouleversements autour du Tardis et du Doctor, mais pas du point de vue d'un homme normal ailleurs dans le temps?
J'ai bien pensé que le problème pourrait venir non pas du père de Rose, mais de la rencontre entre les doubles. Mais puisque c'est le cas du père qui doit résoudre l'épisode... je doute que ça fonctionne.

Citation :
Je suis particulièrement intéressé par la conception Babylon Cinquième du voyage temporel. Le bref aperçu que nous avons du futur non altéré de l'univers est effrayant, prophétique, et contient une fascinante composante irréelle en cela que techniquement il est seulement susceptible d'exister, mais n'a pour l'instant aucune base concrête dans le passé ou le présent.
Il faut dire que JMS s'est pas mal inspiré de la structure du Seigneurs des Anneaux de Tolkien pour écrire Babylon 5, et en effet c'est un trait que l'on retrouve avec ce futur qui n'est pas là tangiblement mais qui semble pourtant exister quelque part, et venir lentement à la rencontre du présent, de son pas lourd et menaçant.^^
ça rappelle un peu aussi la prophétie Starwarsienne, ainsi que la théorie des fans sur les points de rupture... (comme quoi Skywalker père aurait eu deux occasions de réaliser la prophétie Jedi, la première en tuant Palpatine dans l'épisode III au lieu de le rallier suite à la mort de Dooku de ses propres mains, la seconde tel qu'on le voit dans l'épisode VI)

Citation :
Et ce qui est fascinant également, c'est cet univers que tu mentionnes dans lequel un voyage de retour peut rembobiner l'écoulement du temps. Du point de vue de la physique, c'est n'importe quoi, bien sûr, mais l'idée est vraiment captivante. Nous parlons en sommes "d'îlots temporels", de mondes qui n'ont de réalité qu'à partir du moment ou l'on s'y rend...
Plus jeune, j'avais commencé la lecture d'une saga de romans fantastiques pour la jeunesse, Bobby Pendragon. Grâce à des espèces de stargates dissimulées un peu partout, on voyage dans des mondes situés aux quatre coins de l'univers "métrique", mais aussi à n'importe quelle époque du passé ou du futur. Potentiellement à des millions de siècles et à autant d'années-lumières les uns des autres, ces mondes partagent artificiellement une proximité et une temporalité communes grâce aux portes. Au stade où j'en étais resté, (tome 2) on ignore si c'est l'oeuvre de la nature ou d'un peuple "Ancien" caché quelque part.

Citation :
Concernant le virtuel qui "sort". C'est intéressant, mais on quitte le domaine de la Science-Fiction pour rentrer dans celui du merveilleux.
J'ignore si techniquement, Merveilleux s'utilise en dehors du cadre contes médiévaux/héroïc fantasy, mythes antiques à la limite. Mais je vois ce que tu veux dire, ne t'inquiète pas^^

Citation :
La dénomination de quantique est un peu abusive dans ce cas je pense. (S'il y avait eu interraction quantique, c'est plus de la bouillie en fusion qu'on obtiendrait au final).
C'est un béotien qui te parle^^

Citation :
Chose intéressante, cependant, ce concept sous-entend l'existence d'une intelligence responsable de celà.

Je m'explique : Le monde tel qu'on le perçoit n'a pas de "sens" pour la nature, par rapport à l'échelle de l'Univers. Un phénomène naturel serait totalement incapable de faire ce dont tu parles pour une simple raison : Il n'y aurait pas de distinction entre individus et matière inerte, entre éléments modifiables, et non modifiables. Entre le gilet qui deviendrait rouge et l'homme qui se verrai rempli de mercure au lieu d'eau, il n'y a pas de barrière naturelle. Ces transformations bien que ne relevant pas de la même logique sont un exemple. Un immense mélange de l'univers aurait pour résultat quelque chose qui ne serait pas nécessairement viable pour des humains, et dans lequel les organismes vivants seraient tués lors du mélange.

C'est pour celà qu'en toute rigueur logique, celà implique une intelligence, une conscience, derrière le phénomène (ce qui est aussi assez intéressant soit dit en passant)
Cela ne serait pas spécialement hors de propos dans Farscape, qui fait intervenir un monde des esprits, des malédictions, de la magie...

Mais puisque ce concept est à cheval sur un carrefour de dimensions différentes, reste à se demander si "la vie" ne signifie pas quelque chose de complètement différent dans l'une d'entre elles. Farscapement parlant, il ne serait même pas spécialement osé que les morts peuplant l'Au-Delà soient ceux qui trient les formes vivantes du reste de la matière, dans ces fameuses réalités irréalisées ^^ Mais bon, dans le contexte, je pense plus aux intelligences de l'Autre Royaume. (la dimension évoquant le rapport matière/antimatière vis-à-vis de la notre)

Citation :
Dans ce livre, le temps a une étrange inertie qui fait qu'après un changement de réalité, les conséquences de celui-ci s'annulent après plusieurs siècles. Spéculation intéressante, mais plutôt en opposition par rapport aux simulations informatiques sur l'influence de changements dans le passé qui ont été faites depuis.
Dans un contexte du type "paradoxe du grand père", Farscape aussi dit un drôle de truc à propos de l'inertie du temps, comme quoi si la ligne originelle a été bouleversée, un fait à l'impact similaire peut rétablir les choses naturellement, mais je n'y ai pas compris grand chose... ceci dit, si j'ai bien saisi l'épisode ceci n'est qu'une théorie, qui n'est d'aucun secours aux héros tandis que les faits se déroulent de manière totalement imprévue et incontrôlée, donc si tel est la clé de l'épisode, peut-être que l'exemple n'est pas bon à prendre.

Citation :
Attention Pratchett est assez "vicieux" sur le sujet puisqu'il a plus ou moins dit que le disque monde était clairement dans notre univers mais dans une futur plus ou moins importants. Laissant ainsi planer le doute sur le comment du pourquoi et la translation entre du pur matériel à la fresque fantaisiste mais non moins intéressante qu'il peint.
Ha... parce que j'ai lu le dernier tome, celui qui explique que mathématiquement les oiseaux ne peuvent structurellement pas savoir voler, mais que comme ils ne savent pas compter, ils volent quand même. Je crois me souvenir que les académiciens sorciers découvrent le moyen d'observer un monde étrangement logique et organisé, qui se trouve être le notre.

Citation :
Citation :
Dans Stargate, le subespace, qui assez souvent dans le reste de la SF se confond à l'hyperespace, mais qui dans cette franchise précise semble s'en démarquer et exister à part, en soi, contrairement à l'hyperespace.
Ceci est à caution vu comment ils arrivent à ne pas maitriser correctement leur sujet...
Erf. Faut avouer.

Citation :
C'est le b.a.ba, l'homme est modelé pour comprendre et vivre un univers à l'image de la Terre, tout ce qui sort du cadre des règles classiques est un problème. Parfaitement illustré dans Farscape.
Oui. Crichton (et le spectateur Terrien avec lui) a déjà du mal à comprendre ce qu'il voit et ce qui se passe sur certains mondes E.T, alors dans d'autres dimensions...

Citation :
La je ne suis pas d'accord, par définition les réalités irréalisées sont certes des vues d'esprit mais il y a une cohérence hormis pour un seul point...la variable de probabilité qui a changé.
S'agit-il alors d'une cohérence innaccessible à nos cerveaux?

Citation :
La aussi principe classique mais Ô combien intelligent de leur part, c'est une vue d'esprit scientifique parfaitement cohérence qui sert à merveille la SF.
Mais que pense-tu de ce que dit Arth à propos de l'intelligence organisatrice nécessaire?

C'est vrai que ce genre d'exemple montre toute la force de Farscape, qui va très, très loin dans la SF la plus folle. B5 a bien eu le Jour des Morts, l'affaire Babylon 4, les manifestations irréelles des First Ones... mais Farscape en est vraiment coutumière.

Citation :
Dans Slider c'est réellement le concept de multivers qui prime sans artifice.
Donc la théorie du multivers correspond davantage aux réalités alternatives qu'aux dimensions à la mode Farscape? (Je ne parle pas des réalités irréalisées là, mais de l'Autre Royaume, ou encore des univers physiquement hostiles où Moya s'échoue)

Citation :
Sauf que justement ils ne font jamais le choix de ne rien faire et c'est là le noeud de la chose. En apparence ils ont le choix mais en définitive rien ne dit que ce choix n'a pas été déjà fait c'est même là l'aspect critique, il y a l'illusion du choix mais celui a déjà été fait justement puisque tout ce qui en résulte existe.
Je vois. Les différents éléments se consolident les uns les autres et à la fin, c'est comme espérer remarquer une bûche flottant à contre courant dans un torrent.

Citation :
Mouais, la façon la plus idiote d'utiliser le concept de temporalité...
Utilisé avec cohérence, je pense que ça pourrait être fun...^^


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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Dim 4 Jan 2009 - 22:42

Sur Doctor, je viens de voir *__* qu'il y avait un topic ici :
http://le-multivers.forumpro.fr/univers-f131/concept-du-temps-dans-dr-who-spoiler-s1-s4-t2092.htm

J'ai mis mes dernières réflexions (de cet après-midi) là-bas...
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Dim 4 Jan 2009 - 23:00

Citation :
S'agit-il alors d'une cohérence innaccessible à nos cerveaux?
Plutôt un concept défiant les lois physiques premières. Grossièrement, la réalité est comme cela car la probabilité qu'elle le soit est importante (99,99999 etc on tend vers 100%). Mais si quelque part, dans une dimension invisible pour l'homme, (je parle de dimension comme le temps et l'espace dans notre univers) ces réalités non réalisées mais qui existe sont manipulés par X ou Y raisons jusqu'à ce qu'elle puisse supplanter la précédente prioritaire...cela donne un épisode de Farscape^^

Dans l'optique de la chose c'est normalement peu compréhensible pour un cerveau humain voir pas du tout mais elle reste incompréhensible tant qu'elle n'existe pas (et l'existence est défini par la perception qu'on a du réel).

Citation :
Ha... parce que j'ai lu le dernier tome, celui qui explique que mathématiquement les oiseaux ne peuvent structurellement pas savoir voler, mais que comme ils ne savent pas compter, ils volent quand même. Je crois me souvenir que les académiciens sorciers découvrent le moyen d'observer un monde étrangement logique et organisé, qui se trouve être le notre.

Chez Pratchett, apparemment, l'univers est composé comme un multivers mais ces différentes couches ont des points de passages, elles sont liées l'une entre elle. Donc on est bien dans le même univers que la Terre connue.
Citation :

Mais que pense-tu de ce que dit Arth à propos de l'intelligence organisatrice nécessaire?
Je rechigne toujours a cautionner ce type de concept plus proche du divin impersonnel qu'autre chose.

Citation :
Donc la théorie du multivers correspond davantage aux réalités alternatives qu'aux dimensions à la mode Farscape?
Clairement du moins dans sa conception originale.
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Mar 6 Jan 2009 - 22:12

Citation :
Je rechigne toujours a cautionner ce type de concept plus proche du divin impersonnel qu'autre chose.
L'idée du divin impersonnel ne me plait pas non plus, après, quand je parlais d'intelligence, ça pouvait très bien être un programmeur alien derrière son ordinateur créateur de dimensions, ou une super IA planquée dans son vaisseau, question de point de vue.

Non, ce qu'il me semblait, c'était qu'une intelligence, capable de percevoir l'organisation du monde selon notre point de vue me semblait nécessaire pour faire ce que mat évoquait.
Ne penses-tu pas qu'un mélange aléatoire entre dimensions aurait du donner de la bouillie inerte ?

Il me semble que par exemple, pour que les gens soient habillés différemment, il faut que la matière qu'ils portent soit différente, etc... Donc si des éléments ont été transformés en d'autres, pourquoi celà ne toucherait-il que la matière inerte ? D'ailleurs, mettons un atome d'Helium à la place d'un atome de carbone dans une molécule organique, et on aura une drôle de surprise, par exemple.
Le phénomène que décrit mat nécessiterait des transformations nucléaires et chimiques (au moins) de la dimension primitive pour créer la dimension délirante. Ce que j'ai du mal à concevoir, c'est que ces transformations aient pu avoir lieu de manière à garder les choses intactes et à juste changer des trucs amusants.

Que penses-tu de celà ?

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Mat
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Ven 9 Jan 2009 - 23:58

Citation :
Citation :
Je rechigne toujours a cautionner ce type de concept plus proche du divin impersonnel qu'autre chose.
L'idée du divin impersonnel ne me plait pas non plus, après, quand je parlais d'intelligence, ça pouvait très bien être un programmeur alien derrière son ordinateur créateur de dimensions, ou une super IA planquée dans son vaisseau, question de point de vue.
En même temps, on parle de Farscape là^^ une série où des sorciers et des âmes en peine cohabitent avec la SF, donc très franchement si à un moment donné la série avait présenté un panthéon de dieux E.T à la sauce Olympe, ça serait passé pour moi. De toute manière, il y a des forces comme l'Autre Royaume probablement à même de faire cela même si dans ce cas, je ne devine pas leur motivation/obligation.
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Mar 13 Jan 2009 - 18:53

à ceux qui s'intéressent aux sujets évoqués sur ce topic, je conseille "Les Langoliers", téléfilm adapté d'une nouvelle de Stephen King. Les FX sont les plus mauvais que j'ai jamais vu, en revanche le scénario est une plongée des plus originales et flippantes dans les thèmes mêlés de temps, espace, autre dimension...

Peut-être que la nouvelle elle-même est meilleure, mais ne l'ayant pas lue...

Cela se passe à bord d'un avion de ligne. Quelques passagers se réveillent au cours du vol pour constater qu'ils ne sont plus qu'une dizaine dans le gros appareil, et qu'ils n'arrivent à joindre personne au dehors.

Je crois que cette histoire a inspiré Doctor Who (nouvelle série) sur un certain point.
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MessageSujet: Re: Voyages temporels & autres univers/dimensions dans la SF   Jeu 15 Jan 2009 - 11:49

J'ai lu le livre, avant de voir le téléfilm, comme il se doit... Et je dois dire que pour ma part, je l'ai trouvé intéressant, mais terriblement invraissemblable. Cependant, j'avais noté que si le téléfilm est assez fidèle à la nouvelle, les incohérences de celle-ci ressorte moins dans la version audivisuelle. Sans doute à cause de certains détails subtils de l'histoire écrite qui ne sont pas repris dans la version télévisuelle. De façon générale, on réfléchit davantage devant le livre, et des questions évidentes nous sautent aux yeux.
Spoiler:
 
Et beaucoup d'autres dont je ne me souviens plus.

"Les Langoliers" n'est pas la meilleure nouvelle de SK à mes yeux, pas de celles que je recommanderais, mais le téléfilm quand à lui est sympathique en effet. :teyla:

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