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 2001, L'Odyssée de l'Espace

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Mat
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MessageSujet: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Mar 19 Aoû 2008 - 14:30





Il y a plusieurs millions d'années avant notre ère, quelque part en Afrique, un clan de primates vit son existence archaïque figée dans un éternel présent, jusqu'à ce qu'un élégant monolithe noir se dresse à l'entrée de la caverne un beau matin. Sous son impulsion, l'évolution Humaine commence.
En 1999, les Humains découvrent ou redécouvrent le monolithe noir lors de fouilles à proximité de la colonie Lunaire. Celui-ci, solidement fermé à toute analyse, émet un puissant signal en direction de Jupiter puis redevient totalement inerte. Le Discovery, un vaisseau spatial ultra moderne, fleuron de la NASA et doté d'une I.A infaillible, est alors dépêché vers la géante gazeuse à la poursuite de l'énigmatique récepteur du signal. Il arrivera sur place en 2001...



Année de sortie : 1968
Réalisateur : Stanley Kubrick
Producteur : Stanley Kubrick
Scénaristes : Stanley Kubrick  & Arthur C. Clarke
D'après l'oeuvre originale de : Arthur C. Clarke (The Sentinel & Encounter at Dawn)
Compositeur : Alex North
Nationalité : Américaine & Britannique



David Bowman - Keir Dullea
Frank Poole - Gary Lockwood
Le docteur Heywood Floyd - William Sylvester
Moonwatcher - Daniel Richter
La voix de HAL 9000 - Douglas Rain
Elena - Margaret Tyzack
Michaels - Sean Sullivan
Le contrôleur de mission - Frank Miller
Une hôtesse de l'air - Penny Brahms
Le père de Poole - Alan Gifford
La fille de Poole - Vivian Kubrick
Smyslov - Leonard Rossiter
Halvorsen - Robert Beatty






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rauz
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Dim 9 Aoû 2009 - 14:50

J'ai vu ce film en début de semaine et un énorme problème s'est posé à moi; que veut dire la fin? Parce que j'avoue qu'elle m'a laissé plus que perplexe.

Quand je dis "la fin" je veux parler de ce qui se déroule dès le moment où l'astronaute est pris dans ce flot de couleurs (informations?) jusqu'au générique.
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Dim 9 Aoû 2009 - 19:48

La fin est libre d'interprétation d'après Stanley Kubrick mrgreen.
D'un point de vue plus terre à terre, elle est détaillée dans le livre écrit par Arthur C. Clarke à partir de ses idées initiales pour le scénario du film. Je te conseille de le lire, parce que c'est un peu compliqué. Si vraiment tu n'as pas le temps de lire, je pourrai te l'indiquer en spoiler dans un autre post.

A part ça, un excellent film pour moi. Avoir posé un fin aussi ouverte en termes de sens était peut-être trop osé, mais ça reste un excellent film de science fiction, qui fait réfléchir et qui pose des idées très intéressantes. De plus, plus de 40 ans après sa première diffusion, il reste étonnamment actuel. A l'exception de certaines maquettes trop planes ou faisant un peu toc, visuellement, il pourrait avoir été tourné il y a cinq ans. Le design épuré et la vision très claivoyante de leur production designer (par exemple que des écrans plats alors qu'à l'époque on utilisait de grosses télés au tube très bombé) y ont probablement beaucoup contribué.

En termes de réalisation, c'est tellement fantastique que je ne vais pas entrer dans les détails pour éviter de dire des conneries. Mais comme avec tous les films de Kubrick, du moins à partir de celui-là, on voit la patte particulière du réalisateur et ce talent, cette audace dans le cadrage (y'a des cadres qu'il est le seul à oser faire), dans la manière de filmer qui le caractérisaient. Sans parler de son sens très fin de l'ambiance, de la peur. Kubrick est un maître sur ce plan, et jamais je n'ai retrouvé la sensation de peur que j'ai pu avoir en regardant certains passages de Orange Mécanique, 2001 ou Full Metal Jacket.

Il est vraiment dommage qu'il soit mort aussi vite. Actuellement, même si on voit toujours des réalisateurs de talent, c'est très rare de voir un film qui puisse rivaliser en finesse avec un Kubrick. En particulier au niveau du jeu des acteurs. Il savait se débrouiller pour obtenir la performance parfaite, celle qu'il fallait, et c'est navrant de voir que d'autres réalisateurs assez doués en termes d'image (James Cameron par exemple) sont aussi loin de son niveau lorsqu'il s'agit d'obtenir et de monter un jeu aussi fin des acteurs.

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Mat
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Dim 9 Aoû 2009 - 19:59

Citation :
J'ai vu ce film en début de semaine et un énorme problème s'est posé à moi; que veut dire la fin? Parce que j'avoue qu'elle m'a laissé plus que perplexe.

Quand je dis "la fin" je veux parler de ce qui se déroule dès le moment où l'astronaute est pris dans ce flot de couleurs (informations?) jusqu'au générique.
à titre personnel, j'interprète ce tunnel, peut-être une sorte de tunnel hyperspatial ou interdimensionnel, comme le symbole de l'évolution Humaine sur le long terme, dans l'espace et dans sa propre spiritualité. C'est un peu, en mode (très) accéléré, la suite du voyage, parti de la Terre classique (même préhistorique) et qui s'achève dans l'extraordinaire, le surnaturel, le dépassement de tous les concepts. C'est à la fois le voyage de Dave, l'Humain, et de son vaisseau, qui lui incarne la science et a "porté" le dit Humain jusque là.
C'est un peu comme dire "voilà ce que feront les descendants de ces cosmonautes, ils dépasseront la science que nous connaissons par le biais de la science elle-même, et auront un nouveau regard sur l'univers". Belle manière de synthétiser et de symboliser l'esprit aussi complexe que paradoxal, entre réalisme et métaphysique, de la saga Space Odyssey. (il y a deux films, mais davantage de romans)

La scène du senior dans sa chambre, je la vois un peu comme un miroir inversé. C'est somme toute ce que Dave vient de quitter, et le contraire de ce vers quoi il va. Nous avons l'illustration d'une certaine banalité, voire médiocrité dans ce qui est finalement la simple représentation de notre quotidien en tant qu'individus biologiques si limités, si fragiles et si rapidement mortels. Boire, dormir, avoir mal aux genoux, s'ennuyer, chier... même Alexandre le Grand n'y échappe pas. Quant au décor un peu décalé et hors de tout de la chambre, je pense qu'il marque le côté intemporel de ce qu'il veut montrer, le caractère de présent éternellement renouvelé, de cette condition physique. On montre que c'est un exemple non pas réel mais général, qui sera encore valide longtemps. Peut-être Clarke et Kubrik espèrent-ils qu'à l'avenir, la conquête spatiale, non pas au sens que nous lui prêtons, mais selon celui qu'elle revêtera dans mille ans, cent mille ans, un million d'années, apportera d'une manière ou d'une autre aux femmes et aux hommes l'opportunité de s'élever nettement au dessus du carcan physiologique si vain qui est le nôtre : par l'espace (sous-entendu par ce qu'on y trouvera, ce qu'on y fera, et le temps qu'on y passera, plutôt que par le cosmos en lui-même) , par la science, et par l'esprit. On commence animaux, (la première séquence du film trouve son explication en résonnance avec la séquence finale) et l'on finit par entamer un voyage vers un ailleurs conceptuel, une sorte de plan d'existence supérieur. (pas forcément au sens super lumières et méga pouvoirs, fréquent dans les séries télé, mais plutôt au sens symbolique, ou alors avec une dose de rationnalité scientifique)

Quant au foetus, c'est bien évidemment l'image de la renaissance, du nouveau départ, (conséquence de la conquête spatiale sur l'Humain) mais aussi de l'avenir, du progrès, de l'évolution, ainsi que la représentation de l'état encore actuel de l'Humanité face à l'univers, ses mystères, ses habitants plus âgés, et son infinité de mondes.

D'un point de vue plus narratif, c'est une destinée d'un million d'années que Dave vit personnellement, en accéleré, car comme un ambassadeur de l'Humanité, il est le premier d'entre nous à avoir été à la rencontre des "êtres" du Monolithe. (qui ne doivent pas être réduits à "une race" comme il y en a 50 000 en SF, car ils sont, au plan de la seconde lecture, bien plus que cela. Avatars de la divinité, peut-être, ou alors de l'Univers lui-même, comme quelque chose de pratiquement animiste)


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rauz
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Dim 9 Aoû 2009 - 20:49

Ah tout de suite, c'est beaucoup plus clair, même si j'ai encore un peu de mal avec le symbolisme du foetus, ce qui devrait pourtantêtre la chose la plus à appréhender probablement.

Artheval, je suppose que le livre s'appelle (bêtement) 2001: L'Odyssée de l'Espace?

En tous cas, merci pour vos précieuses lumières, elles me permettant d'apprécier encore plus le film.

Qu'est-ce que vous pourriez me dire sur l'utilisation de la musique? Particlulièrement pour la valse de Strauss.
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Mat
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Dim 16 Aoû 2009 - 11:43

Citation :
Ah tout de suite, c'est beaucoup plus clair

__________________

En tous cas, merci pour vos précieuses lumières, elles me permettant d'apprécier encore plus le film.
à ton service, clin d'oeil mais après, c'est juste ce que moi, je crois comprendre.

Citation :
je suppose que le livre s'appelle (bêtement) 2001: L'Odyssée de l'Espace?
En effet!

Citation :
Qu'est-ce que vous pourriez me dire sur l'utilisation de la musique? Particlulièrement pour la valse de Strauss.
N'étant pas coutumier de musique classique, il se peut que je loupe un élément d'interprétation important du côté de l'historique de cette valse elle-même, mais dans le cadre du film, je pense pouvoir dire que l'on utilise l'image courante d'une musique classique étroitement liée, plus que la musique contemporaine dans la représentation collective, au domaine artistique, et donc à l'élévation intellectuelle. On le sait bien, "la musique classique, c'est un truc d'intello". La musique classique, c'est le son des hauteurs, quoi de mieux alors pour illustrer une Humanité qui, au sens propre, peut difficilement faire plus haut puisqu'elle arpente l'espace, et qui, au sens figuré, a su trouver le savoir, la technique, l'imagination, la patience et la discipline (aussi bien matérielle que mentale) pour arriver au point où elle en est.
Cette musique classique comme charge spirituelle et intellectuelle trouve également un répondant exacerbé dans le montage, qui l'oppose, à quelques secondes près, à nos simiens découvrant l'outil. Elle devient alors, en renforcement du satellite artificiel qui fend l'écran et l'orbite, le marqueur du temps écoulé et du chemin parcouru. D'une certaine manière, peut-être l'automate spatial illustre-il le progrès scientifique, tandis que la bande-son symbolise pour sa part le progrès intellectuel et spirituel. (savoir faire, capacité d'abstraction et de réflexion, mais aussi quête du beau, goût de l'harmonie)
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Barlbatrouk
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Ven 7 Jan 2011 - 16:22

Difficile de parler de ce film tant il m'a parut colossal lorsque je l'ai vu et offrant des réflexions presque infinis. La vision remontant à quelques années, cela ne facilite pas la chose. Math encore une fois j'aime bien ton analyse!

C'est vrai que la musique est vraiment utilisée parfaitement dans ce film. J'ai un peux de mal avec
Citation :
On le sait bien, "la musique classique, c'est un truc d'intello". La musique classique, c'est le son des hauteurs
que je trouve vraiment trop réducteur.

D'ailleurs juste au cas ou la musique d'ouverture est de Richard Strauss, l'ouverture (justement) de Ainsi parlait Zarathoustra. C'est inspiré d'un poème de Nietzsche du même nom ou Strauss à vu la la transition de l’homme de ses origines jusqu’au « surhomme ». Cela rejoins bien ta vision Math et va parfaitement dans le ton du film. Quelle meilleure musique donc pour ouvrir le film? Surtout qu'elle colle aussi incroyablement bien avec l'image, une vision de la Lune dévoilant la Terre plus loin lorsque la musique démarre véritablement. C'est diablement efficace et on ce demande déjà "qu'est ce que va me tomber dessus?".

Par conte la valse est de Johann Strauss fils (de Johann Strauss père) qui n'a aucun lien avec Richard à ma connaissance. Juste pour souligner que l'on a donc affaire à deux compositeur différent. Celle-ci s'appelle le Beau Danube bleu. En regardant sur wiki elle viendrai d'un texte écrit par un fonctionnaire de police regardant le fleuve à la lumière de nouveaux lampadaires installés. Le texte était apparemment si pathétique que la chorale aurait d'abord refusé de le chanté puis le publique de complètement l'ignorer. C'est lorsqu'il l'a rejouer quelques années plus tard sans la partie chanté qu'elle à fait un carton. Pour ce qui est du film, encore une fois la musique accompagne parfaitement, donnant l'impression que les cosmonautes "valse" dans l'espace.

Pour moi ce film est vraiment un des films de science-fiction à voire absolument. Un excellent film réalisé par un réalisateur extraordinaire.

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harsiesis
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Ven 7 Jan 2011 - 21:34

Mat Vador a écrit:

Citation :
Qu'est-ce que vous pourriez me dire sur l'utilisation de la musique? Particlulièrement pour la valse de Strauss.
N'étant pas coutumier de musique classique, il se peut que je loupe un élément d'interprétation important du côté de l'historique de cette valse elle-même, mais dans le cadre du film, je pense pouvoir dire que l'on utilise l'image courante d'une musique classique étroitement liée, plus que la musique contemporaine dans la représentation collective, au domaine artistique, et donc à l'élévation intellectuelle. On le sait bien, "la musique classique, c'est un truc d'intello". La musique classique, c'est le son des hauteurs, quoi de mieux alors pour illustrer une Humanité qui, au sens propre, peut difficilement faire plus haut puisqu'elle arpente l'espace, et qui, au sens figuré, a su trouver le savoir, la technique, l'imagination, la patience et la discipline (aussi bien matérielle que mentale) pour arriver au point où elle en est.
Cette musique classique comme charge spirituelle et intellectuelle trouve également un répondant exacerbé dans le montage, qui l'oppose, à quelques secondes près, à nos simiens découvrant l'outil. Elle devient alors, en renforcement du satellite artificiel qui fend l'écran et l'orbite, le marqueur du temps écoulé et du chemin parcouru. D'une certaine manière, peut-être l'automate spatial illustre-il le progrès scientifique, tandis que la bande-son symbolise pour sa part le progrès intellectuel et spirituel. (savoir faire, capacité d'abstraction et de réflexion, mais aussi quête du beau, goût de l'harmonie)

Pour tenter une autre interprétation mais qui n'exclut pas forcément la tienne, le côté répétitif de la valse représente peut-être également le cycle qui ne semble pas vraiment se finir et dans lequel l'humanité est entrée après l'introduction du film.
Sûr que la musique classique en elle-même est un des symboles les plus forts de l'intellect humain mais dans ce contexte je pense que la valse serait presque un symbole de stagnation. C'est peut-être pour marquer que l'on a pas encore atteint le stade du surhomme, dont le protagoniste n'est témoin que vers la fin, et encore ça c'est de l'interprétation de chacun ^^
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Zarquon
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Jeu 19 Mai 2011 - 21:23

2001, L’Odyssée de l’espace :
Je suis normalement très ouvert d’esprit, science-fictionnellement parlant bien entendu, pas dans la vie de tous les jours, faut pas rêver hi hi . Mais là, j’avoue que… non, juste non, ce n’est pas possible. Alors okay, c’est censé être un classique, un chef d’œuvre de Kubrick etc… Mais justement, est-ce un chef d’œuvre juste parce qu’il vient de Kubrick ou parce que Kubrick en a réellement fait un chef d’œuvre ?
Je n’en ai fichtrement aucune idée, et j’avoue que ça ne me turlupinera pas très longtemps. Néanmoins, je trouve qu’il est important de partager mon ressenti, et voir si cela peut changer ma vision du film, bien que j’en doute fort.

2001, L’Odyssée de l’ennui :

Tout d’abord, ce film est long, incroyablement long, beaucoup trop long. En fait il ne fait qu’un peu plus de deux heures, mais après une bonne demi-heure, j’ai commencé à me demander si je n’étais pas tombé dans une faille temporelle qui dilatait les intervalles de temps. Malheureusement non, c’était bel et bien le film.
Les paysages, les singes, la vie de l’homme dans l’espace. Bien. Mais honnêtement, on est obligé de passer une heure entière là-dessus ? Rien n’est moins sûr. Les scènes sont trop longues et auraient largement pu être raccourcies.
J’arrête tout de suite ceux qui veulent contrattaquer avec la musique classique : j’adore la musique classique, source de détente. Et j’ai beaucoup aimé Le Beau Danube Bleu. Une fois c’est bien, deux fois, okay, trois fois, allez vous chercher un autre compositeur.
La musique caractéristique de 2001, dont j’ai oublié le nom, rajoute elle aussi une certaine dimension aux scènes et les rend presque palpitantes. Presque.
Le monolithe, okay, ça partait bien, d’une bonne idée. Mais celle-ci me parait complètement sous-utilisée, comme s’il s’agissait d’une option sur une voiture.
Viennent alors les aventures de nos deux astronautes. Idem, les scènes sont beaucoup trop longues. Voir pendant cinq minutes un mec respirer dans son casque… merci mais, non merci. Heureusement, un personnage vient redonner un peu de peps à cette aventure.

2001, L’Odyssée de HAL 9000 :
Ahh mon bon HAL 9000. Ca c’est un personnage intéressant, bien développé, et qui a une part d’utilité. On a ici une machine déchirée par ses ordres et son éthique, et qui outrepasse ses droits pour le bien de la mission. Malheureusement, il ne peut porter le film à lui tout seul.

2001, L’Odyssée de l’incompréhension :
Les réflexions métaphysiques cachées dans des délires paranormaux ne sont pas mon fort. Enfin, pas toujours. Pas pour ce film en tout cas. La fin me laisse… comment dire, perplexe. Défiant toute logique, et, encore une fois, longuet. Montrer pendant cinq bonnes minutes (j’ai du accélérer) des couleurs se mouvoir devant le noir profond de l’espace, une fois de plus, non merci. Et tout ça pour atterrir dans une salle avec un homme, un vieux, et finir avec un embryon… D’accord, là, il m’a complètement perdu. J’ai lu vos interprétations, mais franchement, je ne dis pas que c’est faux ou quoi que ce soit, je dis juste que Kubrick est parti chercher loin, vraiment loin, et pour pas grand-chose.

D’où ma profonde déception à l’égard de ce film. Je n’ai pas parlé des effets spéciaux, car je considère qu’ils sont convenables pour l’époque et ne m’ont dérangé en aucune façon.

Pour conclure je dirais juste que, c’est dommage.
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Rangil
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Sam 11 Juin 2011 - 13:13

Je pense que la longueur de ce film est un débat sans fin. Sans aucun doute, beaucoup de plans sont longs, trop longs, et le spectateur aurait très bien compris en quelques secondes des plans qui durent plusieurs minutes (je pense à l'atterrissage de la navette sur la lune, par exemple !)

Maintenant, est-ce que le film aurait pu dire la même chose si tous les plans un peu longuet avaient été raccourcis ? Franchement, je ne pense pas. Certains plans ont beau être assez vides et très longs (par exemple la scène où on entend pendant trois minutes l'astronaute respirer dans l'espace), s'ils avaient été raccourcis, je ne crois pas que leur portée symbolique aurait été suffisamment accentuée : pour cette scène justement, il est intéressant de voir comment l'homme se retrouve dans l'espace comme un poisson hors de l'eau, ce qui s'inscrit dans la thématique générale de la régression de l'homme dans l'espace (presque incapable de marcher, nécessitant une assistance pour faire pipi, mangeant de la bouillie comme un bébé, etc.). Sans compter que cela participe à la mise en relief de l'inadéquation de l'homme par rapport à la machine, qui elle évolue parfaitement dans l'espace et n'a pas besoin de respirer.

Oui, le film est long, et ça ne m'étonnerait pas que Kubrick se soit amusé à tourner dans cette optique "documentaire dans l'espace", mais ce rythme unique sert parfaitement le propos du film, suscitant une atmosphère non pas hostile, mais totalement indifférente, et ce à une échelle, je pense, jamais égalée. Tout est vide, vain, dangereux non par animosité, mais au contraire par une froideur, une apathie exacerbées. Même le grand ennemi du film, HAL, est resté gravé dans les mémoires par sa voix posée en toute circonstance, y compris quand il lance des menaces de mort ou exprime sa peur profonde face à la mort.

C'est étrange je trouve qu'en littérature, on soit habitué à des rythmes parfois très lents, mais beaucoup moins au cinéma. Finalement, peu de gens qui se lance sérieusement (je ne parle pas d'élèves qui font ça contraints par leur prof) dans Madame Bovary vont se plaindre du manque d'action du livre, du temps passé à décrire les paysages et les objets, parce qu'on sait que chaque description ne quitte jamais les grands thèmes du livre. En revanche, avec 2001, ça coince beaucoup plus facilement, alors qu'il est tout de même plus court à voir que Madame Bovary à lire.
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Jeu 25 Aoû 2011 - 20:51

Citation :
Maintenant, est-ce que le film aurait pu dire la même chose si tous les plans un peu longuet avaient été raccourcis ? Franchement, je ne pense pas.

C'est ce que j'avais essayer d'expliquer à mon père lors d'un débat qui avait débuté sur Avatar. Je lui expliquais que je préférai nettement voir un film qui en montre peu ou qui semble "long" plutôt qu'un film qui en montre beaucoup mais ne dit finalement pas grand chose. Je rejoins ton analyse Rangil, la lenteur de ce film fait sa force, pour ce que tu dis, pour montrer la solitude dans l'espace, la lenteur et la monotonie des voyages spatiaux accentuée par la musique de manière magnifique. Cela correspond plus à l'idée que je me fais de ces voyages et détache complètement de pleins d'autres films ou il suffit d'appuyer sur un bouton pour ce retrouver à l'autre bout de l'univers.
Et d'accord les plans sont long mais diable qu'ils sont beaux et signifient quelque chose!

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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Sam 27 Aoû 2011 - 10:38

Cet film est probablement le film que je préfère dans toute la SF.
Je l'ai vu 50 fois et ne l'ai enfin compris(ou cru comprendre) lorsque j'en ai discuté avec une amie,sans avoir le film sous les yeux.
De plus,mon goût pour la belle musique fait que j'aprécie énormément les musiques qui sont juste superbes.
Pour ce qui est de interprétation ,j ai quelques idées:
Le passage colore M a évoque le passage en hyperespace qui ,en tout cas sur le plan théorique,déforme le temps et l espace,d' ou cette vision psychédélique qui est en fait la distortion du spectre lumineux.
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Mar 30 Aoû 2011 - 20:47

Dans la mesure où ni Kubrick (là j'en suis à peu près sûr) ni Clarke (à vérifier) n'ont jamais donné de Réponse (totale, définitive) proprement dite à propos de ce film/livre, je doute qu'il y ait à "le comprendre", Antoineroch; disons plutôt qu'on peut en comprendre quelque chose en restant localisé dans un certain intervalle crédible et probable, fait de notions, d'hypothèses et d'assertions.
Encore que, de mémoire, le livre doit donner davantage de détails formels sur le scénario, que le fait le film. Ce qui n'empêche pas de les réinterpréter dans une perspective plus poétique.

Citation :
Le passage colore M a évoque le passage en hyperespace qui ,en tout cas sur le plan théorique,déforme le temps et l espace,d' ou cette vision psychédélique qui est en fait la distortion du spectre lumineux.
Selon le livre, c'est même sûr, le tunnel est un moyen de transport interstellaire tendant vers la téléportation. C'est surtout ce qui est signifié, symbolisé, par les différents éléments de cette séquence (où le "vortex" n'est qu'un élément parmi d'autres) , qui reste relativement mystérieux.

@ Harsiesis : j'aime beaucoup ton point de vue ;-)

Citation :
Tout d’abord, ce film est long, incroyablement long, beaucoup trop long. En fait il ne fait qu’un peu plus de deux heures, mais après une bonne demi-heure, j’ai commencé à me demander si je n’étais pas tombé dans une faille temporelle qui dilatait les intervalles de temps. Malheureusement non, c’était bel et bien le film.
Les paysages, les singes, la vie de l’homme dans l’espace. Bien. Mais honnêtement, on est obligé de passer une heure entière là-dessus ? Rien n’est moins sûr. Les scènes sont trop longues et auraient largement pu être raccourcies.
Je doute qu'il y ait une réponse objective à partager là-dessus. Lent? Trop lent? Je trouve 2001 lent, et ça ne me dérange aucunement, pas plus que la lenteur m'ennuie dans Solaris, Babylon 5 ou d'autres oeuvres. Dans la façon qu'on a de recevoir personnellement l'intégralité des paramètres d'un film donné, il y a des affects qui se sont construits il y a longtemps, et dont le détail de la maturation n'est généralement pas accessible à la mémoire et à la conscience. J'entend qu'on trouve 2001 trop lent, et je perçois effectivement la lenteur en question, mais j'imagine qu'il n'est ni légitime ni illégitime de trouver que cette lenteur gène ou pas.

Me concernant, je trouve que ce côté "long" sied bien au sentiment d'éternité et de nature qu'exprime le film. Le temps est là, il est immuable en amont comme en aval (même si relatif) , il n’appartient pas à l'Humain...

De plus, il faut remettre le film dans son contexte : hormis quelques films s'attachant uniquement au sujet, alors théorique, du premier alunissage (Clarke et Kubrick posent l'action déjà plusieurs jalons après ce stade) , 2001 est le premier film de conquête spatiale si rigoureux physiquement et techniquement, et ce point est une volonté artistique en tant que telle. Mettre l'accent sur le silence et la lenteur de ce domaine, sa monotonie même, est logique dans ce sens.

Citation :
Et j’ai beaucoup aimé Le Beau Danube Bleu. Une fois c’est bien, deux fois, okay, trois fois, allez vous chercher un autre compositeur.
Au nom de? Tout dépend de l’intention. En fonction de cette dernière, et si comme je le soupçonne ici, il n'est pas uniquement question d'une ambiance stimulante et divertissante, couper la bande-son avec un autre thème pourrait tout aussi bien neutraliser l'idée maîtresse.

Citation :
Le monolithe, okay, ça partait bien, d’une bonne idée. Mais celle-ci me parait complètement sous-utilisée, comme s’il s’agissait d’une option sur une voiture.
En ajoutant quoi? Des fonctions gadget, pour que le monolithe perde son ambiguïté et tombe à coup sûr dans le champ des Anciens anthropomorphiques en toge blanche? Ce traitement du monolithe, laissant sa question ouverte sur le croisement entre différents domaines et points de vue, contribue à forger ce point d'interrogation final dont l’écho ne s'éteint jamais.

Citation :
Défiant toute logique,
Les évènements "extraterrestres" du film ne sont pas censés servir platement le confort de la logique humaine (et je ne parle pas de cohérence basique comme on en parle souvent à propos de SGA ou des derniers blockbusters) , si on considère qu'effectivement le film évoque la part réelle de l'Homme dans l'Univers, et les possibilités inconnues de la physique. En proposant des réponses, le film ne ferait que se rendre vulnérable au passage du temps, aux carcans de son époque. Le livre, qui met en mots certaines idées précises au lieu de garder le silence, contient quelques lignes déjà un peu "new age" aujourd'hui.

Citation :
je dis juste que Kubrick est parti chercher loin, vraiment loin, et pour pas grand-chose.
Essayer de monter un "spectacle" se rapportant simultanément au temps, à la vie, à la conscience, à la cosmologie... pas grand chose? A l'inverse, je dirais que 2001 s'attaque (indépendamment de sa réussite ou pas) au Graal de la branche "spatiale" de la SF. D'où un statut culturel amplement mérité à mon sens (puisque pour moi il y réussit effectivement) .

Citation :
Je n’ai pas parlé des effets spéciaux, car je considère qu’ils sont convenables pour l’époque
Là, en revanche, on quitte le subjectif, et c'est une considération assez discutable. clin d'oeil Le visuel de 2001 ne peut pas être juste "convenable pour son époque" puisqu'il est, de fait, précurseur pour son époque. Le visuel du film ne se contente pas de dépasser le visuel de ses prédecesseurs (normal) et de ses contemporains -long-métrages, séries TV- (déjà plus remarquable) . La majorité des visuels des créations lambda qui suivront Space Odyssey, jusque de nombreuses années après, seront de qualité moindre. Jusque plus de quinze ans après, les visuels des mastodontes de la génération suivante (La guerre des étoiles, Silent Running, Alien, Star Trek : The Motion Picture, L'empire contre-attaque) réussiront à faire aussi bien, sans faire mieux.

Citation :
Je pense que la longueur de ce film est un débat sans fin. Sans aucun doute, beaucoup de plans sont longs, trop longs,
Long, à la limite. Mais trop long, on peut en douter indéfiniment puisque la question n'existe pas réellement objectivement. Trop long pour qui, par rapport à quoi, au nom de?




Dernière édition par Mat le Dim 11 Sep 2011 - 14:34, édité 2 fois
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Zarquon
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Mar 30 Aoû 2011 - 21:56

Si tous les points qui m'ont dérangé dans ce film ne sont pas justifiables, qu'est-ce qui fait alors que je n'ai pas du tout été sensible à son message, à sa dimension, voire au film tout court?

Commençons par la lenteur. La lenteur de ce film m'a dérangé. Sauf que c'est dans ce film, spécialement, et pas dans un autre. J'ai trouvé la lenteur inutile, ici. S'il y avait un message caché, une raison à cette lenteur, je ne l'ai pas vu, et même en me triturant la tête, ça ne m'inspire rien.

Mat a écrit:
Me concernant, je trouve que ce côté "long" sied bien au sentiment d'éternité et de nature qu'exprime le film. Le temps est là, il est immuable en amont comme en aval (même si relatif) , il n’appartient pas à l'Humain...

Soit. Je n'ai pas vu ça dans 2001. Pour la simple et bonne raison que je n'ai rien vu dans ce film qui m'ait donné matière à réflexion.

Mat a écrit:
Zarquon a écrit:
Et j’ai beaucoup aimé Le Beau Danube Bleu. Une fois c’est bien, deux fois, okay, trois fois, allez vous chercher un autre compositeur.
Au nom de? Tout dépend de l’intention. En fonction de cette dernière, et si comme je le soupçonne ici, il n'est pas uniquement question d'une ambiance stimulante et divertissante, couper la bande-son avec un autre thème pourrait tout aussi bien neutraliser l'idée maîtresse.

De la même manière, même si j'apprécie énormément Le Beau Danube Bleu, je n'ai trouvé aucune utilité à sa répétition. Si intention de Kubrick il y a, je n'y ai pas été sensible, comme à peu près pour tout le reste.


Citation :
En ajoutant quoi? Des fonctions gadget, pour que le monolithe perde son ambiguïté et tombe à coup sûr dans le champ des Anciens anthropomorphiques en toge blanche? Ce traitement du monolithe, laissant sa question ouverte sur le croisement entre différents domaines et points de vue, contribue à forger ce point d'interrogation final dont l’écho ne s'éteint jamais.

C'est bien là le problème. Ce monolithe ne m'a laissé aucune interrogation. Juste une perplexité quant à son utilisation, son but, pour au final déboucher très rapidement sur une impasse.


Citation :
Essayer de monter un "spectacle" se rapportant simultanément au temps, à la vie, à la conscience, à la cosmologie... pas grand chose? A l'inverse, je dirais que 2001 s'attaque (indépendamment de sa réussite ou pas) au Graal de la branche "spatiale" de la SF. D'où un statut culturel amplement mérité à mon sens (puisque pour moi il y réussit effectivement) .

Je commence à me répéter, mais tant pis. De même, tout le voyage que nous fait traversé le film, s'il à un rapport au temps, à la vie, la conscience, la cosmologie, etc... Eh bien ça m'est passé complètement au dessus de la tête.
Je l'avoue volontiers. Rien dans ce film ne m'a laissé matière à réflexion, je l'ai déjà dit.

Citation :
Là, en revanche, on quitte le subjectif, et c'est une considération assez discutable. clin d'oeil Le visuel de 2001 ne peut pas être juste "convenable pour son époque" puisqu'il est, de fait, précurseur pour son époque. Le visuel du film ne se contente pas de dépasser le visuel de ses prédecesseurs (normal) et de ses contemporains -long-métrages, séries TV- (déjà plus remarquable) . La majorité des visuels des créations lambda qui suivront Space Odyssey, jusque de nombreuses années après, seront de qualité moindre. Jusque plus de quinze ans après, les visuels des mastodontes de la génération suivante (La guerre des étoiles, Silent Running, Alien, Star Trek : The Motion Picture, L'empire contre-attaque) réussiront à faire aussi bien, sans faire mieux.

Je ne critiquais pas en négatif les effets spéciaux, et essayais au contraire de signifier qu'ils ne m'avaient en aucune façon gêné par rapport à ce qu'ont fait aujourd'hui, vu ce qui se faisait à l'époque.
Visiblement, je sais très mal m'expliquer et arrive à faire passer pour une critique négative ce qui était au départ une critique globalement positive. J'en suis navré.

Citation :
Long, à la limite. Mais trop long, on peut en douter indéfiniment puisque la question n'existe pas réellement objectivement. Trop long pour qui, par rapport à quoi, au nom de?

En tout cas une chose est sure, ce film était trop long pour moi.

Quoiqu'il en soit, je vais commencer dès maintenant à me faire à l'idée que même si ce film fut une de mes plus grosses déception, rien ne la justifie véritablement. ^^
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Mat
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Ven 2 Sep 2011 - 23:37

Citation :
Si tous les points qui m'ont dérangé dans ce film ne sont pas justifiables, qu'est-ce qui fait alors que je n'ai pas du tout été sensible à son message, à sa dimension, voire au film tout court?
Je n'en ai aucune idée, on ne pense jamais que dans sa propre tête... chaque film est reçu par la personne comme une avalanche de qualias que nous traitons tous différemment en fonction de nos sensibilités, associations d'idées, souvenirs, héritages, prédispositions, principes, prises d'habitude... une vaste part de leurs interactions et origines est inaccessible à notre entendement. Encore heureux, d'ailleurs, que les coups de coeur et insatisfactions artistiques de chacun ne puissent se décomposer en pourcentages bien identifiés et expliqués.

Citation :
Je commence à me répéter, mais tant pis. De même, tout le voyage que nous fait traversé le film, s'il à un rapport au temps, à la vie, la conscience, la cosmologie, etc... Eh bien ça m'est passé complètement au dessus de la tête.
Je l'avoue volontiers. Rien dans ce film ne m'a laissé matière à réflexion, je l'ai déjà dit.
Disons que si l'on part du principe que la séquence des primates, la séquence finale, le choix de style visuel/son/montage, l'intrigue avec Hal... ne sont pas purement aléatoires mais sont là parce qu'elles se sont naturellement présentées au cours de l'élaboration du scénario, ce sont les thèmes qu'elles évoquent le plus naturellement en règle générale.

Citation :
Je ne critiquais pas en négatif les effets spéciaux, et essayais au contraire de signifier qu'ils ne m'avaient en aucune façon gêné par rapport à ce qu'ont fait aujourd'hui, vu ce qui se faisait à l'époque.
Visiblement, je sais très mal m'expliquer et arrive à faire passer pour une critique négative ce qui était au départ une critique globalement positive. J'en suis navré.
Disons que si on s'arrête aux seuls mots, "convenable pour l'époque" renvoie à une idée de passable, normal, commun, qui s'accorde peu avec un visuel de film qui, non content de révolutionner l'art comme la technique sur le moment, ne s'est, en plus, pas réellement laissé dépasser avant... peut-être bien Le retour du jedi, 25 ans après.

C'est le soucis des formules découlant du modèle "je ne te hais point"... son sens plutôt positif peut ne pas apparaître très spontanément. clin d'oeil






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Ian-Chesterton
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Sam 31 Mar 2012 - 23:54

Un film qui m'a singulièrement dérouté la première fois que je l'ai vu : pourtant j'avais lu le roman d'Arthur C Clarke... Mais la perspective des deux œuvres est si radicalement différente que ça m'avait plus perdu qu'autre chose.
Donc je regarde régulièrement ce film essayant à chaque fois de me fabriquer de nouveaux repères.
Voici les clés que je crois avoir saisi.
-1ere clé: le thème inaugural (et final) musical : ainsi parlait Zarathoustra. Ce n'est pas un hasard : Strauss a composé cette musique en référence au poème de Nietzsche du même nom : il y est surtout question du surhomme et du dépassement de sa condition. Nous y voilà : l'animal se hisse à l'homme (ou plutôt est hissé par des êtres supérieurs), et à son tour l'homme doit être dépassé si l'on ne veut que tout soit détruit. Notons que le surhomme nietzschéen se découvre dans sa fréquentation régulière des animaux qui lui permettent de s’éloigner des hommes, un peu comme notre homme singe du début du film, qui devra des millions d'années plus tard revenir à la source de son ascension pour dépasser l'humain.
-2e clé : les valses de Vienne de l'autre Strass : symbole de danse, d'insouciance : la valse qui ni vue ni connue brise les tabous de Vienne : bref dans l'espace l'homme se libère de ses chaînes et peut se laisser aller à une douce ivresse pétillante comme des bulles de champagne. Il faut aller dans l'espace pour trouver la liberté.
-3e clé : Hal l'ordinateur. Kubrick se sert de toutes les théories de l'information disponible à la fin des années 60 : Turing, Weaver, Shannon se donnent rendez-vous pour cette interface que l'on peut prendre pour un être humain. Hal est le parfait homme-machine qui nous permet de comprendre les mécanismes cachés de l'être humain : on a besoin de cet homme créé par l'homme, pour comprendre les rouages de nos techniques d'apprentissage, d'autant que Hal est atteint d'Alzheimer au travers des manipulations de Dave, l'oubli ne laissant subsister que ses souvenirs les plus anciens avant la mort. Il symbolise là encore cette humanité vieillissante que l'on doit vite dépasser, l"homme créé par l"homme, et détruit par celui-ci avant que l’inverse ne se réalise devant céder la place au nouveau surhomme que créeront les inconnus.
-4e clé : On a des vues après le voyage de Dave de différents âges du cosmonaute : le dernier plan nous le présente comme un vieillard: c'est l'état de l'humanité, heureusement les inconnus se chargent de le changer, et la vieille espèce cède la place au surhomme à l'état de fœtus et devant apporter la lumière sur terre. Je reviendrai encore là dessus après nouveau visionnage.
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Mer 16 Sep 2015 - 11:09

Plus de 4 ans ont passé depuis que j'ai visionné ce film pour la première fois. Et je ne sais pas si c'est une question de maturité, de réflexion personnelle ou parce que j'ai eu le temps d'approfondir mes connaissances en science-fiction, mais depuis quelque temps, j'avais envie de le revoir. Et hier, j'ai finalement franchi le pas.

Et j'ai bien fait.

Je pense avoir, sincèrement, été plus touché par ce film aujourd'hui. Ce film m'est apparu comme un long voyage, à travers le temps et l'espace. Le voyage de l'Homme face à l'inconnu. Une quête.

La longueur du film ne m'a, cette fois, pas du tout gêné, et c'est à peine si je l'ai remarquée.

Contrairement à la première fois, ce fut pour moi un plaisir de réentendre Le beau Danube bleu, s'alliant parfaitement avec la valse des machines spatiales... Ainsi parlait Zarathoustra est également parfaitement utilisée, et répétée lors des différents étapes, malgré tout similaires, par lesquelles passe l'Homme.
Un petit reproche, néanmoins, sur la musique : je trouve qu'elle n'est pas assez présente, notamment dans la seconde moitié du film, ou celle-ci disparait presque complètement. Certains diront peut être que cela permet de rajouter de l'intensité à la scène ou quelque chose comme ça. Personnellement, je pense qu'une musique bien choisi peut elle aussi parfaire une scène.

Le film n'est pas exempt de petits défauts, mais rien qui n'ait pu m'empêcher de l'apprécier.

Je suis, cependant, encore passé à travers une chose : la fin. Celle-ci me laissera, je pense, toujours pantois.
Spoiler Interstellar:
 
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Jack Mckay
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MessageSujet: Re: 2001, L'Odyssée de l'Espace   Jeu 11 Aoû 2016 - 12:08

Avis aux amateurs: Arte diffusera "2001: L'Odyssée de l'Espace" le lundi 15 août à 20h55. very happy
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